Chapitre 96AdrianLe oui d'Elara résonne encore dans l'atelier, et je reste une seconde immobile, agenouillé devant elle, comme si je n'arrivais pas à croire ce que je viens d'entendre, comme si j'avais rêvé ce moment tant de fois que la réalité me semblait irréelle. Son sourire, ses yeux brillants de larmes, sa main qui tremble légèrement dans la mienne, tout cela est vrai, terriblement vrai, et je sens mon cœur gonfler dans ma poitrine, prêt à exploser de joie. Je me lève, je la prends dans mes bras, je la soulève du sol avec une force que je ne me connaissais pas, et je la fais tourner, tourner, tourner au milieu de l'atelier, entre les pots de pigments et les pinceaux, entre les toiles inachevées et les statues silencieuses.Elle rit, elle rit aux éclats, et ce rire est la plus belle musique que j'aie jamais entendue, plus belle que toutes les symphonies, plus belle que tous les opéras, plus belle que le silence de la nuit sur Manhattan. C'est un rire qui vient du ventre, un rire
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