Après notre échange sur la terrasse, je crus naïvement que la nuit m’offrirait au moins quelques heures de répit.Je me trompais.Le sommeil ne vint qu’en fragments courts, agités, traversés d’images où se mêlaient la mer de Naples, le collier d’onyx, la main de Dante suspendue près de mon visage, et cette phrase restée en suspens entre nous : un homme qui vous observe depuis des années apprend aussi très bien ce qui vous trouble.Au matin, je descendis tard, avec la ferme intention d’éviter tout le monde.Le manoir en décida autrement.Vittorio m’informa avec sa sobriété habituelle que Dante m’attendait dans le petit salon d’hiver. Je n’eus même pas l’énergie de protester.La pièce, plus intime que les salons officiels, donnait sur le jardin est. Le ciel était gris, les vitres couvertes de pluie fine. Dante se tenait près de la fenêtre, une tasse de café intacte à la main. Il portait une chemise sombre, sans veste, ce qui me rappela malgré moi Naples, la chambre de repli, le non-bais
Huling Na-update : 2026-07-20 Magbasa pa