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Chapitre 6 — Disparition et Confrontation

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2025-09-23 07:11:00

Sofia Valente

Le réveil sonne tôt, comme tous les matins. Je suis déjà habillée pour l’entraînement, impatiente de commencer ma séance. À l'entraînement mes mouvements sont précis, le corps chauffé par la routine, les endorphines qui me donnent une énergie claire et pure. Rien ne me prédispose à ce qui va suivre.

Après l’entraînement, je rentre chez moi, encore haletante, et saute sous la douche. L’eau chaude coule sur ma peau, efface la sueur et les tensions, et je me sens vivante, prête à attaquer le reste de la journée. Une fois séchée et habillée, je décide d’appeler mes parents pour un moment léger, un échange de banalités et de rires, qui me rassure, me recentre dans ma vie simple, linéaire.

Après le coup de fil, je prépare un repas rapide, que je déguste en relisant quelques notes de travail. La fatigue se fait sentir malgré tout, et je décide de m’accorder une sieste. Les yeux clos, je m’endors rapidement, bercée par la chaleur de l’après-midi.

Mais lorsque je m’éveille, le monde a changé. La lumière n’est plus celle de ma chambre, familière et rassurante. Je cligne des yeux, cherchant à comprendre. Le sol est différent, l’espace étrange, étouffant. Et puis je le vois. : lui.

L’homme que j’ai giflé. Il est assis dans un fauteuil en face du lit où je me trouve, son regard fixe le mien, implacable et pesant. Mon cœur rate un battement. La panique me traverse, mais je m’efforce de rester digne, de ne pas céder à la peur immédiate.

— Où… où sommes-nous ? demandai-je, la voix tremblante malgré moi. Que veux-tu ?

Il reste silencieux un instant, me laissant suspendue entre inquiétude et rage. Puis, lentement, sa bouche s’ouvre. Sa voix est basse, mesurée, presque joueuse.

— Je crois que tu sais très bien pourquoi tu fais ici, Sofia.

Je fronce les sourcils, incapable de comprendre. Mon corps se raidit, prêt à réagir.

— Non. Je… je ne comprends pas. Qui es-tu ? Je ne te laisserai pas…

Il sourit, un rictus qui ne promet rien de bon. Ses yeux ne quittent pas les miens, et je sens son contrôle s’imposer comme une pression invisible. Chaque geste, chaque respiration, chaque silence me rappelle que je suis vulnérable.

— Tu as été… insolente, me dit-il enfin. Une audace que peu de gens osent. Et moi… je ne peux pas laisser passer ça.

La colère monte, brûlante, prête à éclater.

— Insolente ? hurlais-je presque. Tu n’as aucun droit ! Je ne t’ai rien fait !

Il rit, doucement, presque un murmure, mais le son m’envoie un frisson glacé.

— Oh, Sofia… tu crois vraiment que tout est simple ? Que la vie continue comme avant après ce que tu as fait ?

Je me redresse sur le lit, le corps tendu. Mes poings se serrent, et une dispute éclate. Chaque mot est une arme, chaque phrase un bouclier. Je refuse de me soumettre, mais je sens son emprise grandir, subtilement, psychologiquement. Il ne touche pas, et pourtant je le sens partout. Chaque mouvement de sa part est calculé, chaque silence un défi.

Mon esprit tourne à toute vitesse, cherchant une issue, un plan, une possibilité d’échapper à cette situation absurde et effrayante. Mes yeux balaient la pièce, cherchent des objets à ma portée, une sortie, un indice, mais tout est contrôlé, chaque détail pensé pour me rappeler mon impuissance.

— Qu’est-ce que tu veux de moi ? insistai-je, la voix tremblante mais déterminée.

Il incline légèrement la tête, un sourire cruel sur les lèvres.

— Te faire comprendre… que défier Leonardo D’Amaro n’est jamais sans conséquence.

Je reste figée, réalisant peu à peu que je suis entrée dans un jeu que je n’avais même pas imaginé, un terrain où chaque geste, chaque souffle, chaque regard sera calculé et observé. La chasse a commencé, et moi… je suis au centre.

Mon cœur bat la chamade, la peur se mélange à une rage qui me brûle de l’intérieur. Chaque fibre de mon corps veut se lever, crier, fuir… mais l’angoisse me cloue. Je sens qu’il lit chacun de mes mouvements, que rien n’échappe à sa perception, et je comprends que ma résistance seule pourrait ne pas suffire.

— Si tu crois… murmurai-je, la voix tremblante mais ferme, que tu peux m’intimider… tu te trompes, dis-je, les yeux brillant de défi. Je ne te connais pas, et je ne veux rien connaître de toi .

Il sourit encore plus largement, comme si ce mélange de peur et de défi le fascinait.

— Oh, Sofia… c’est exactement ce que je voulais entendre. La peur, la colère, la fierté… tout cela m’intéresse. Et toi… tu vas me montrer combien tu es audacieuse… avant de comprendre que tu ne pourras jamais vraiment me défier.

Le silence s’installe, lourd, oppressant, et je sens que chaque seconde devient un instrument de tension, une pièce du puzzle cruel qu’il a commencé à assembler autour de moi. Je ne sais pas ce que demain apportera, mais une chose est certaine : la partie a

commencé, et je ne suis plus seulement une spectatrice.

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