Home / Romance MM / Brisée, Puis Reine de la Mafia / Chapitre 4 Une invitation inattendue

Share

Chapitre 4 Une invitation inattendue

Author: F.M Dimanche
last update Huling Na-update: 2025-07-21 21:43:44

Mara

Je ne sais pas si c’est la fatigue, la routine, ou simplement cette impression d’être de trop ici… mais ce matin, quelque chose en moi a changé. Je le sens. En me regardant dans le miroir, je ne vois plus seulement une fille brisée. Je vois une fille qui lutte pour tenir debout, même quand personne ne l’aide.

Après une courte nuit, je me lève avec cette boule dans la gorge. Je prends ma douche en silence, je range ma chambre comme d’habitude, puis je descends sans un mot. Il y a toujours du monde au salon, et pourtant je me sens terriblement seule.

Je prends mon petit déjeuner rapidement. Ma tante, fidèle à elle-même, me lance : — Quand tu rentres, passe à la pharmacie pour moi.

Je hoche la tête. Même plus la force de répondre.

Quand j’arrive au magasin, Josh me lance un sourire : — Hey Mara ! T’as pas l’air en forme ce matin, tout va bien ?

Je force un sourire. — Ouais, juste une nuit courte.

Je la remercie du regard. Si seulement je pouvais tout raconter… Mais par où commencer ? Que je me sens étrangère chez moi ? Que l’absence de mes parents me ronge chaque jour un peu plus ?

La journée passe lentement. Je m’occupe, je souris aux clients, je joue mon rôle. Mais à l’intérieur, c’est le chaos.

Alors que je repliais une pile de vêtements, un homme entra. Grand, bien habillé, le regard assuré. Il me demanda conseil sur une chemise et, après quelques échanges, il décida d’en prendre trois d’un coup.

— Vous m’avez bien conseillée, me dit-il en souriant. Je reviendrai.

Il me laissa un généreux pourboire, glissé discrètement dans ma main. Je restai un instant figée, presque surprise. Peut-être que c’était mon jour de chance.

Je repris le travail avec une énergie nouvelle. Chaque cliente me semblait plus facile à satisfaire, et les ventes s’enchaînaient. La journée passa plus vite que d’habitude.

Alors que je rangeais les derniers articles avant la fermeture, une silhouette familière apparut près de la porte d’entrée. Mariam.

— Hey, t’es prête ? lança-t-elle avec un grand sourire.

Je hochai la tête, ravie de la voir. Elle avait toujours cette énergie contagieuse.

— Viens, on va prendre un petit truc à manger. J’ai des potins à te raconter.

On marcha jusqu’à une petite boulangerie pas loin. Assises sur une terrasse, un pain au chocolat et un smoothie à la main, Mariam se pencha vers moi, les yeux brillants d’excitation.

— Tu vas pas me croire… Jonathan et moi, ça va mieux. Il m’a invitée à dîner ce soir.

— C’est une bonne nouvelle, dis-je en souriant. Je suis contente pour toi.

— Oui, mais… (elle fit une petite grimace malicieuse) il sera avec un ami à lui. Du coup, il m’a proposé qu’on vienne toutes les deux. Ce serait sympa, non ?

Je faillis m’étouffer avec une gorgée de smoothie.

— Moi ? Non, Mariam, tu sais très bien que je suis pas dans ce mood. J’ai besoin de calme, pas d’un double rencard.

— Roh, arrête ! me coupa-t-elle en riant. Tu juges trop vite. Et puis, l’ami de Jonathan est un vrai beau gosse. Peut-être que toi et lui, ça pourrait coller… Qui sait ?

— Tu rigoles ?! Tu veux me caser avec un inconnu, maintenant ?

— Ce n’est pas un mariage hein ! Juste un dîner, entre adultes. Et puis, tous les hommes ne sont pas les mêmes, Mara. Il faut que tu te donnes une chance.

Je soupirai longuement. Une part de moi avait envie de rester dans ma routine. Mais l’enthousiasme de Mariam était désarmant… et un peu contagieux.

— Bon… d’accord, mais c’est bien parce que tu insistes.

— Yessss ! s’écria-t-elle en tapant dans ses mains. Allez, direction le centre commercial. Il faut que tu sois canon ce soir.

— Attends, quoi ? On va acheter une robe maintenant ?

— Évidemment. Tu vas pas porter ton uniforme de vendeuse à un dîner !

Je me laissai entraîner, moitié amusée, moitié terrifiée.

Arrivées au centre commercial, on entra dans une boutique chic. Mariam fouillait les portants comme une furie.

— Essaie celle-là, et celle-là aussi ! cria-t-elle en me lançant deux robes.

