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CHAPITRE 262 – « J’ai haï un innocent »

Author: L'encre
last update publish date: 2026-09-03 16:42:33

— Ce n’est pas une excuse.

— Non. Ce n’est pas une excuse. Mais c’est une explication. Et c’est déjà beaucoup.

Armand releva la tête, rencontra le regard d’Étienne, et ce qu’il vit lui serra le cœur. Ce n’était pas de la colère. Ce n’était pas de la rancune. C’était de la tristesse. Une tristesse immense, abyssale, qui contenait toutes les années perdues, toutes les nuits sans sommeil, toutes les larmes versées en silence.

— Comment tu peux me regarder comme ça ? demanda Armand. Après tout ce q
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    Rebecca sursauta sur sa chaise, secoua la tête, murmura « non, non, ce n’est pas nécessaire ». Mais Armand insista.— C’est elle qui a mené l’enquête, reprit-il. Elle qui a retrouvé les preuves, les témoins, les documents. Elle qui a été menacée, agressée, blessée, et qui n’a jamais reculé. Sans elle, la vérité serait restée enfouie à jamais. Mademoiselle Delcourt, je vous dois tout. Nous vous devons tout.Rebecca se leva, les joues rouges, les yeux brillants, et fit un petit signe de la main, comme pour dire « ce n’est rien, ce n’est pas moi, c’est nous tous ». Mais les applaudissements redoublèrent, et elle dut se rasseoir, vaincue par l’émotion.Le reste de la conférence de presse se déroula dans une atmosphère de recueillement presque solennel. Les journalistes posèrent leurs questions, Armand et Étienne y répondirent, calmement, honnêtement, sans rien cacher. Ils racontèrent tout. L’amitié, l’ambition, l’arrivée de Vincent, la manipulation, le procès, la ruine. Et la réconciliati

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  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 301 – L’honneur à Rebecca

    Élise ferma les yeux, laissa les larmes couler librement sur ses joues. Mais elle souriait. Elle souriait comme on sourit après une longue maladie, quand la fièvre est tombée, quand les douleurs se sont apaisées, quand on sent la vie revenir dans ses veines.— Je t’aime, murmura-t-elle.— Moi aussi, je t’aime. Plus que tout.— Merci. De ne pas avoir renoncé. De ne pas m’avoir abandonnée.— C’est toi qui ne m’as pas abandonné. C’est toi qui m’as donné la force de continuer, quand tout s’effondrait autour de nous.— On s’est donné la force. L’un à l’autre.— Oui. L’un à l’autre.Ils restèrent enlacés, dans la chambre de la tour ouest, baignés par la lumière du couchant. En bas, dans le salon, leurs parents buvaient du café et parlaient de l’avenir. Quelque part, dans son appartement, Rebecca rangeait ses carnets, refermait le dossier, tournait la page. Et à des centaines de kilomètres de là, dans une cellule de la prison de Nice, un vieil homme regardait le plafond, seul, vaincu, oublié

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