Home / Romance / Aimer Sans Nom / CHAPITRE 339 – La maison

Share

CHAPITRE 339 – La maison

Author: L'encre
last update publish date: 2026-10-08 22:00:03

Ils restèrent silencieux un moment, baignés par la lumière de la lune qui entrait à travers les verrières. Les sculptures projetaient des ombres étranges sur les murs de brique, et l’air sentait encore le champagne et le bois fraîchement taillé.

— Qu’est-ce qui te rend le plus fière ? demanda Gabriel.

— De ne pas avoir renoncé. D’avoir tenu bon, même quand tout semblait perdu. Et toi ?

— La même chose. Et aussi de t’avoir à mes côtés.

— Tu m’auras toujours.

— Promis ?

— Promis.

Ils s’embrassère
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 342 – L’enfant

    Et à l’aube, dans une chambre baignée de lumière dorée, un cri s’éleva, clair, puissant, magnifique. La sage-femme posa le bébé sur la poitrine d’Élise, et le monde s’arrêta.— C’est un garçon, dit-elle.— Un garçon, répéta Gabriel, incrédule, émerveillé. On a un fils.— Il est beau, murmura Élise. Il est si beau.— Comme sa mère.— Et comme son père.Ils le regardèrent, longtemps, silencieux, unis dans ce moment qui n’appartenait qu’à eux. Puis Gabriel sortit de la chambre, alla chercher les grands-parents qui attendaient dans le couloir, anxieux, impatients.— Venez, dit-il simplement. Venez le voir.Les grands-parents entrèrent un par un, sur la pointe des pieds, comme on entre dans un sanctuaire. Catherine pleurait sans retenue, Hélène souriait de ce sourire lumineux qu’elle avait toujours, Armand et Étienne se tenaient côte à côte, silencieux, émus, incapables de prononcer un mot. Rebecca, qui avait pris le premier train depuis Paris dès qu’elle avait appris la nouvelle, était ar

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 341 – L’enfant

    Il défit le papier avec cette maladresse tendre qu’il avait chaque fois qu’il manipulait quelque chose de fragile, souleva le couvercle, regarda à l’intérieur. Il vit le test, les deux lignes roses, et il ne comprit pas tout de suite.— C’est quoi ?— Regarde mieux.Il prit le test, le tourna entre ses doigts, puis son visage changea. Ses yeux s’écarquillèrent, sa bouche s’ouvrit, et il releva la tête vers Élise.— Tu es... ?— Oui. Je suis enceinte.— Enceinte ? Toi ? Nous ?— Oui, Gabriel. Nous. On va avoir un enfant.Il resta immobile une seconde, deux secondes, le test entre les doigts, puis il éclata de rire. Un rire joyeux, incrédule, qui secouait ses épaules et lui tirait des larmes. Il prit Élise dans ses bras, la serra contre lui, la fit tourner dans le salon comme il l’avait fait le jour de la demande en mariage.— Un enfant ! criait-il. On va avoir un enfant !— Repose-moi, fou ! Tu vas me faire tourner la tête !— Je te reposerai jamais. Plus jamais.La nouvelle se répandi

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 340 – L’enfant

    Ils restèrent ainsi un long moment, silencieux, à écouter le vent dans les arbres, le chant des oiseaux, le bruissement lointain de la route. Puis Gabriel reprit :— Tu sais à quoi je pensais, l’autre jour, en rangeant le garage ?— À quoi ?— À ton père. Et au mien. À tout ce qu’ils ont perdu, tout ce qu’ils ont souffert. Et à nous. À ce qu’on a failli perdre.— On ne l’a pas perdu.— Non. Mais on est passés près. Si près.— C’est pour ça que cette maison est importante, dit Élise. C’est la preuve qu’on a gagné. La preuve que l’amour est plus fort que la haine.— Un symbole.— Oui. Un symbole. Comme la cabane.— Comme les initiales.— Comme tout ce qu’on a construit.Gabriel l’embrassa sur la tempe, doucement.— On devrait planter un arbre, dit-il.— Un arbre ?— Oui. Dans le jardin. Un arbre qui grandira avec nous. Avec nos enfants. Avec le temps.— Quel genre d’arbre ?— Un tilleul. Comme ceux du parc de ton père.— Pourquoi un tilleul ?— Parce que c’est sous un tilleul qu’on s’es

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 339 – La maison

    Ils restèrent silencieux un moment, baignés par la lumière de la lune qui entrait à travers les verrières. Les sculptures projetaient des ombres étranges sur les murs de brique, et l’air sentait encore le champagne et le bois fraîchement taillé.— Qu’est-ce qui te rend le plus fière ? demanda Gabriel.— De ne pas avoir renoncé. D’avoir tenu bon, même quand tout semblait perdu. Et toi ?— La même chose. Et aussi de t’avoir à mes côtés.— Tu m’auras toujours.— Promis ?— Promis.Ils s’embrassèrent, doucement, tendrement, dans le silence de la galerie endormie. Dehors, la nuit était calme, et les premières étoiles brillaient au-dessus des toits. La galerie d’Élise était ouverte. Le garage de Gabriel tournait à plein. Leur maison serait bientôt construite. Et leur amour, ce feu qui les avait portés à travers l’enfer, continuait de brûler, paisible, éternel. La vie qu’ils avaient rêvée était devenue réalité. Et elle était encore plus belle que dans leurs rêves.***Ils l’avaient trouvée u

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 338 – La galerie d’Élise

    La galerie d’Élise avait ouvert ses portes un matin de juin, dans une ancienne imprimerie du centre-ville. Le bâtiment avait gardé son âme industrielle – les murs de brique apparente, les poutres métalliques, les grandes verrières qui laissaient entrer la lumière à flots – mais il avait été transformé en un espace chaleureux, accueillant, où l’art respirait. Sur le mur du fond, au-dessus de la caisse, une petite plaque de cuivre indiquait : « L’Atelier – Galerie d’art », et en dessous, en lettres plus fines : « Fondé par Élise Moreau ».Le nom avait fait jaser, bien sûr. Moreau. Pas Fortier. Certains y voyaient une provocation, d’autres un hommage. Pour Élise, c’était simplement la vérité. Elle s’appelait Moreau, désormais. Elle avait choisi de prendre le nom de son mari, comme un symbole, comme un drapeau. Et tant pis si cela déplaisait à quelques-uns.L’inauguration avait été un succès. Toute la famille était là, bien sûr – Gabriel au premier rang, Armand et Catherine, Étienne et Hé

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 337 – Le garage de Gabriel

    Gabriel sourit, s’essuya les mains sur un chiffon.— Tu veux un café ?— Avec plaisir.Ils s’assirent dans le petit bureau vitré, leurs gobelets fumants à la main, et ils regardèrent les mécaniciens qui s’activaient dans l’atelier. Dehors, le soleil de mai brillait, et les premières chaleurs faisaient chanter les cigales.— Tu sais, dit soudain Armand, je repense souvent à cette époque. Il y a trente ans. Quand tout a basculé.— Tu veux en parler ?— Oui. J’en ai besoin. C’est ma façon d’expier.Il but une gorgée de café, reposa le gobelet.— Si j’avais su, à ce moment-là, ce que je sais aujourd’hui. Si j’avais écouté Étienne au lieu d’écouter Vincent. Si j’avais posé les bonnes questions, cherché les bonnes preuves. Rien de tout cela ne serait arrivé.— On ne sait jamais, Armand. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.— Tu es indulgent.— Non. Je suis réaliste. Tu as fait des erreurs, c’est vrai. Mais tu les as reconnues. Tu les as réparées, autant que possible. Combien de gens peuve

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status