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Chapitre 2

ผู้เขียน: Les plumes de Jenn ink
last update ปรับปรุงล่าสุด: 2026-01-29 03:33:48

 Je m’arrête à la hauteur du rocher, je reconnais l’endroit qu’elle me désignait. Nous descendons près du ruisseau, mon cœur s’accélère au fur et à mesure que nous nous rapprochons. Je ferme les yeux car je sais déjà ce que je vais trouver. C’est en entendant Thomas injurier l’assassin que je réalise que mon cauchemar est réel. Ce n’est plus un corps en décomposition que nous trouvons, mais un squelette. Impossible de reconnaître la dépouille de Mélisande. Bouleversée par ces capacités que je ne comprends pas, des larmes coulent sur mes joues, mes jambes sont en coton, je suis sur le point de m’évanouir. Je ressens toute sa souffrance au moment de sa mort et c’est insoutenable, je tombe à genoux, secoués par des sanglots. Thomas me soutient comme il peut car lui aussi est dévasté et s'effondre à son tour. Il nous est impossible de parler, bien trop bouleversés par notre terrible découverte. Il me caresse la joue et me tend un mouchoir en papier. Je le saisis par réflexe et m’essuie les yeux en reniflant.

— Pardon d’avoir douté ! dit-il en essuyant ses larmes.

— Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? demandé-je, avec le nez bouché.

— Putain ! C’est impossible ! Qui a pu faire une chose pareille ? On doit prévenir la gendarmerie ! On n’a pas le choix Élé ! Même si ce n’est pas elle, il y a un cadavre !

— Mais comment va-t-on justifier de notre présence, ils vont nous demander un tas de choses et je ne peux pas leur raconter comment je l’ai su !

— Nous expliquerons que nous nous promenions là par hasard !

— Et s’ils ne nous croient pas ?

— Pourquoi ils ne le feraient pas ?

— J’ai un mauvais pressentiment ! Comme si un danger rôdait au-dessus de nous et je n’ai aucune idée de ce que c’est !

— S’il s’agit bien d’elle, nous devons l’aider, elle ne t’a pas amenée jusqu’ici pour rien ! Elle veut peut-être que nous découvrions son assassin ! ajoute-t-il.

— Vas-y, appelle les flics ! Moi je ne peux pas !

Frédéric Montrobert vient d’arriver sur les lieux, ses hommes sont en train de délimiter un périmètre de sécurité autour de notre macabre découverte. Ensuite, il nous interroge chacun notre tour, puis demande à Thomas de le suivre.

— Attendez, où l’emmenez-vous ? On ne sait même pas de qui il s’agit !

— À la gendarmerie ! Il passera la nuit en garde à vue, nous avons d’autres questions à lui poser. Il était présent à cette soirée, son témoignage va dans ce sens, sinon comment expliquez-vous la découverte de ce corps à l’endroit où cette jeune fille a disparu, il passera la nuit au poste. Nous l’interrogerons demain matin, me répond l’officier.

— Vous vous trompez, il n’y est pour rien !

— Élé ! Laisse tomber ! Ne t’inquiète pas pour moi.

— Non, s’il vous plaît, écoutez-moi, je vous en prie ! Je vais tout vous expliquer !

— À moins que vous ne soyez complice ! Ça ne sert à rien de le défendre jeune fille, c’est la loi !

— S’il vous plaît ! j’ai vu Mélisande… dans un rêve !

Il s’arrête net. Je continue.

— C’est elle qui m’a indiqué cet endroit. Elle voulait que je l’aide !

Le gendarme me regarde ébahi. Il ne sait plus quoi dire. Puis il sourit en ajoutant :

— Voilà qu’elle se prend pour l’héroïne de Médium !

— Vous ne me croyez pas ? Pourquoi ?

Il se ressaisit et reprend :

— Nous allons envoyer les restes à l’institut médico-légal, pour l’instant rien ne nous indique qu’il s’agit d’elle à part le lieu où elle a disparu.

— Pourquoi pensez-vous que le coupable est l’un de ses amis ? C’est de l’acharnement ! m’exclamé-je.

— À moins d’être un scientifique, comment pouvez-vous affirmer qu’ils ne sont pas coupables ? Il ne reste presque rien ! riposte le gendarme.

— Dans ma vision, le corps était déchiqueté, je ne pense pas qu’un homme soit en mesure de faire une chose pareille !

Il reste silencieux un instant, puis il ajoute :

— Vous avez peut-être raison…

Mes propos ont semé le doute, il hésite, puis il renchérit :

— Thomas on se connaît depuis longtemps n’est-ce pas ? Et je te fais confiance, je veux vous voir tous les deux demain matin au poste, j’aurai d’autres questions.

— Merci M. Montrobert. Demain matin nous serons là !

— Je l’espère ! Allez ! Filez !

Le lendemain, j’ai droit à la première page du journal. Je suis en colère contre la presse et ce besoin constant de faire dans le sensationnel. Un article mélangeant les faits et me faisant ainsi passer pour une sorcière m’oblige à faire profil bas. Je vais devoir être plus vigilante à l’avenir, tant que je n’aurais pas découvert qui est le monstre à avoir infligé ça à cette fille.

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