ROMYLe bruit de la porte qui se verrouille aurait dû être le signal de la fin. Le prédateur a pris ce qu'il voulait, il a marqué son territoire, et maintenant, il rentre dans son antre pour surveiller ses graphiques.Mais je ne peux pas rester allongée. Rester dans cette position, c’est accepter d’être le réceptacle passif qu’il a décrit. C'est valider sa théorie sur la "nidation optimale". Chaque seconde passée sur ce dos, les jambes lourdes, est une insulte à mon humanité.Je me lève. Mes jambes flageolent, une traînée de chaleur coule le long de ma cuisse, son empreinte, son mépris, mais je m'en moque. Je me dirige vers la fenêtre, j'ai besoin d'air, j'ai besoin de sentir que mes muscles m'obéissent encore. Je commence à faire les cent pas dans la chambre, ignorant la douleur sourde dans mon bas-ventre.Une lionne en cage, avait-il dit. Eh bien, soit. Je serai une lionne.Soudain, un bruit de pas précipités résonne dans le couloir. Ce n'est pas la marche calme et calculée de Judit
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