Chapitre 57 Ludovica Je ne dors pas, cette nuit-là. Allongée sur le lit à baldaquin, les yeux fixés au plafond, je tourne et retourne la proposition de Don Valenti dans ma tête comme une pierre lisse qu’on ne peut pas lâcher. La liberté. Des papiers. Une nouvelle identité. La mer, ailleurs, une vie sans murs, sans verrous, sans Drago. Le mot résonne en moi, doux et amer. La liberté. Je l’ai désirée si fort, pendant les premiers jours de mon enfermement. Je la désirais comme on désire de l’air quand on se noie, comme on désire la lumière quand on est plongé dans un cachot. J’aurais donné n’importe quoi pour fuir cette villa, ces domestiques muets, ces couloirs interminables, et surtout, surtout, cet homme aux yeux n
Terakhir Diperbarui : 2026-05-23 Baca selengkapnya