Startseite / Romance / Aimer Sans Nom / CHAPITRE 70 – Le regard d’Hélène

Teilen

CHAPITRE 70 – Le regard d’Hélène

last update Veröffentlichungsdatum: 15.07.2026 20:12:10

Hélène hocha la tête, doucement. Elle aurait voulu en savoir plus, connaître son nom de famille, sa profession, ses origines. Mais elle n’insista pas. Son fils était heureux. Cela suffisait. Cela avait toujours suffi.

— Tu me la présenteras ?

— Bientôt. Je te le promets.

— Alors bonne nuit, mon grand.

— Bonne nuit, maman.

Elle referma la porte, redescendit l’escalier. Dans la cuisine, elle prépara une tisane, s’assit à la table, but à petites gorgées en regardant par la fenêtre la nuit qui s’ét
Lies dieses Buch weiterhin kostenlos
Code scannen, um die App herunterzuladen
Gesperrtes Kapitel

Aktuellstes Kapitel

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 225 – Le dossier complet

    Elle ajouta : CONFESSION POST-PROCÈS.— Troisièmement : le témoignage du vieux comptable, Lucien Morel. Il a vu Vincent falsifier les livres, il a conservé des copies des vrais et des faux comptes, il a tout enterré dans son jardin par peur des représailles.Elle écrivit : TÉMOIGNAGE COMPTABLE + DOCUMENTS ORIGINAUX.— Quatrièmement : le témoignage de Georges Mercier, l’ancien ouvrier. Il a vu Vincent, de ses propres yeux, imiter la signature d’Étienne Moreau sur un document officiel. Il est prêt à témoigner.Elle ajouta : TÉMOIGNAGE OCULAIRE.— Cinquièmement : les minutes du procès. Le témoignage de Vincent est trop parfait, trop lisse, trop bien préparé. Il répond à chaque question sans hésiter, sans se contredire, comme s’il récitait un texte appris par cœur. C’est un indice de manipulation, même si ce n’est pas une preuve en soi.Elle écrivit : ANALYSE DU TÉMOIGNAGE.— Sixièmement : la photo des trois hommes, le 14 juillet 1986, trois mois avant la ruine. Elle prouve que Vincent ét

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 224 – Le dossier complet

    L’appartement de Rebecca était méconnaissable. Ce qui avait été un refuge ordonné, aux couleurs apaisantes, aux meubles choisis avec soin, était devenu le centre névralgique d’une enquête tentaculaire. La grande table du salon disparaissait sous les documents, les photos, les photocopies de procès-verbaux, les lettres anciennes glissées dans des pochettes plastiques. Les murs étaient couverts de feuilles punaisées, de flèches tracées au marqueur, de dates, de noms, de questions encore sans réponses. On aurait dit le tableau d’un détective dans un film policier, mais ce n’était pas un film. C’était leur vie.Rebecca était debout devant la table, les manches retroussées, les cheveux relevés en un chignon approximatif. Elle avait passé la nuit à trier, classer, organiser. Elle n’avait pas dormi – ou si peu, une heure peut-être, effondrée sur le canapé, avant de se réveiller en sursaut avec une idée, un rapprochement, une intuition. Maintenant, elle touchait au but. Le dossier était presq

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 223 – Le témoin retrouvé

    — Des petites phrases, glissées dans la conversation. « Vous avez vu comme Étienne est nerveux en ce moment ? » « Armand prend des décisions sans vous consulter, vous ne trouvez pas ça bizarre ? » « Je crois qu’il y a des irrégularités dans les comptes, mais je ne veux accuser personne. » Des riens. Mais à force, ça crée des fissures.Le vieil homme s’interrompit, but une gorgée d’eau dans le verre posé sur sa table de nuit.— Un jour, je l’ai vu. C’était un soir, après la fermeture. Tout le monde était parti, ou du moins je le croyais. J’avais oublié ma veste dans l’atelier, je suis revenu la chercher. Et j’ai vu Vincent, seul dans le bureau, penché sur les livres de comptes. Il avait une plume à la main, et il imitait une signature.— Quelle signature ? demanda Rebecca.— Celle de M. Moreau. Je l’ai vu faire. Il s’entraînait, sur une feuille à part, avant de signer un document. Il était appliqué, concentré, comme un écolier qui fait ses gammes. Et quand il a eu fini, il a souri. Un

