Chapitre 106 Selene La douleur est une vague qui me submerge, me soulève, me brise. Les guérisseuses s'activent autour de moi, leurs mains expertes, leurs voix calmes qui me guident, qui m'encouragent, qui me rappellent de respirer. Kael est là, agenouillé près du lit, ma main broyée dans la sienne, son visage pâle, ses yeux gris emplis d'une angoisse qu'il ne cache plus. Il n'a pas quitté la chambre depuis des heures, il n'a pas dormi, il n'a pas mangé, il n'a fait que veiller sur moi, prier, espérer. — Tu peux le faire, Selene. Tu es la femme la plus forte que je connaisse. Respire, je t'en supplie, respire. Sa voix tremble, et cette vulnérabilité me donne une force nouvelle. Je serre les dents, je pousse, et la douleur explose, m'arrache un cri, puis un autre, et soudain, un son nouveau emplit la pièce.
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