Chapitre 108AurénaLa chambre d'hôpital est silencieuse, seulement troublée par le bip régulier des machines qui scandent la vie fragile de Nolan. Je suis assise à son chevet, immobile, les mains crispées sur les siennes, et je le regarde respirer, ce souffle court, irrégulier, qui me tient en haleine à chaque inspiration. Les heures ont passé, les médecins se sont succédé, et je n'ai pas bougé, je n'ai pas dormi, je n'ai pas pleuré. Mes yeux sont secs, brûlants, comme si toutes les larmes de mon corps s'étaient évaporées dans l'attente, dans la peur, dans cette lutte silencieuse contre la mort qui rôde.Son visage est pâle, ses lèvres sont bleuies, ses paupières closes, et pourtant, il est là, il s'accroche, il se bat. Je le sais, je le sens, je le devine à la façon dont ses doigts bougent parfois sous les miens, comme s'il cherchait ma présence, ma chaleur, ma voix.— Tu ne vas pas mourir, Nolan. Je ne te laisse pas partir.Ma voix est rauque, à peine audible, mais je la force à so
Last Updated : 2026-08-31 Read more