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 222 – Le témoin retrouvé

    Rebecca n’avait pas perdu de temps. Elle avait retrouvé la trace de Georges Mercier dans l’annuaire des établissements pour personnes âgées, avait appelé, s’était présentée comme une étudiante en histoire travaillant sur l’industrie locale dans les années quatre-vingt. La directrice, une femme débordée mais bienveillante, lui avait confirmé que M. Mercier recevait peu de visites et serait ravi d’avoir de la compagnie.Maintenant, ils étaient là tous les trois – Rebecca, Gabriel et Élise – assis dans le hall de la maison de retraite, une bâtisse moderne aux murs crème et aux sols cirés, qui sentait le désinfectant et la soupe de légumes. Élise avait obtenu une permission exceptionnelle de sortie, grâce à Catherine qui avait menti à Armand en prétextant une visite chez le médecin. « Une heure, pas plus », avait murmuré sa mère en la poussant vers la porte de service. Une heure, c’était peu, mais c’était assez.Un aide-soignant les conduisit jusqu’à une petite chambre ensoleillée, au rez

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 221 – Le témoin retrouvé

    L’opération est en place. Vincent ne parlait pas de « l’affaire » ou du « contrat ». Il parlait d’une « opération ». Un plan prémédité, organisé, méthodique. Les documents sont prêts, les comptes sont falsifiés, les signatures imitées. La preuve que tout avait été fabriqué. Moreau ne se doute de rien. Fortier non plus. La confirmation que les deux hommes étaient innocents, manipulés, victimes.Et puis cette phrase, la plus terrible de toutes : Fortier et Moreau ne se parleront plus jamais.C’était donc cela, le but. Pas seulement l’argent. Pas seulement la vengeance. La destruction totale. L’anéantissement d’une amitié. Vincent Delorme n’avait pas seulement volé de l’argent. Il avait volé trente ans de vie à deux hommes. Il les avait séparés, dressés l’un contre l’autre, condamnés à se haïr jusqu’à la mort.Rebecca reposa la lettre, le souffle court. Elle avait trouvé ce qu’elle cherchait. La preuve ultime. L’aveu écrit de la main même du coupable. Cette lettre, jointe aux autres docu

  • Aimer Sans Nom   CHAPITRE 220 – La lettre de trente ans

    Le surlendemain, Rebecca retourna aux archives municipales. Elle n’avait pas dormi de la nuit, obsédée par la photo des trois hommes, par cette date inscrite au dos – 14 juillet 1986 —, par le visage de Catherine debout à l’ombre de la porte. Quelque chose lui disait qu’elle était passée à côté d’un détail essentiel, qu’il y avait encore un document, une pièce manquante, qui l’attendait quelque part dans ces rayonnages poussiéreux.La préposée l’accueillit avec un sourire las. « Vous êtes matinale, mademoiselle. Vous avez trouvé ce que vous cherchiez, hier ? » Rebecca répondit par une politesse vague, demanda si elle pouvait consulter les archives de la chambre de commerce pour l’année 1986, section « sociétés dissoutes ». La préposée lui indiqua une salle au fond du couloir, plus petite, plus sombre, où s’entassaient des cartons qui n’avaient pas été ouverts depuis des décennies.Elle passa la matinée à fouiller, méthodiquement, sans relâche. Elle trouva des statuts de sociétés, des

Weitere Kapitel
Entdecke und lies gute Romane kostenlos
Kostenloser Zugriff auf zahlreiche Romane in der GoodNovel-App. Lade deine Lieblingsbücher herunter und lies jederzeit und überall.
Bücher in der App kostenlos lesen
CODE SCANNEN, UM IN DER APP ZU LESEN
DMCA.com Protection Status