— Tu crois que c’est facile pour moi ? reprit-il d’une voix plus basse, plus rauque. Tu crois que je prends plaisir à te voir enfermée ici, à te voir souffrir, à te voir avoir peur ? Je ne dors plus, Lyra. Je passe mes nuits devant ta porte, à écouter si tu respires, à guetter les bruits, à m’assurer que personne n’approche. Je t’ai suivie dans la forêt parce que j’ai senti ton odeur et que j’ai cru que j’allais devenir fou. Et ce matin, quand je t’ai vue descendre par cette fenêtre, j’ai failli me transformer sur place tellement j’ai eu peur.Il s’arrêta, le souffle court, les yeux fixés sur elle. Il tremblait. Comme la veille, dans le petit salon, quand ses griffes étaient sorties et qu’il l’avait serrée contre lui. La même rage contenue. La même terreur dévorante. Le même combat intérieur contre quelque chose qui le dépassait.— Tu ne comprends pas, reprit-il plus doucement. Si tu pars, tu meurs. Et si tu meurs, je…Il n’acheva pas sa phrase. Il détourna le regard, les mâchoires cr
Read more