Chapitre 108AelysSoren est malade.Ça a commencé en fin d'après-midi, une toux sèche, légère, presque anodine, un bruit de bois qui se fend, de glace qui craque. Puis la fièvre est montée, rapide, brutale, inexorable. Ses joues sont devenues rouges, ses yeux brillants, son souffle court, sifflant, comme un petit animal blessé, comme un oiseau tombé du nid. Il pleurait, des pleurs faibles, obstinés, qui ne s'arrêtaient pas, qui déchiraient le silence du chalet, qui résonnaient contre les murs de bois, contre les poutres, contre nos cœurs, comme un glas, comme un appel, comme une prière.Ryuu l'a pris dans ses bras. Il l'a porté dans la chambre, ses pas rapides, saccadés, ses bras qui serraient l'enfant contre sa poitrine, qui le protégeait, qui le réchauffait. Il l'a posé sur le lit, a retiré sa petite chemise, a posé sa main sur son front. Ses doigts ont touché la peau brûlante. Il a regardé ses doigts. Il a serré les mâchoires. Ses yeux se sont assombris.— Il a de la fièvre, a-t-i
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