ANMELDEN"MARIÉE PAR ERREUR AU FRÈRE DE MON FIANCÉ" Camille Bernard, fleuriste maladroite et romantique, s'apprête à épouser l'homme de ses rêves, Lucas Reinhardt. Cependant, une série d'événements malencontreux la conduit à épouser par erreur son frère jumeau, Adam, un milliardaire froid et sarcastique. Piégée dans un contrat de mariage de six mois pour sauver les apparences, Camille découvre que vivre avec Adam est de véritables montagnes russes émotionnelles et physiques. Ce qui avait commencé comme une erreur se transforme bientôt en une histoire d'amour passionnée où Camille apprend que les meilleurs chemins sont souvent ceux que l'on n'a jamais planifiés.
Mehr anzeigenCamille
Je tire brusquement sur le ruban de soie qui enserre ma taille, la tension du tissu faisant craquer quelques coutures invisibles sous mes doigts tremblants. — Camille, arrête de gigoter ou tu vas finir par déchirer la dentelle avant même d'arriver devant l'autel ! s'exclame Chloé en me saisissant les épaules pour me forcer à rester immobile. Je soupire, mes mains cherchant nerveusement les perles qui ornent le corsage de ma robe. — Je ne peux pas m'en empêcher, Chloé. Tout doit être parfait, Lucas est tellement précis sur les détails. — Lucas est un avocat, pas un horloger, réplique-t-elle avec un sourire amusé en ajustant le voile sur mes cheveux. Il sera trop occupé à te dévorer des yeux pour remarquer si une perle a décidé de prendre sa liberté. Je ris nerveusement, bien que mon cœur continue de battre à une cadence irrégulière contre mes côtes. — Tu as raison. C'est juste le stress, je suppose. Trois ans d'attente pour ce moment, ça finit par faire monter la pression. — Trois ans de romance digne d'un film, Camille. Tu es une fleuriste, il est le brillant héritier des Reinhardt. C'est le destin, tout simplement. Mon téléphone, posé sur la coiffeuse en marbre, émet un bourdonnement strident qui me fait sursauter. Je m'empresse de le saisir, espérant une confirmation de la part de mon futur époux. — Allô, Lucas ? Une seconde de flottement s'installe à l'autre bout de la ligne, puis une voix, tendue et étouffée par le bruit ambiant, me parvient. — Camille… ma chérie. Écoute, ne panique pas, surtout. Mon estomac se noue instantanément. — Lucas ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu es en route ? — Je suis bloqué sur le boulevard périphérique. Un accident, une série de voitures en accordéon… C’est le chaos total ici. Les services d’urgence bouclent tout. Je sens mon souffle se couper alors que je m'assois lourdement sur le pouf de velours. — Bloqué ? Lucas, la cérémonie commence dans trente minutes. Tout le monde est là, les invités, le prêtre, la presse… — Je sais, je sais ! Je fais tout ce que je peux, mais je suis coincé depuis quarante minutes. Je ne peux pas avancer d’un pouce. — Est-ce que tu peux appeler un taxi ? Un hélicoptère ? N’importe quoi ? — Camille, c’est impossible, la circulation est totalement paralysée. Je vais essayer de contourner à pied, mais avec ce costume… je ne sais pas si j’y arriverai à temps. — Ne m’abandonne pas, Lucas. S’il te plaît. — Je ne t’abandonne pas, je te dis que je suis coincé ! Je t'appelle dès que ça bouge. La ligne coupe. Je reste figée, le téléphone pressé contre mon oreille, tandis que le silence de la loge semble soudain devenir oppressant. — Qu’est-ce qu’il a dit ? demande Chloé, son sourire s’effaçant peu à peu. Je repose le téléphone sur le marbre avec un bruit sec. — Il est coincé dans les bouchons. Un accident majeur. Il est piégé sur le boulevard. — Oh, non. Ce n’est pas possible, pas aujourd'hui. Je me lève, marchant nerveusement de long en large, mes talons claquant sur le parquet ciré. — On ne peut pas commencer sans