Catherine sentit ses propres larmes lui monter aux yeux. Elle ne frappa plus. Elle n’appela plus. Elle resta là, debout dans le couloir, la main posée à plat sur le battant, comme si ce geste pouvait transmettre un peu de sa chaleur, un peu de sa présence, un peu de cet amour qui ne savait pas s’exprimer avec des mots mais qui était là, immense, impuissant.— Je suis là, murmura-t-elle. Je ne bouge pas. Je suis là.Et elle ne bougea pas. Pendant une heure, peut-être plus, elle resta adossée au mur du couloir, assise sur le parquet ciré, les genoux repliés sous sa robe de soie, les yeux fixés sur la porte close. Elle ne pensait à rien. Elle ne se posait pas de questions. Elle était là, simplement, parce que c’était tout ce qu’elle pouvait faire. Être là.Dans la chambre, Élise s’était recroquevillée sur son lit, les genoux contre la poitrine, les bras serrés autour de ses jambes. Elle avait entendu sa mère frapper, l’avait entendue parler à travers la porte, et elle n’avait pas répondu
Última actualización : 2026-07-22 Leer más