Chapitre 90 Aélyra Je m'éclipse par la porte-fenêtre de l'auberge, je pose mes mains sur la balustrade de pierre, et je respire, je respire enfin, comme si je venais de retenir mon souffle pendant des heures, pendant des jours, pendant sept années entières. La forêt s'étend devant moi, immense et silencieuse, un océan de feuillages qui ondule doucement sous la brise du soir, et le soleil couchant teinte les arbres de couleurs chaudes, orange, pourpre, ambre, comme un incendie paisible qui consumerait le monde sans le détruire. L'air sent la mousse et le bois humide, la terre et les feuilles mortes, et cette odeur, cette odeur simple et sauvage, m'apaise, me recentre, me ramène à l'essentiel. Je repense aux sept dernières années, à tout ce que j'ai sacrifié, à tout ce que j'ai caché, &a
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