lui, Chloé. C'est impensable. — On va trouver une solution, on va retarder le début, on va… La porte s'ouvre avec une élégance glaciale. Madeleine Reinhardt entre, imposante, vêtue d'une robe bleu nuit qui semble absorber toute la lumière de la pièce. — Pourquoi n’êtes-vous pas encore dans le cortège, Camille ? demande-t-elle sans préambule, ses yeux scrutant chaque détail de ma tenue avec une froideur chirurgicale. — Madeleine, Lucas a eu un accident, il est bloqué, je… je ne sais pas quoi faire. Madeleine s’approche, ses pas feutrés ne faisant aucun bruit. Elle saisit mon menton entre ses doigts manucurés, forçant mon regard à croiser le sien. — Lucas est un homme prévisible dans ses retards, Camille. Mais la famille Reinhardt ne peut pas se permettre d’attendre les caprices du destin. — Que voulez-vous dire ? — Le scandale est inacceptable. Les invités s’impatientent, les médias sont en éveil. Nous devons avancer. — Avancer ? Sans le marié ? — Ne sois pas idiote, ma petite. Un Reinhardt est un Reinhardt. Si l’un manque à l’appel, l’autre peut parfaitement assumer ses responsabilités. Je fronce les sourcils, un sentiment de confusion m’envahissant. — De qui parlez-vous ? — D’Adam, répond-elle avec un sourire qui n’atteint pas ses yeux. Il est déjà sur place, il attend. — Adam ? Mais Lucas et Adam ne se ressemblent pas autant que ça, enfin si, physiquement, mais… Adam est… — Adam est un homme d’affaires accompli. Il sait ce qu'est le devoir. Il prendra la place de son frère jusqu'à ce que Lucas puisse nous rejoindre. — C’est une folie ! Je ne peux pas épouser Adam Reinhardt ! Madeleine se rapproche de moi, sa voix devenant un murmure glacial. — Écoute-moi bien, Camille. Soit tu marches vers cet autel dans les prochaines minutes avec Adam, soit tu assumes la responsabilité de détruire l’alliance entre nos familles et la réputation de mon fils. Elle me lâche, reprenant une posture impeccable. — Le choix est simple. Mais les conséquences, elles, seront définitives. Je regarde Chloé, terrifiée, cherchant un appui, mais elle semble aussi sous le choc que moi. — C'est insensé… balbutie Chloé. Camille, tu ne peux pas… — Je n’ai pas le choix, coupe Madeleine. Camille, relève la tête. Tu es une Reinhardt à présent. Agis comme telle. Mes mains tremblent en saisissant le bouquet de lys blancs que je serre contre ma poitrine. Le chaos est déjà là, tapi dans l'ombre de cette chapelle, et je sens que je marche droit vers un précipice. — Adam est dehors ? demandé-je, ma voix n'étant plus qu'un filet. — Il attend. Il est, comme toujours, d'une efficacité redoutable. Je m'approche du miroir une dernière fois. Mon reflet semble m’être étranger, une mariée sans mari, sur le point de commettre l'erreur la plus spectaculaire de sa vie. — Allons-y, dit Madeleine en m'indiquant la sortie. Je marche vers la porte, chaque pas me semble peser une tonne. À l'extérieur, j'entends les murmures des invités, la musique qui commence à s'élever. Si seulement Lucas pouvait m’appeler, s’il pouvait me dire que tout ceci n'est qu'un mauvais rêve. Mais il n’y a rien, juste le bruit de mes talons qui résonnent dans le couloir vide. J'atteins le seuil de l'église. Devant moi, au bout de l'allée centrale, un homme se tient, le dos droit, impeccable dans un costume trois-pièces sombre. Il ne se retourne pas, mais sa présence semble irradier une aura de puissance froide qui me donne envie de faire demi-tour. C’est Adam. Le frère de mon fiancé.Je tombe en arrière sur les draps, et Adam est sur moi en une seconde, son poids venant peser contre le mien, m'empêchant de bouger.Nos visages ne sont qu'à quelques centimètres. Son regard parcourt ma bouche, mes yeux, puis descend vers ma gorge où mon pouls bat violemment.