LOGINAprès avoir bouclé une montagne de dossiers pour son premier jour, Arturo était complètement sur les rotules. Il était déjà 17h30 passées, et l’idée de rentrer tôt lui trottait dans la tête. Dormir tôt pour pouvoir rêver un peu plus de cette mystérieuse femme qui hantait ses pensées...
Alors qu’il rangeait ses affaires, la porte s’ouvrit brusquement. Pablo fit irruption, arborant son large sourire contagieux. « Je savais que je te trouverais ici, mon vieux. » Arturo, l’air épuisé : « Qu’est-ce que tu veux, Pablo ? » Pablo, en mode relax : « Oh, détends-toi, mec. Devine quoi ? » Arturo, déconcerté : « Écoute, je suis crevé, Pablo, pas trop le temps, alors crache le morceau. » Pablo, faussement déçu : « Je viens t’inviter, tu sais où. » Arturo secoue la tête : « Pas ce soir, je suis claqué. Je compte me reposer. » Pablo, taquin : « C’est la fatigue ou tu veux juste filer retrouver ta petite femme imaginaire dans votre monde de rêve ? » Arturo, énervé : « Salaud ! C’est pour ça que je te raconte rien. IMBÉCILE ! » Pablo, en riant : « Calme-toi, ce n’est qu’une blague. » Arturo, sarcastique : « De très mauvais goût, merci. » Pablo, plus sérieux : « Ok, ok, je m’excuse. Mais cette meuf te change, je te reconnais plus, mon pote le tombeur. » Arturo, feignant la colère : « N’importe quoi ! Je suis toujours le même. » Pablo, défiant : « Ah oui ? Prouve-le-moi alors. » Arturo, défi relevé : « Parfait, on va dans ce club. Tu verras que je suis toujours le même. » Un sourire victorieux éclaire le visage de Pablo. Il avait réussi à sortir son pote de sa tanière. Ils quittent l’entreprise, montent dans leurs voitures respectives, direction : *POKER CLUB * Le brouhaha est assourdissant, on ne s’entend même plus parler. Pablo traîne Arturo vers une table où deux jolies filles les attendent, prêtes à mettre le feu à la soirée... « Hey les filles, voilà qui je vous ramène, mes beautés. Occupez-vous bien de lui ! » lança Pablo en souriant. L’une d’elles s’approcha d’Arturo, un éclat de malice dans les yeux. Sans prévenir, elle posa ses lèvres contre les siennes dans un baiser sensuel. Arturo se laissa emporter, franchissant sans réfléchir la frontière du plaisir. Ils se levèrent et gagnèrent la pièce VIP, un sanctuaire où ils pourraient se perdre loin des regards indiscrets. Au cœur de leur étreinte, l’image de la mystérieuse femme surgit dans l’esprit d’Arturo. Il la vit, les larmes coulant sur ses joues, puis elle disparut. Soudain, il s’arrêta net. « Je ne peux pas... désolé, » murmura-t-il, brisé. La fille, surprise, demanda d’une voix aiguë : « Eh, mon chou, ça va ? » Il fouilla dans sa poche, lui tendit une liasse de billets. « Prends ça et disparais. » Sans attendre, il quitta le club, évitant de prévenir Pablo, trop occupé pour être interrompu. Chez lui, il se précipita dans sa chambre, fila à la douche, puis s’effondra sur son lit, épuisé. --- *Dans son sommeil* Elle apparut, les larmes aux yeux. « Alors, tu n’as pas respecté ta promesse... » Il murmura, agité : « Pourquoi le ferais-je ? Qu’est-ce qui prouve que tu es réelle, et non le fruit de mon imagination, ou pire, de mon désir ? » Elle répondit d’une voix douce et ferme : « Je suis réelle, mon amour. Mais à cause de toi, notre rencontre se retarde encore. » Il hésita : « Prouve-le-moi, et je te resterai fidèle aussi longtemps que tu voudras. » Elle fit un geste, l’invitant à s’approcher. « Embrasse-moi, et fais de moi ce que tu veux. » Il esquissa un sourire amer : « Tu vas encore disparaître, comme d’habitude. » « Non, pas aujourd’hui. Je te promets de rester... plus longtemps. » Il secoua la tête, dubitatif : « Je ne te crois pas. » « Tu veux une preuve, n’est-ce pas ? Alors écoute bien : si tu continues à hésiter, tu ne l’auras jamais. Voici ma preuve, et à toi de décider si tu la veux ou non. » Elle commença à se déshabiller lentement, chaque geste calculé pour attiser son désir. La tension monta dans la pièce, jusqu’à ce qu’elle se retrouve nue devant lui, vulnérable et puissante à la fois. Arturo la dévora du regard, de la tête aux pieds. Puis, lentement, il fit le tour d’elle, gravant chaque détail dans sa mémoire comme un tableau précieux. Avec un sourire satisfait, il la rapprocha de lui. Le contact réel lui arracha un frisson de plaisir. « Tu vois, mon amour, que je suis bien réelle. » Il secoua la tête, encore insatisfait. « Non, ce n’est pas assez. Je veux plus. » Elle plongea son regard dans le sien, faisant naître un feu ardent en lui. Arturo avala sa salive, pris au piège. « Je te veux... entièrement. » Un sourire se dessina sur ses lèvres. « Alors vas-y, prends-moi. » Elle rapprocha doucement ses lèvres des siennes, caressant son dos nu. Leurs baisers s’intensifièrent, plus profonds, plus vrais. Ce n’était pas leur premier baiser, mais celui-ci portait une promesse de passion nouvelle, la douceur de sa peau éveillant en lui une joie profonde. « Oui, je te crois maintenant. Je t’aime comme un fou, si tu savais... » « Moi aussi, mon amour. Sois-moi fidèle, cœur. » Il caressa tendrement son visage, la faisant sourire. Ils se perdirent l’un dans l’autre. « Dis-moi... ton prénom. » Elle répondit en un murmure, esquivant son désir de savoir : « Pas maintenant, sois patient, mon amour. » Puis elle disparut, laissant derrière elle un parfum de mystère. À SUIVRELes sirènes hurlaient. Les ambulanciers s’affairaient. Les journalistes s’entassaient déjà derrière les rubans de sécurité, capturant chaque seconde de ce chaos sanglant.Le corps sans vie de Sonia Vidal, recouvert d’un drap blanc, fut emporté par la Croix-Rouge, pendant que Paul et Bruno étaient installés d’urgence dans deux ambulances distinctes, tous deux entre la vie et la mort.Soudain, une voiture noire s’engouffra dans la parcelle. C’était Arturo, accompagné d’Elsa, sa femme. Dès qu’il vit les civières, la panique s'empara de lui.Il courut, mais s'arrêta net en voyant le corps inerte de sa mère sous le drap. Son cœur sembla lâcher d’un coup, ses jambes tremblaient. Il n’avait pas encore entendu toute la vérité, mais l’image suffisait.— Non… non… pas maman… c’est pas vrai… hurla-t-il, la voix brisée.Elsa, bouleversée, l’enlaça fermement, tentant de contenir son chagrin.Quelques heures plus tôt, ils étaient paisiblement
La balle reçue par le commissaire Jimmy s’était logée dans son bras droit, traversant la chair avec violence. Sous la douleur, il roula instinctivement derrière sa voiture pour se mettre à couvert, les dents serrées, le souffle court.Il dégaîna son arme avec difficulté, mais détermination. Sa main tremblait légèrement, pourtant son regard restait alerte. Il voulait vivre.Il devait vivre.À travers l’ombre, il aperçut une voiture noire sans plaques s’arrêter en crissant sur le bitume. Une femme en sortit, suivie de trois hommes armés jusqu’aux dents, massifs, menaçants.L’un d’eux hurla :— Jimmy ! Sors de là comme un homme, t’es foutu de toute façon !Le commissaire reconnut aussitôt cette voix rauque, familière… Michel. Son propre coéquipier.— Espèce de traître… grogna Jimmy entre ses dents. Je le savais.— Hé ouais, vieux. C’est la rue qui parle. Avec un salaire de misère, comment tu veux que je
