LOGINAmour interdit
Chapitre 2
Ce que cache le cœur
Bella
Durant toute cette nuit, je n'ai pas pu fermer l'oeil. Je n'arrête pas de réfléchir à ce qui s'est passé .
Marc est entrain de changer et je me demande où est-ce que j'ai échoué . Qu'est ce que je n'ai pas fait pour que notre mariage fonctionne . Je me suis donné à fond dans cette relation . Je ne lui ai jamais manqué du respect . Je soigne bien mon corps et je m'habille convenablement. Je donne le meilleur de moi même mais malgré mes efforts, j'ai l'impression que je ne signifie absolument rien pour lui.
Je ne sais plus à quel moment tout a commencé à se fissurer entre nous. Peut-être le jour où il a commencé à rentrer tard, sans même un mot d’excuse. Ou peut-être bien avant quand son regard a cessé de briller en me voyant. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être invisible dans ma propre maison.
Chaque matin, je me réveille à ses côtés, mais c’est comme s’il n’était plus là. Son corps est présent, oui, mais son esprit ailleurs. Toujours préoccupé, toujours absorbé par ses affaires, par ses réunions, par ses projets. Il ne me regarde plus. Il ne m’écoute plus. Et quand je parle, c’est comme si ma voix se perdait dans le vide.
Je me suis souvent dit que c’était une mauvaise passe, que tout finirait par s’arranger. Mais les jours passent, les semaines s’enchaînent, et rien ne change. Pire encore, j’ai l’impression qu’il s’éloigne un peu plus chaque jour.
Le soir, quand il rentre, il pose à peine les yeux sur moi. Il mange, parle de son travail, et se réfugie dans le silence. Et quand vient la nuit, celle que je redoute le plus, il se tourne de l’autre côté, comme si partager le même lit était devenu une corvée.
Il refuse mes caresses, mes gestes, mes désirs. Comme si j’étais devenue une étrangère, une ombre à ses côtés.
Pourtant, je suis une femme. J’ai des besoins, des envies, des rêves. J’ai besoin de me sentir aimée, désirée, regardée autrement que comme une simple présence dans la maison. Mais lui il m’ignore. Il me fuit.
Je me surprends parfois à pleurer seule, dans le noir. À me demander ce que j’ai fait de mal. Ai-je cessé d’être attirante ? Est-ce ma faute s’il ne me désire plus ? J’ai tout essayé : de nouvelles tenues, des mots doux, des gestes tendres. Mais rien. Son cœur est ailleurs, ou peut-être vide.
je m’épuise à mendier un peu d’attention, un regard, un frôlement, un mot gentil. Je me sens humiliée d’en arriver là, à supplier l’amour d’un homme qui fut autrefois mon tout.
Ce soir encore, il m’a tourné le dos. J’ai fermé les yeux, et un seul mot m’est venu à l’esprit : fini. Peut-être que notre histoire touche à sa fin, mais lui ne veut pas le voir. Ou alors il s’en fiche.
Ce qui me fait le plus mal, ce n’est pas son silence, ni son indifférence c’est cette impression d’être seule alors que je partage ma vie avec quelqu’un. D’avoir donné mon cœur, mon corps, mon temps, et de n’avoir en retour que le vide.
Oui, je suis désespérée. Et j’ai peur. Peur que cette solitude finisse par me pousser à chercher ailleurs ce que je ne trouve plus chez lui : un peu d’amour, un peu de chaleur, un peu d’attention.
Le visage couvert de larmes, je me redresse lentement du lit. J’ai la tête lourde, les yeux gonflés d’avoir trop pleuré. La pièce est silencieuse, seulement troublée par le bruit régulier du ventilateur qui tourne au plafond. J’inspire profondément avant de me lever.
Je me dirige vers la salle de bain. L’eau froide glisse sur ma peau, emportant avec elle les traces de mes larmes, mais pas la douleur qui me brûle encore le cœur.
Après m’être habillée, je quitte la chambre.
En descendant les marches, j’entends un bruit venant du salon. Le frottement d’un balai sur le sol. Intriguée, je m’avance doucement. Là, je le vois : un jeune homme, concentré sur son ménage, un air calme et appliqué sur le visage.
Dès qu’il m’aperçoit, il s’arrête aussitôt, redresse le balai et me salue poliment.
— Bonjour madame, dit-il en esquissant un sourire timide. Moi c’est Maël, le fils de madame Clémence. Elle est amie à votre mari.
Je hoche la tête en essayant de me montrer aimable, bien que mon esprit soit encore ailleurs.
— Oui, Maël, je sais. Mon mari m’a déjà parlé de toi. J’espère que tu te sens bien ici, dans notre maison. Fais comme chez toi.
Il me sourit, visiblement touché par mes mots.
— Merci madame, vous êtes très gentille.
— Je t’en prie, réponds-je doucement avant de me tourner vers la cuisine.
Mais à peine ai-je fait quelques pas que je m’arrête net. Quelque chose me gêne à le voir faire le ménage chez moi, surtout qu’il est notre invité. Je me retourne vers lui.
