Chapitre 151ÉpilogueAdrianLes années ont passé, encore, comme des feuilles emportées par le vent d'automne, comme des rivières qui coulent vers la mer, et nous sommes toujours là, Elara et moi, assis sur la terrasse de notre maison de Brooklyn, sous le vieil érable qui a vu nos enfants grandir et nos petits-enfants courir dans l'herbe. L'arbre est plus large, plus majestueux, ses branches s'étendent plus loin, et il nous a vus évoluer, changer, mûrir, vieillir. La maison est silencieuse ce soir, la petite Hélène est rentrée chez elle avec ses parents, Gabriel est en voyage pour ses recherches, et nous sommes seuls tous les deux, comme au début, comme avant tout le bruit et toute la fureur.Mes mains sont ridées maintenant, mes doigts sont un peu raides, mais je tiens encore le carnet de cuir noir que j'ai commencé il y a tant d'années, ce carnet que j'ai rempli page après page, nuit après nuit, pour laisser une trace, pour transmettre ce que j'ai appris, pour que mes enfants sachen
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