Maëva secoue la tête, frénétiquement, comme si elle refusait d'accepter ce qu'elle entend. Ses cheveux fades volètent autour de son visage, ses mains tremblent sur le sol de pierre.— Tu mens. Tu mens, tu mens, tu mens. La corruption, c'est ma force. La folie, c'est ma puissance. La solitude, c'est mon choix. Sans elles, je ne suis rien. Sans elles, je ne suis personne.— Alors regardez dans votre cœur. Regardez ce qui reste. La haine est-elle toujours là ? La rage ? Le désir de détruire ?Elle ferme les yeux. Son visage se crispe, comme si elle cherchait quelque chose en elle – quelque chose qu'elle ne trouve pas, ou quelque chose qu'elle trouve et qu'elle refuse d'accepter. Ses lèvres tremblent, ses narines palpitent, ses doigts griffent la pierre.— C'est vide, murmure-t-elle enfin. Tout est vide. Il n'y a plus rien.— Ce n'est pas vide. C'est calme. Pour la première fois depuis des millénaires, votre esprit est en paix. Vous ne re
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