— Au fait, Maël, tu n’as pas besoin de faire le ménage ici. Je peux m’occuper de tout, tu sais.
Il relève la tête vers moi, un air sincère dans les yeux.
— Non, madame, cela ne me dérange pas. Je veux vous donner un coup de main, c’est normal.
— C’est gentil, mais ce n’est pas nécessaire, insisté-je. Va prendre ta douche en attendant. Je vais préparer le petit déjeuner pour nous.
Il hésite un instant, puis finit par hocher la tête.
— D’accord, merci madame.
Je lui souris poliment avant de disparaître dans la cuisine.
Là, tout me semble étrangement vide. Je prépare le petit déjeuner comme à mon habitude : du café, du pain grillé, des œufs brouillés.
Quand tout est prêt, je dresse soigneusement la table. Les assiettes sont bien alignées, les tasses à leur place. Tout est parfait du moins en apparence.
Puis, je me dirige vers le bureau de Marc. La porte est entrouverte. Je frappe doucement, mais n’obtiens aucune réponse. En entrant, je le découvre endormi sur le canapé, un dossier posé sur sa poitrine, la tête légèrement inclinée sur le côté.
Je m’approche de lui, lentement, presque avec tendresse. Malgré tout ce que je ressens, malgré la distance qu’il met entre nous, je ne peux m’empêcher de l’aimer encore. Je pose ma main sur son épaule pour le réveiller.
Il sursaute légèrement avant d’ouvrir les yeux. Son regard croise le mien, un peu surpris, un peu fatigué.
— Bonjour mon amour, dis-je d’une voix douce. Le petit déjeuner est prêt.
Il frotte ses yeux, puis se redresse à moitié.
— D’accord, murmure-t-il. Je te rejoins plus tard.
Je reste un instant debout, figée. Mon cœur se serre. C’est toujours la même réponse, la même indifférence.
— C’est compris, dis-je simplement avant de tourner les talons.
Je referme la porte derrière moi.
Je retourne lentement dans la cuisine tout triste.
Je m’assois un instant, le regard perdu dans le vide . Je repense à ce mariage qui n'existe plus mais que je dois continuer de faire semblant. Ôh mon Dieu je suis épuisée.
Je me lève avec cette même tristesse et je m'assois à table en attendant que mon mari vienne me rejoindre.
Quelques minutes plus tard, j’entends des pas s’approcher. Maël entre, propre et souriant, vêtu d’un simple t-shirt blanc et d’un pantalon noir.
Il s’arrête près de la table et me regarde, un peu gêné.
— Wow, ça sent bon vous cuisinez vraiment bien, madame.
Je relève la tête, essayant de lui rendre un petit sourire.
— Merci, Maël. Viens, installe-toi.
Il s’assied en face de moi, encore un peu intimidé. Je verse du café dans nos tasses, puis je pousse vers lui l’assiette de pain grillé.
— Tu prends du sucre ?
— Oui, juste une cuillère, s’il vous plaît.
Je prépare sa tasse, puis la lui tends. Il me remercie d’un signe de tête avant de boire une gorgée.
— Madame, pardonnez-moi si je me trompe, mais vous n’avez pas l’air bien.
Je lève les yeux vers lui, un peu surprise par sa franchise.
— Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
Il hausse doucement les épaules.
— Je ne sais pas. Votre regard on dirait quelqu’un qui a pleuré.
Je détourne la tête, gênée. Mon cœur se serre, et ma gorge se noue. Je force un petit rire pour masquer mon trouble.
— Oh, tu sais, les femmes pleurent parfois sans raison.
— Non, je ne crois pas, répond-il doucement. Les femmes pleurent toujours pour une raison, même si elles ne la disent pas.
Ses mots me frappent comme une vérité que je refusais d’entendre. Il n’a pas tort. Je baisse les yeux sur ma tasse de café, incapable de répondre.
— C’est votre mari ? demande-t-il prudemment, après un long silence.
Je relève lentement la tête. Son regard est sincère, sans jugement. Je sens mes défenses tomber peu à peu.
— Oui, dis-je enfin. C’est compliqué. Très compliqué.
Bien qu'il soit un inconnu pour moi, je lui fais confiance et aussi j'ai besoin de me confier à quelqu'un.
— Vous vous êtes disputés ?
— Non, mais je n'ai pas envie de parler de ça avec toi, s'il te plaît respecte ma décision.
Je me passe une main dans les cheveux, nerveusement.
__ je suis désolé madame, je vous promets que je ne reviendrai plus sur ce sujet. Je voulais juste que vous vous detendiez un peu.
— Tu sais, Maël, le pire dans un couple, ce n’est pas les cris ou la colère. C’est l’indifférence. Quand tu parles, et que l’autre ne t’écoute plus. Quand tu souris, et qu’il ne te regarde plus.
Il reste silencieux, visiblement touché.
— Je suis désolé, murmure-t-il. Vous ne méritez pas ça.
Je souris faiblement.
— Merci. Mais la vie n’est pas toujours comme on la rêve.
