Chapitre 80AelysLa librairie est au bout de la rue principale, là où la mer semble plus proche, là où le vent est plus fort, là où les mouettes crient plus fort, leurs voix aiguës, déchirantes, se mêlent au bruit des vagues. La devanture est bleu clair, une peinture fraîche, appliquée récemment, qui brille au soleil. Les lettres sont blanches, dessinées à la main, avec soin, avec élégance. L’enseigne en bois sculpté, suspendue au-dessus de la porte, se balance doucement au vent : « La Marée ». Les lettres sont gravées, peintes en bleu foncé, le bois est ciré, luisant.Les vitrines sont grandes, hautes, divisées en carreaux. Derrière le verre, des livres sont disposés. Des romans, des poésies, des essais. Des piles alignées, des couvertures colorées, des pages jaunies. Des affiches annoncent des dédicaces, des clubs de lecture, des événements. Une plante verte, un ficus, est posée sur un socle, ses feuilles larges, brillantes, découpées.Je pousse la porte. Une clochette tinte. Un br
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