— Pourquoi Lucas t'a-t-il vraiment abandonnée ? demande-t-il, sa voix redevenue calme, presque douce.Je sens mon souffle se bloquer.— Je ne sais pas.— Tu mens, dit-il en caressant ma joue. Tu sais. Tu as toujours su qu'il n'était pas l'homme qu'il prétendait être. Tu attendais juste une raison de t'enfuir.— C'est faux !— Alors pourquoi es-tu toujours ici, avec moi, au lieu de courir après lui dans la rue ?Il marque une pause, son regard devenant brûlant, insistant.— Parce que au fond, Camille, tu ne cherches pas la bonté. Tu cherches la vérité. Et la vérité, c'est que je suis le seul ici qui ne t'ait jamais menti.Il se penche alors, et je sens ses lèvres frôler les miennes, un baiser suspendu dans le temp
Camille Le choc de ses paroles me laisse sans voix. Mes lèvres restent entrouvertes, figées par l'incrédulité.— Trois ans ? répété-je dans un souffle.— Depuis ce gala. Vous portiez une robe jaune. Vous aviez des fleurs dans les cheveux. Vous riiez avec Lucas, mais vos yeux cherchaient quelqu'un d'autre. Vous ne saviez simplement pas que c'était moi que vous cherchiez.Il se rapproche encore. Ses lèvres ne sont plus qu'à quelques millimètres des miennes.La chaleur qui émane de lui est étouffante.— Je ne vous ai jamais cherchée, Adam. Je cherchais de la bonté.Il sourit, un sourire triste, presque cruel.— Alors vous allez être déçue, Camille. Parce que chez les Reinhardt, la bonté est un luxe que nous n'avons pas les moyens de nous offrir.Il se recule brusquement, comme s'il s'était brûlé. Il attrape sa veste et se dirige vers la porte de la chambre adjacente.— Dormez, ordonne-t-il sans se retourner. Nous avons une longue journée demain. Et ne vous avisez pas d'essayer de partir
Camille Trois heures plus tard, la porte de la suite impériale se referme avec un claquement sec, scellant le monde extérieur. Mes pieds me font atrocement souffrir dans mes talons de soie.Je retire mes chaussures et les lance sur le tapis épais.Je me tourne vers lui.Adam est toujours là, droit, rigide, retirant ses boutons de manchette avec une lenteur méthodique. Sa veste de costume repose sur le fauteuil en cuir.Il a l'air si étranger dans ce décor de luxe, et pourtant, il occupe tout l'espace.— Vous comptez rester plantée là à me dévisager toute la nuit, Camille ? demande-t-il sans même se retourner.Sa voix est un timbre grave qui fait vibrer ma poitrine. Je ressens une bouffée de colère mêlée d'une terreur sourde.— Vous saviez, n'est-ce pas ? dis-je en serrant les poings. Vous saviez que Lucas ne viendrait pas.Il s'immobilise. Il pivote lentement vers moi.Ses yeux, d'un bleu d'acier, me sondent avec une précision chirurgicale. Il ne cherche pas à nier.— Je savais qu'il
Camille Je me sens aspirée dans un vortex.La peur de la honte prend le dessus sur la raison.Si je m'en vais, je suis brisée. Si je reste, je me lie à un homme que je crains, que je ne comprends pas, mais qui, paradoxalement, semble être le seul à ne pas paniquer.Je fais un pas. Puis un autre.Le parquet de la nef grince sous mes talons, un son qui me semble résonner comme le glas de ma vie passée.Je rejoins l'estrade.Adam est là, le dos droit, impeccable dans son costume sombre.Il ne me regarde pas tout de suite.Il fixe l'autel, ses mains croisées dans le dos, la mâchoire légèrement contractée.Le prêtre nous observe, confus, son registre ouvert.— Madame Bernard, tout va bien ? demande-t-il à voix basse.— Tout va bien, père, répond Madeleine derrière moi, sa voix coupant court à toute hésitation.Adam tourne lentement la tête.Ses yeux croisent les miens.Il n'y a aucune chaleur dans son regard, aucune trace de cette sympathie que j'aurais pu espérer.Il y a juste une froide


















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