J’en essayai plusieurs. Trop longues, trop simples, trop flashy… Rien ne me convenait.

Puis, Mariam poussa un cri derrière moi.

— Celle-là ! cria-t-elle comme si elle venait de découvrir un trésor.

Elle me montra une robe noire. Courte. Sexy. Une vraie bombe.

— Non. Hors de question, dis-je aussitôt.

— Arrête un peu ! Elle est parfaite pour toi. Faut que tu respires un peu, que tu changes d’air. Juste pour une soirée.

Je la fixai, hésitante. La robe était sublime, mais clairement provocante. Tout ce que je ne portais jamais.

— Tu vis comme une grand-mère, soupira-t-elle. T’es jeune, t’es belle. Tu vas pas rester coincée toute ta vie, si ?

Je soufflai… puis cédai.

— D’accord. Mais juste pour ce soir.

Elle leva les bras au ciel, triomphante.

— Tu vas faire tourner des têtes, je te jure.

On passa à la caisse, puis on quitta le centre commercial. Sur le chemin du retour, on parla de tout et de rien. Du dîner à venir. Des robes. De nos rêves un peu fous.

Arrivée près de chez moi, je la remerciai.

— À ce soir, hein ? s’écria-t-elle en s’éloignant. Sois prête !

Je rentrai à la maison. Ma tante m’avait laissé quelques tâches à faire, que je m’empressai de finir. Puis je dînai rapidement, l’estomac déjà noué par l’idée de ce fameux dîner.

Quand je montai dans ma chambre, la robe était là, suspendue à mon armoire.

Elle brillait presque dans la pénombre.

Je n’étais pas prête, mais… j’avais dit oui.

Et il était trop tard pour reculer.

Mais mon esprit revient sur l'inconnu de la soirée, l'ami de Jonathan

Patuloy na basahin ang aklat na ito nang libre
I-scan ang code upang i-download ang App

Pinakabagong kabanata

  • Brisée, Puis Reine de la Mafia    Chapitre 40 : L'Ange Exterminateur

    Inès Mes genoux me brûlent encore. Chaque fois que je ferme les yeux, je revois le reflet de mon propre visage dans l'eau sale du seau, alors que Maria me surplombait avec ses chaussures à mille euros. L’odeur de l’eau de Javel semble s'être incrustée sous mes ongles, un rappel permanent de mon humiliation. Elle m'a tout pris : ma fierté, mon autorité dans cette maison, et même le respect de ma mère qui, maintenant, tremble dès qu'on prononce le nom de sa nièce. Je marche dans les rues de Marseille sans but précis, le regard vide. Je n'ai plus d'argent, plus de voiture, et mon nom ne vaut plus rien. Les créanciers de ma mère, sentant l'odeur du sang et la fin de notre protection, ont commencé à se montrer plus insistants. C’est arrivé au coin d'une ruelle sombre, près du Vieux-Port. Trois types, le genre de brutes que mon père employait autrefois, m'ont barré la route. — Alors, la petite princesse déchue ? Il paraît que ta maman nous doit trois mois d'intérêts, a ricané le plus g

  • Brisée, Puis Reine de la Mafia    Chapitre 39 : Le Vernissage des masques

    Elias Le soir même, nous franchissons les portes de la galerie. À mon bras, Maria est une vision de puissance dans sa robe de soie. Julian s'avance, un sourire carnassier aux lèvres. — Elias. Maria. Quel plaisir de voir que le port n'a pas encore sombré sous votre... administration. — On ne sombre pas quand on sait diriger, Julian, rétorquai-je d'une voix glaciale. On s'élève. Tes tableaux sont jolis, mais ils manquent de relief. Un peu comme tes ambitions. Julian laisse échapper un petit rire, faisant tourner son verre. — Toujours aussi direct. Et Maria... impressionnante. Passer de l'ombre à la lumière d'un tel lustre, c'est un tour de force. Mais la lumière finit souvent par brûler ceux qui n'y sont pas nés. Maria ne cille pas. Elle le fixe avec un mépris souverain. — La lumière ne brûle que ceux qui ont des choses à cacher, Julian. Pour ma part, je n'ai jamais été aussi lucide. Le jeu de piques dure toute la soirée. Varga tente de nous diviser par des allusions subtiles. O

