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CHAPITRE 129— LE SECRET DE LA REINE

作者: Déesse
last update 公開日: 2026-10-29 08:08:36

— Lysandra

La porte, qui s'ouvre, qui grince, qui gémit, et moi, je me retourne, lentement, mes mains sur le ventre, mon ventre qui s'arrondit, à peine, imperceptiblement, mais moi, je le vois, je le sens, je le sais, et dans l'embrasure, une femme, une silhouette, que je reconnais, que je connais, que je n'ai jamais vue, pourtant, la reine, la vraie, l'épouse de Valdren, la mère de ses héritiers, la femme que je n'ai jamais rencontrée, que je n'ai jamais voulu rencontrer, que j
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  • ATTRACTIONS 3   CHAPITRE 128— LE DOUTE

    — Lysandra La nuit, surtout, la nuit, quand le silence est total, quand le monde dort, quand la tour n'est plus qu'une tombe de pierre, la nuit, je repense, je revis, je recompte, et le doute s'installe, lentement, insidieusement, comme un venin, comme une maladie, comme une mort. La nuit du chapitre 55, la nuit avant la mort, la nuit où nous nous sommes donnés comme si c'était la dernière fois, la nuit où il m'a dit je t'aime, où je lui ai dit je t'aime, la nuit où nos corps se sont mêlés, confondus, perdus, la nuit où rien, absolument rien, aucune protection, aucun obstacle, aucun rempart, rien que nous, que notre chair, que notre désir, que notre amour, peut-être. Je me souviens, précisément, douloureusement, de chaque instant, de chaque geste, de chaque souffle, sa bouche sur ma peau, ses mains sur mon corps, ses hanches contre les miennes, le rythme lent, doux, presque triste, presque douloureux, et moi, qui m'ouvrais, qui

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    — LysandraLa porte, qui s'ouvre, qui grince, qui gémit, et moi, je me retourne, lentement, mes mains sur le ventre, mon ventre qui s'arrondit, à peine, imperceptiblement, mais moi, je le vois, je le sens, je le sais, et dans l'embrasure, une femme, une silhouette, que je reconnais, que je connais, que je n'ai jamais vue, pourtant, la reine, la vraie, l'épouse de Valdren, la mère de ses héritiers, la femme que je n'ai jamais rencontrée, que je n'ai jamais voulu rencontrer, que je n'ai jamais osé affronter.Elle entre, lentement, silencieusement, sa robe sombre qui glisse sur la pierre, ses cheveux gris, tirés, sages, sa démarche, droite, digne, royale, et moi, je me lève, par réflexe, par respect, par peur, peut-être, et je reste là, debout, les mains sur le ventre, les yeux baissés, la coupable, la favorite, la putain du roi, devant la reine, la vraie, l'unique, la légitime.— Laisse-nous.Sa voix, douce, basse, autoritaire, et la servante q

  • ATTRACTIONS 3   CHAPITRE 127 — LES PREMIERS SIGNES

    — LysandraLes nausées, d'abord, le matin, à l'aube, quand la lumière est encore grise, quand le monde est encore silencieux, une vague qui monte, qui gonfle, qui submerge, et moi, penchée sur le seau, les cheveux collés au front, la bouche amère, le corps qui se vide, qui se tord, qui souffre, et puis ça passe, lentement, doucement, comme tout passe, comme tout meurt, et je me redresse, tremblante, et je me dis, c'est rien, c'est le froid, c'est la nourriture, c'est la tour, c'est l'exil, c'est tout, c'est rien.La fatigue, ensuite, une fatigue qui n'a rien à voir avec la lassitude, avec l'ennui, avec le vide, une fatigue de plomb, qui pèse sur mes membres, qui m'alourdit, qui m'écrase, je dors, des heures, des jours, des siècles, et quand je me réveille, je suis encore fatiguée, encore épuisée, encore morte, et je me dis, c'est rien, c'est la captivité, c'est le manque de soleil, c'est le manque de lui, c'est tout, c'est rien.Les seins, aussi, qui

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    — LysandraLa tour, la plus haute, la plus froide, la plus isolée, une chambre ronde, des murs de pierre nue, une fenêtre étroite, barrée de fer, par laquelle je vois le ciel, un carré de ciel, gris, blanc, noir, selon l'heure, selon le jour, selon la vie, et moi, je suis là, depuis combien de temps, je ne sais plus, les jours qui se fondent, qui se confondent, qui se ressemblent, tous les mêmes, tous vides, tous morts.Ils m'ont enfermée, pas dans les cachots, non, dans une tour, une tour pour les nobles, pour les reines déchues, pour les favorites qui ont déplu, une tour dorée, une prison de luxe, un exil de velours, et moi, je suis là, seule, avec mes pensées, mes souvenirs, mes regrets, tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, tout ce que je ne serai jamais.La première nuit, j'ai crié, j'ai hurlé, j'ai frappé les murs jusqu'à ce que mes poings saignent, jusqu'à ce que ma voix se brise, jusqu'à ce que je m'effondre, épuisée, vide, morte, et per

  • ATTRACTIONS 3   CHAPITRE 125 — LA COLÈRE DU ROI

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  • ATTRACTIONS 3   CHAPITRE 124 — LA TRAHISON

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