تسجيل الدخولMon Ex-Mari Milliardaire Veut Racheter Ma Vie Abandonnée enceinte par son mari milliardaire Lucien Ashford, Nyra Callen disparaît sans laisser de traces. Sept ans plus tard, devenue une brillante entrepreneure, elle revient avec un fils qui lui ressemble étrangement. Lucien est prêt à dépenser toute sa fortune pour récupérer son ancienne famille, mais Nyra n'a plus rien à vendre... sauf une vérité capable de détruire l'empire Ashford.
عرض المزيدChapitre 1
Nyra
La pluie lacère les vitres du penthouse, des lames de cristal qui déforment les gratte-ciel en traînées d'or tremblant, et moi, debout face à cette ville que j'ai fuie sept ans plus tôt, le ventre lourd et l'âme en lambeaux, je regarde Evan endormi sur le canapé, ses boucles brunes aux reflets acajou éparpillées sur le coussin de velours, son petit poing serré sur le dinosaure en peluche qu'il traîne partout depuis qu'il a trois ans. Il a sept ans maintenant, sept années qui ont fait de moi une autre femme, une femme que le monde respecte, que les investisseurs courtisent, que les journalistes encensent, mais qui, ce soir, dans cette suite penthouse trop grande, trop silencieuse, trop chargée de souvenirs, se sent aussi fragile que la jeune fille qu'on a jetée hors du manoir Ashford avec son ventre rond et son cœur en miettes.
Je pose ma main sur la vitre glacée, mes doigts fins ornés d'une bague en platine que je me suis offerte pour mes trente ans, un symbole de ma propre victoire, et je cherche dans mon reflet la femme que je suis devenue. Le tailleur-pantalon noir que je porte encore épouse mes courbes avec une élégance stricte, mes cheveux aux reflets acajou tombent en vagues disciplinées sur mes épaules, mon maquillage, sobre mais impeccable, affine mes traits et durcit ma bouche d'un rouge bordeaux presque agressif. Je suis belle, d'une beauté froide et calculée qui ne laisse rien paraître, qui ne supplie pas, qui ne tremble pas. Pourtant, derrière le fard de mes paupières, mes yeux noisette conservent cette lueur humide que sept ans de succès n'ont pas éteinte.
Evan remue dans son sommeil, sa petite main cherche la peluche qui a glissé, et je m'approche pour la lui remettre entre les doigts, effleurant au passage son front tiède. Il a les traits de son père, la même mâchoire déjà carrée, le même front haut, et quand il ouvre les yeux à demi, je vois ce bleu si pâle qu'il paraît irréel, ce bleu de loup qui me transperce chaque fois. Mais le reste est à moi, la courbe de ses sourcils, la fossette au coin du sourire, cette façon qu'il a de pencher la tête quand il écoute. Il est la fusion de ce que j'ai aimé et de ce que j'ai haï, et je donnerais ma vie pour qu'il ne subisse jamais le dixième de ce que j'ai traversé.
— Maman, t'es réveillée depuis longtemps ?
Sa voix est un baume, une ancre dans la tempête qui approche. Je m'accroupis près du canapé, repousse une mèche de son front.
— Pas très longtemps, mon ange. Tu as bien dormi ?
— Oui, mais le lit il est trop grand. Pourquoi on est pas restés à la maison ?
— Parce que maman a une chose très importante à faire ici. Une réunion qui compte beaucoup.
— Encore une réunion ? Moi, quand je serai grand, je ferai pas de réunions, je ferai des dinosaures.
Je ris doucement, un rire qui me surprend, un rire qui chasse un instant les fantômes.
— Alors tu seras paléontologue, et tu m'inviteras dans ton musée.
— Promis. Et toi, t'auras pas besoin de réunions, tu seras juste ma maman.
Je le serre contre moi, enfouissant mon visage dans ses cheveux qui sentent le shampoing à la pomme, et je respire cette odeur qui est depuis sept ans mon seul ancrage, ma bouée, ma raison de ne pas sombrer.
— Maman, pourquoi t'as un peu peur ?
Je me fige. Il a toujours su lire en moi, mon petit garçon, comme si nos cœurs battaient à l'unisson.
— Je n'ai pas peur, mon cœur.
— Si. Tu serres les dents comme quand les journalistes posent des questions énervantes.
Je caresse sa joue, ma main tremble un peu.
— C'est juste que cette ville me rappelle des souvenirs pas très gentils. Mais ne t'inquiète pas. Demain soir, tout sera fini, et on rentrera à la maison.
Il hoche la tête, rassuré, et se blottit de nouveau contre le coussin. Je reste agenouillée près de lui jusqu'à ce que sa respiration reprenne le rythme régulier du sommeil, puis je me relève et retourne à la fenêtre.
Demain, je le verrai. Lucien Ashford. L'homme qui m'a humiliée, abandonnée et brisée, enceinte, sans un regard en arrière. L'homme qui règne sur un empire que personne n'ose défier, et qui ignore que son propre fils respire à quelques kilomètres de lui. Il sera au gala, avec son sourire de loup et son arrogance de roi. Et moi, je serai là, debout, la tête haute, et je lui prouverai que je ne suis plus la femme qu'il a détruite.