Marc nous rejoins plus tard. Maël se précipite pour le saluer poliment avant de revenir s'assoir à table. Je sers le petit déjeuner de mon mari et dans un silence total, nous avons pris le petit déjeuner ensemble.
Marc quitte la maison sans même me dire au revoir. Maël me regarde longuement, puis il soupire.
__ Ça a toujours été comme ça entre vous, madame?
__ De quoi parles-tu?
__ De vous et de votre mari, je veux dire...
__ Assez, Maël, ne te mêle plus jamais de mes affaires.
__ Je suis désolé, madame. Pardonne-moi.
Je n'ai pas répondu, puis je cours vers ma chambre. Je m'effondre en larmes.
À suivre.....
Amour interdit Chapitre 5 : Demande de divorce Je me suis sentie nue, pas seulement dans mon corps, mais dans mon âme. Comme si, d’un seul cri, il m’avait arraché la dernière part de dignité qui me restait. Je me suis enveloppée dans une serviette, les yeux humides, cherchant à retenir les larmes qui menaçaient de tomber.Pourquoi me rejette-t-il ? Qu’ai-je fait pour mériter tant d’indifférence ? Je me regarde parfois dans le miroir et je ne reconnais plus la femme que j’étais. Celle qui riait, qui vibrait, qui croyait à l’amour. Aujourd’hui, je ne vois qu’une femme fatiguée, blessée, qui se bat seule contre un vide immense.Et pendant que l’eau continue de couler dans la salle de bain, moi, je m’effondre en silence, le cœur noyé dans des questions sans réponses.Je quitte la salle de bain sans dire un mot. Je sens encore la chaleur de la vapeur sur ma peau, mais à l’intérieur de moi, tout est glacé. J’ai envie de crier, de pleurer, de comprendre mais je n’ai plus la force.Je m’ass
Amour interdit Chapitre 4Cœur brisé Elle me regarde, surprise.— Oh, allez, ne le prends pas mal Je dis juste ce que je pense. Tu mérites d’être aimée, chérie. De vibrer à nouveau. Regarde ce garçon, il pourrait t’envoyer au septième ciel, crois-moi.Je ferme les yeux, essayant de garder mon calme.— Kelly, ce que tu dis est indécent. Maël est comme un petit frère pour moi, et je ne veux plus que tu insinues ce genre de choses ici. C’est clair ? Kelly baisse un peu les yeux, visiblement gênée par ma réaction.— D’accord je suis désolée, ma belle. C’est juste que je te vois souffrir, et ça me fait mal. Je veux juste que tu sois heureuse.Je m’assieds de nouveau, plus apaisée.— Je sais, Kelly. Mais laisse-moi gérer ma vie à ma façon. J’ai besoin de temps pour comprendre ce que je ressens, pas de tentations supplémentaires.Elle hoche la tête, un sourire tendre au coin des lèvres.— D’accord. Mais promets-moi juste de ne pas t’éteindre à cause d’un homme, d’accord ?Je lui rends son
Amour interdit Chapitre 3La souffrance intérieure Je n'ai pas répondu puis je cours vers ma chambre. Je m'effondre en larmes.Je pleure toutes les larmes de mon corps. Pourtant tant de souffrance seigneur ? J'ai tout ce qu'il me faut mais je n'ai pas la paix du cœur. Mon mari s'en fout de ce que je ressens. Il me néglige tellement.Pendant que je pleure à chaudes larmes, mon téléphone s'est mise à sonner . Je ne voulais pas répondre à l'appel mais la personne insiste . Je finis par essuyer mes larmes avant de reprendre le téléphone.Je fixe l’écran de mon téléphone pendant un long moment avant d’oser décrocher.Le nom de Kelly s’affiche en lettres capitales.Ma cousine. Ma confidente. La seule à qui je peux tout dire sans craindre d’être jugée.Cela faisait un moment qu’on ne s’était pas parlé, et je sais qu’elle s’inquiète pour moi.Je soupire profondément avant d’appuyer sur le bouton vert.— Allô Kelly ? dis-je d’une voix fatiguée.— Ma chérie, enfin ! s’exclame-t-elle avec soul
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Amour interdit Chapitre 1Là où tout à commencer Je jette encore un coup d'œil à la montre et il est 20 heure du soir mais aucun signe de mon mari. Marc a l'habitude de rentrer toujours tard à la maison après le boulot et à chaque fois que j'essaye d'en parler, il trouve toujours des arguments pour me convaincre.Aujourd'hui encore, j'ai fini de faire le dîner et je n'attends que son retour pour passer à table mais il n'est toujours pas rentré alors que je me suis fait très belle pour lui. Je veux passer une soirée agréable avec mon mari . Cela fait maintenant trois mois qu'il ne me touche plus .Marc est un homme d'affaires prospère mais qui n'a presque jamais le temps pour sa petite famille que nous sommes,mon fils et moi. Cette situation me dérange tellement que je commence par en avoir marre. Heureusement qu'il a fait voyager Clovis afin qu'il puisse continuer ses études au Canada avec ses cousins. Au moins là bas, il ne sera pas seul comme ici.J'avoue que je m'ennuie souvent a