_"Je n’aurais jamais pu le supporter…" — c’est sur cette phrase que nous nous étions arrêtés. Reprenons !_— Je n’aurais jamais supporté de te perdre, Elsa, murmura Arturo, les yeux humides. Tu es mon souffle, ma lumière, mon essentiel… Je t’aime plus que ma propre vie.Il la serrait fort contre lui, comme s’il avait peur qu’elle disparaisse à nouveau. — Promets-moi… promets-moi de ne jamais me quitter, quoi qu’il arrive.— Je suis là, mon amour… et je ne vais nulle part, répondit Elsa, la voix tremblante mais douce, blottie contre son torse.Un hurlement de sirène résonna au loin, se rapprochant rapidement. Quelques minutes plus tard, une voiture de police s’arrêta en crissant. Le commissaire Jimmy en descendit, accompagné de deux officiers.— Arturo, raconte-moi ce qui s’est passé, dit Jimmy d’un ton grave.Arturo hocha la tête et reprit tout ce qu’Elsa lui avait confié. Il parlait vite, avec colère, mais sans rien omettre. Qu
— Anh... bébé... gémit-elle doucement, le souffle court. — Mon amour, on est encore en pleine route... Garde toutes ces envies pour moi quand on sera arrivés, dit Bruno d'une voix à la fois amusée et troublée. — D'accord... répondit Keylan en boudant, les bras croisés, un air faussement vexé sur le visage. Bruno éclata de rire en la regardant du coin de l’œil, attendri par sa moue enfantine. Sans attendre, il accéléra légèrement et se dirigea vers l’hôtel le plus proche. À peine garé, il régla la chambre pour quelques heures auprès de la réceptionniste. — Passez un bon séjour, leur lança-t-elle avec un sourire entendu. — Merci, répondirent-ils à l’unisson. Escortés jusqu’à la porte par un employé, Bruno lui glissa un généreux pourboire. Dès que la porte fut refermée derrière eux, Keylan se jeta littéralement sur lui, l’embrassant à pleine bouche. Bruno referma la porte d’un coup de pied, pris par surprise mais amusé.
En vérité, j’avais tout entendu… Cette conversation entre Michel et cette mystérieuse femme n’avait rien d’innocent. Depuis quelque temps, je ne faisais plus confiance à mon adjoint. Il était devenu… louche. Trop d'opulence pour un simple agent de l'État. De belles voitures, des vêtements de luxe, et surtout… une villa flambant neuve. Tout cela avec notre misérable salaire de policiers ? Impossible. Être flic, c’est accepter de vivre dans la précarité. Nous ne roulons jamais sur l’or, et encore moins sur le luxe. Mais lui ? Il brillait comme un politicien corrompu.C’est là que j’ai commencé à enquêter sur lui. Et ce que j’ai découvert m’a profondément dégoûté.Michel touchait des pots-de-vin… Des politiciens, des criminels… et pire, il faisait disparaître les preuves, maquillait les scènes de crime, étouffait les affaires en échange de billets sales. Mais pas cette fois. Pas dans cette affaire. Cette mystérieuse femme, elle f
— Allô ! Bébé, tu es où ?— À la maison, mon cœur. Je suis en train de finir de préparer, répondit Keylan d'une voix douce.— Tu penses finir à quelle heure, mon amour ? J’aimerais tellement qu’on passe un moment juste tous les deux…Tu me manques, tu n’as pas idée. Je suis sous pression au boulot, je me sens vidée.Tu sais que t’es mon antidépresseur naturel ? Mon anti-stress en chair et en os.Keylan sourit, touchée par tant d’amour. — Bébé, j’ai presque terminé. Si tu veux, viens me chercher.— Dis juste un mot, et j’arrive comme un doudou prêt à te dorloter.— Ohhh, mais que t’arrive-t-il, mon cœur ? dit-elle en riant doucement. — C’est simple : tu me manques. J’ai besoin de te sentir près de moi.— Alors viens, je t’attends, répondit-elle tendrement.Bruno raccrocha, le cœur léger, un sourire accroché aux lèvres. Il rangea rapidement ses affaires.— Monsieur, où allez-vous ? demanda Sydney, la secrétai







