LyraElle est assise sur un banc de pierre, face à la mer, et le vent fait voler ses cheveux bruns autour de son visage, des cheveux striés de gris prématuré, des cheveux qui ont connu la peur, la douleur, la solitude, des cheveux qui racontent une histoire de survie et de souffrance. Elle ne m'entend pas approcher. Elle fixe l'horizon, immobile, comme si elle attendait quelque chose, quelqu'un, un signe qui ne vient jamais, comme si elle était encore prisonnière de ce monastère, de cette falaise, de cette mer immense qui s'étend devant elle comme une promesse de liberté inaccessible. Elle est si frêle, si pâle, si fragile, et pourtant il émane d'elle une dignité silencieuse, une force intérieure qui force le respect, une présence qui emplit l'espace autour d'elle.— Elara, dis-je doucement, d'une voix que je fais aussi douce que possible, aussi peu menaçante que possible.Elle se tourne vers moi, lentement, comme si chaque mouvement lui coûtait
Última atualização : 2026-09-03 Ler mais