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Chapitre 5 : À lui 2

作者: Déesse
last update 公開日: 2026-02-17 22:34:55

Luna

La douleur se transforme instantanément en une vague de plaisir qui me fait cambrer le dos. Ses yeux brillent, satisfaits, tandis qu’il observe ma réaction.

— Tu aimes ça, n’est-ce pas ? Être regardée. Être touchée. Être utilisée.

Je devrais nier. Je devrais le gifler, lui crier de me lâcher, de me rendre ma dignité. Mais quand sa main libre descend le long de mon ventre, effleurant la soie humide de ma culotte avant de la tirer d’un geste sec, le seul son qui sort de ma gorge est un gémis
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    Luna Un soir, Alex m’emmène dans le jardin. Le crépuscule embrase le ciel de rose et d'orange, les dernières lueurs du jour se reflètent dans les vitres de la maison. Les lampions sont allumés, suspendus aux branches du tilleul, leurs ampoules tamisées qui éclairent la pelouse d'une lumière douce et irréelle. Des bougies vacillent sur le banc, sur la table en bois, sur les marches de pierre. Thomas est assis sur le banc sous le tilleul, un verre à la main, un verre de vin rouge qui reflète la lumière comme un rubis. Il ne dit rien. Il regarde. Il attend. — Qu’est-ce qu’il y a ? je demande. — Assieds-toi. Il me prend la main. Ses doigts tremblent — Alex qui tremble, Alex qui n'a jamais tremblé devant moi, qui a toujours affiché cette assurance calme de l'homme qui contrôle tout.

  • Baise-moi encore 3   CHAPITRE 116— Les Ajustements

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  • Baise-moi encore 3   CHAPITRE 114— Les Négociations

    Luna Les jours qui suivent notre pacte sont étranges, suspendus entre l'incrédulité et l'espoir comme un bateau pris au large entre deux courants contraires. Thomas a sorti un grand cahier, celui qu'il utilisait pour ses enquêtes , un cahier à spirales, couverture cartonnée noire, les pages pleines de notes serrées et l'a posé sur la table de la véranda. Des pages blanches, vierges, prêtes à recevoir les règles de notre nouvelle vie. Il a rangé son carnet noir, celui des douleurs, au fond d'un tiroir, et a ouvert ce livre vierge, celui des commencements. Ce geste m'a serré le cœur : il tournait la page, littéralement, physiquement, symboliquement. La véranda baignait dans la lumière dorée de fin d'après-midi. Les carreaux anciens, gondolés par les années, laissaient entrer ce soleil printanier qui faisait briller les poussières en suspension. Le jardin, au-delà des vitres, explosait de vie : les tulipes rouges et jaunes

  • Baise-moi encore 3   CHAPITRE 113 — L'Incrédulité

    Luna Le soleil se lève sur le jardin. Les rayons d’or traversent les branches du tilleul, dessinent des ombres mouvantes sur la pelouse, font étinceler les gouttes de rosée accrochées aux brins d’herbe. Je n’ai pas dormi. Je suis restée éveillée, à repasser les mots de Thomas, à les tourner, les retourner, tenter d’en saisir le sens profond. Une vie à trois. Officielle. Pas en cachette. Pas en secret. Les yeux grands ouverts dans la pénombre, j’ai écouté le silence de l’aile Est , aucun bruit, aucun souffle. Thomas dormait dans sa chambre, derrière la porte close. Alex devait être éveillé aussi, de l’autre côté de la pelouse, à regarder le même ciel blanchir. Je n’y crois pas encore. Ni à la proposition. Ni à la suite. Ni à l’avenir. Alex m’appelle avant même que j’aie bu mon premier café. La sonnerie du téléphone déchire le silence matinal. — Tu as bien entendu ? Il a dit "tous les trois" ? — Oui. — Tu crois qu’il va tenir ? — Je ne sais pas. Et toi ? — Je ne sais pas non

  • Baise-moi encore 3   CHAPITRE 112 — La Proposition de Thomas

    Luna La discussion dure des heures. Le vin coule, les bougies s’éteignent une à une, laissant la place à la seule lampe du plafond. La nuit envahit la pièce, opaque, dense, comme un voile jeté sur nos tristesses. La lune, derrière la fenêtre, éclaire le jardin d’une lumière blafarde, découpe les ombres du tilleul sur la pelouse comme des doigts squelettiques. Thomas parle de son enfance, de ses parents, de cette maison où il a cru que l’amour était simple, éternel, transparent. Il évoque les dimanches matin, quand son père préparait des crêpes et que sa mère les rejoignait en robe de chambre. L’odeur de la poudre à lever et du sucre, le bruit du fouet dans le saladier, les rires qui montaient jusqu’à la charpente. — J’ai voulu la même chose, dit-il. Une seule femme, un seul amour, une seule vie. Sa voix est lasse, presque résignée. Il ne me regarde pas. — Ça n’existe pas, Thomas. L’amour parfait. L’amour simple. Ça n’existe pas. — Si, Luna. Pour certains. Pour d’autres non. Il

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