Chapitre 127 Aelys La chambre d'hôpital est blanche, trop blanche, comme un écran de lumière, comme un vide, comme une absence. Les néons au plafond projettent une lueur froide, impitoyable, qui éclaire les murs, le sol, le lit, le visage de Ryuu endormi, ses paupières closes, ses cils noirs frémissant à peine, son souffle léger, régulier, presque apaisé. Les machines à côté du lit bipent, sifflent, ronronnent, des courbes vertes sur des écrans noirs, des chiffres rouges qui dansent, qui s'immobilisent, qui dansent. Je suis assise à son chevet, ma main sur la sienne, mes doigts entrelacés aux siens, ma tête penchée, mes yeux fixés sur son visage, sur ses traits détendus, sur la cicatrice sur sa tempe, fine, blanche, presque invisible. Il a perdu du sang, il a eu peur, il a failli
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