Chapitre 84 Drago Je l’observe depuis la fenêtre de mon bureau. La lumière de l’après-midi est douce, dorée, presque liquide. Elle coule sur le jardin, sur les cyprès, sur la mer au loin, et elle baigne la roseraie d’une clarté presque irréelle. Les nuages sont rares, légers, striés comme des plumes, et le ciel est d’un bleu très pâle, lavé, presque blanc à l’horizon. Les roses pourpres, blanches, jaunes, se balancent doucement sous la brise marine. Leurs pétales, par endroits, se détachent pour tournoyer dans l’air, portés par le vent, avant de se poser sur l’herbe, sur les dalles de pierre, sur le bord du bassin où l’eau clapote. Parfois, un pétale atterrit sur sa palette ou dans ses cheveux, et elle ne s’en aperçoit
Última atualização : 2026-06-04 Ler mais