  • Brisée, Puis Reine de la Mafia    Chapitre 38 : Le Gant Jeté

    Maria Le soleil de la Côte d'Azur traverse les grandes baies vitrées de la salle à manger, découpant des rectangles de lumière dorée sur la nappe en lin blanc. C’est un matin paisible, du moins en apparence. Elias est assis en face de moi, parcourant les rapports financiers des docks tout en sirotant son café noir. Je me sens encore enveloppée par la douceur de la nuit passée, une sérénité nouvelle qui semble ancrée au plus profond de moi depuis que j’ai vu Inès s'effondrer. Le silence est rompu par l'entrée d'Anton. Il ne marche pas avec sa nonchalance habituelle ; son pas est militaire, son visage, une pierre taillée. Dans ses mains gantées, il tient un plateau d'argent sur lequel repose une enveloppe noire, épaisse, scellée d'une cire rouge sombre. — Patron. Madame. Ceci a été déposé à la grille il y a dix minutes. Par un homme en costume, dans une voiture que nous ne connaissons pas. Il a simplement dit que c'était pour "la Reine du port". Elias lève les yeux, ses sourcils se

  • Brisée, Puis Reine de la Mafia    Chapitre 37 : L'Invitation Inattendue

    JulianLe rapport était sur mon bureau, épais et détaillé. Chaque ligne était une fenêtre ouverte sur le passé de Maria, une révélation glaçante. Elle n'était pas juste une orpheline. Elle était une esclave moderne, brisée, humiliée par sa propre famille. La vengeance n'était pas un caprice pour elle ; c'était un besoin viscéral, le carburant qui la faisait avancer.— Alors, patron ? dit mon assistant, Dante, un homme loyal et efficace, mais qui manquait cruellement de mon flair pour le drame. Qu'est-ce qu'on fait de tout ça ? On la frappe avant qu'elle ne prenne trop de puissance ?Je levai les yeux de la pile de documents, un sourire lent et calculé étirant mes lèvres.— Non, Dante. On ne la frappe pas. On l'invite à dîner.Dante me regarda comme si j'avais perdu l'esprit.— L'inviter ? Le bras droit d'Elias ? C'est une folie ! Elle est dangereuse.— C'est justement ça qui la rend intéressante. Et elle n'est pas "le bras droit d'Elias". Elle est bien plus que ça. Elle est son œil, s

  • Brisée, Puis Reine de la Mafia    Chapitre 36 : Le Calme avant la Tempête

    Maria La route vers la villa n’a jamais semblé aussi courte. À l’arrière de la berline, je regarde le paysage défiler, mais mon esprit est encore dans ce bureau, savourant l’image d’Inès s’enfuyant comme un rat pris au piège. Une satisfaction sourde, presque physique, pulse au rythme de mon cœur. Quand je franchis le seuil de la maison, l’atmosphère change. Ici, l’odeur du cuir, du tabac de luxe et du parfum boisé d’Elias remplace la froideur stérile des gratte-ciels. Je retire mes talons aiguilles, sentant le contact frais du marbre sous mes pieds fatigués. Je n'ai qu'une envie : tout oublier, le temps d'une soirée. Je trouve Elias sur la terrasse, face à la mer qui s'assombrit sous un ciel de velours étoilé. Il a retiré sa veste, les manches de sa chemise blanche sont retroussées sur ses avant-bras puissants. Il tient un verre de cristal à la main. En m'entendant approcher, il se tourne et son regard s’éclaire d'une lueur que lui seul possède pour moi. — Ma reine est de retour,

  • Brisée, Puis Reine de la Mafia    Chapitre 35 : Le Château de Cartes

    Tante Margot Le salon n'est plus ce qu'il était. La poussière semble s'accumuler plus vite que mon courage, et les rideaux de velours, autrefois symbole de notre prestige, sont désormais lourds d’une odeur de déclin que je m’efforce d’ignorer. Je siffle nerveusement mon thé, les yeux fixés sur l’horloge. Inès devrait être de retour. Si elle décroche ce poste chez E.M. Holdings, nous pourrons enfin éponger les dettes qui s'accumulent et faire taire ces créanciers qui osent nous appeler à l'heure du dîner. — Maman ! Tu as vu mon nouveau sac ? Je lève les yeux vers Kelly. Ma seconde fille entre dans la pièce avec cette démarche provocante qui me fait grincer des dents. Elle porte une robe en cuir synthétique si courte qu'on dirait une ceinture, et ses talons compensés claquent vulgairement sur le parquet. Son maquillage est trop lourd, ses cils sont des brosses à mascara, et elle dégage un parfum bon marché qui m'écœure. — Kelly, je t’ai déjà dit de ne pas t'habiller comme... comme

Higit pang Kabanata
Galugarin at basahin ang magagandang nobela
Libreng basahin ang magagandang nobela sa GoodNovel app. I-download ang mga librong gusto mo at basahin kahit saan at anumang oras.
Libreng basahin ang mga aklat sa app
I-scan ang code para mabasa sa App
DMCA.com Protection Status