Elle pousse la porte. La clochette sonne. Et elle disparaît, dans la lumière d'octobre, comme un fantôme, comme un présage, comme une promesse de malheur.Je reste seule dans l'atelier. Les roses blanches, la gypsophile, le bouquet de mariage à terminer, et moi, debout, les mains vides, le cœur serré, à me répéter sa phrase, sa phrase empoisonnée : « Quand il me verra, vous verrez ce qu'il y a dans ses yeux. »Je me dis, pour me rassurer : elle ment. Elle exagère. Elle se venge, c'est tout, elle se venge d'avoir été quittée, de voir Adam heureux avec une autre, elle dit n'importe quoi pour semer le doute.Mais le doute, il est planté. Il est là, dans ma poitrine, à côté du chardon, et il pousse, lui aussi, en silence, comme une mauvaise herbe qui se faufile entre les fleurs.Ce soir, Adam rentre, il me sourit, il m'embrasse, il me demande comment s'est passée ma journée, et moi, je mens, pour la première fois depuis longtemps, je mens, je dis
Terakhir Diperbarui : 2026-10-09 Baca selengkapnya