Mais au fond de moi, là où la raison n'a pas accès, mon cœur tremble. Il tremble à l'idée de croiser ces yeux bleus, d'entendre cette voix grave prononcer mon prénom, de sentir ce magnétisme auquel je n'ai jamais su résister. Je le hais pour cela. Après sept ans, après les nuits à pleurer seule en caressant mon ventre rond, après la douleur et l'humiliation, il ne devrait plus rien rester qu'un désert de glace.
Pourtant, il reste ce tremblement. Ce maudit tremblement que je cache au monde entier, mais qui, dans le silence de cette nuit new-yorkaise, m'empêche de respirer.
Chapitre 7LucienLa porte claque, et le bruit se répercute dans ma poitrine comme une détonation sourde, un point final à cette conversation qui n'en était pas une, à cette confrontation où j'ai pris chaque mot en pleine face sans pouvoir en rendre un seul qui vaille, qui efface, qui répare. Je reste debout au milieu du salon désert, les bras ballants, le regard fixé sur cette porte close, et le silence qui s'abat sur la pièce est un vide si dense qu'il m'écrase, qu'il m'empêche de bouger, qu'il me force à entendre en boucle sa voix brisée, ses sanglots, ses accusations qui étaient toutes vraies, toutes méritées, toutes terribles. Elle a raison, elle a raison sur tout, et c'est cette certitude qui me terrasse, qui me plie en deux, qui m'oblige à m'asseoir sur le canapé de velours bleu, les coudes sur les genoux, le visage enfoui dans mes mains tremblantes.Je n'ai pas su. Je n'ai pas cherché à savoir. J'étais lâche, j'étais prisonnier d'un père tyrannique et d'un nom trop lourd, et j
Chapitre 6NyraIl est revenu. Je savais qu'il reviendrait, et quand la réceptionniste m'annonce que M. Ashford attend dans le lobby, mon cœur cesse de battre une seconde avant de repartir dans un galop furieux. Je descends, le dos raide, les talons claquant sur le marbre, et je le trouve debout près de la fontaine, silhouette sombre dans la lumière laiteuse des lustres, les traits tirés, les yeux cernés.— Nyra, dit-il, et sa voix rauque ravive la brûlure ancienne.— Ne prononce pas mon prénom comme si tu en avais encore le droit.Il encaisse, la mâchoire crispée.— Il faut qu'on parle. Vraiment.Je le précède jusqu'à un salon privé du deuxième étage, les murs tendus de velours bleu, la pièce déserte. La porte se referme, et je me poste près de la fenêtre, les bras croisés.— Parle. Tu voulais des explications, je t'en ai donné ce matin. Que veux-tu de plus ?— Je veux comprendre pourquoi tu ne m'as rien dit.Sa voix tremble, et ma colère, contenue depuis sept ans, explose enfin.— T
Chapitre 5NyraJe n'aurais jamais dû revenir dans cette ville. Chaque rue, chaque trottoir, chaque reflet de lumière sur les façades de verre me ramène à lui, à ce passé que j'ai tenté d'effacer, d'enterrer, de brûler, mais qui refuse de mourir, qui palpite encore sous la cendre comme une braise prête à se ranimer au moindre souffle. Depuis que je l'ai revu ce matin, depuis que j'ai croisé ses yeux de loup posés sur notre fils, je ne peux plus respirer normalement, je ne peux plus penser, je ne peux plus faire taire cette voix dans ma tête qui répète en boucle qu'il est là, qu'il sait, et qu'il ne nous laissera jamais tranquilles.Je sors sur la terrasse du penthouse, malgré le vent glacé qui s'engouffre dans les rues de Manhattan et fait frissonner ma peau sous le fin cachemire de mon pull. La ville s'étale à mes pieds, immense, indifférente, et je serre la rambarde en fer forgé, les doigts crispés sur le métal froid, la gorge nouée. Je lui en veux. Je lui en veux de tout, de cette
Chapitre 4Flash back sept ans plus tôt NyraLa porte de la suite se referme derrière moi avec un claquement sourd, et le silence retombe, épais, oppressant, troublé seulement par la respiration paisible de mon fils endormi dans la chambre voisine. Je reste adossée au battant, les mains tremblantes, le souffle court, le cœur en charpie. Je viens de le revoir. Lucien. Après sept ans, il est là, tout près, et il sait, il sait que cet enfant aux yeux de loup est son fils, il sait que je le lui ai caché, et la rage dans sa voix, cette fureur mêlée de douleur, a rouvert des blessures que je croyais cautérisées.Je traverse le salon, les jambes flageolantes, et je m'effondre dans le fauteuil près de la fenêtre, là où la pluie de cette nuit continue de tambouriner contre la vitre. Le passé remonte, incontrôlable, comme une eau noire qui m'engloutit, et je ferme les yeux, et je me souviens.Je me souviens de ce jour, le jour où j'ai quitté le manoir Ashford. Le ciel était bas, chargé de nuag


















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