Anni
FÀ dix-huit ans, Seraphine Moreau est retrouvée par la famille criminelle la plus redoutée de Marseille. Elle est la véritable fille, volée à la naissance et ballottée de famille d'accueil en famille d'accueil. Elle arrive en espérant enfin avoir une famille. À la place, elle trouve Colette, la « princesse » qu'on a élevée à sa place, qui sait que le test ADN a été truqué et est prête à tout pour conserver sa position.
Seraphine est enlevée en même temps que Colette. On annonce à leurs parents, Armand et Vivienne Moreau, qu'ils ne peuvent sauver qu'une seule de leurs filles, et ils choisissent Colette sans hésiter. Son frère Luc regarde la scène et ne dit rien. Personne ne vient chercher Seraphine.
Elle apprendra plus tard que cet enlèvement était une « leçon » orchestrée par sa propre famille, pour briser son obstination et la façonner en héritière docile. Colette va ensuite plus loin : elle fait envoyer Seraphine à la Maison Aubrac, une « maison de redressement » tenue par des alliés de la famille, où l'on brise les jeunes filles par l'isolement et les mauvais traitements.
Seraphine rentre chez elle marquée, et personne ne la croit. Colette pleure, cite un journal intime falsifié et joue la sœur blessée, et la famille prend encore et encore son parti. La déception de Seraphine se durcit lentement, humiliation après humiliation, jusqu'au jour où elle cesse de réclamer de l'amour et commence à préparer sa sortie.
Dante Valcourt, héritier d'une maison rivale, ne voit d'abord en elle qu'un pion utile, puis la seule personne de la ville qui ne joue pas la comédie. Lorsqu'il comprend ce qu'on lui a fait subir, son remords devient son propre arc : il devra mériter ce qu'il ne mérite plus.
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