NIQUEJe vais bien pendant la journée, mais au moment du coucher, j’ai peur.L’obscurité, ce fléau porteur de tristesse, et moi, masochiste que je suis, chaque nuit je fais ce que je jure de ne plus jamais faire. Je mets mes écouteurs et je pleure en silence dans le noir, en écoutant I Will Always Love You de Whitney Houston. Je nous imagine, seuls, dans la chambre d’hôtel, dansant, et lui me regardant avec ce sourire. L’amour entre nous.Pourquoi est-ce que je me fais ça ? Je ne sais pas. Mais j’ai l’impression que je dois le laisser sortir, parce que comment peut-on être aussi brisée à l’intérieur si on ne peut le montrer à personne ?Je fais semblant d’aller bien. Je ne prononce pas son nom, je ne demande rien de lui, je ne pleure pas, et je ne l’admets jamais, mais même après quatre semaines, j’ai l’impression d’aller de pire en pire, pas mieux.J’entends Raquel terminer son appel avec Damien, comme pour ajouter du sel à ma plaie déjà ouverte : lui et elle filent le parfait a
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