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LES LARMES DE GABRIEL

Auteur: Chrisso
last update Date de publication: 2026-08-09 01:11:56

CHAPITRE 36 : LES LARMES DE GABRIEL

Élise

Il est à genoux devant moi, et il pleure.

Gabriel Mercier, l'héritier de l'empire pharmaceutique, l'homme aux yeux gris-vert qui m'a sauvée et détruite à la fois, est à genoux sur le carrelage de mon salon, et il pleure comme un enfant. Les larmes coulent sur ses joues, silencieuses, incontrôlables, et il ne fait rien pour les essuyer. Il reste là, immobile, les mains posées sur mes genoux, le visage levé vers moi, offert, vulnérable.

Je ne sais pas quo
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    CHAPITRE 37 : LA NUIT DES AVEUXGabrielLa pluie a cessé depuis longtemps, mais les vitres du salon d'Élise sont encore constellées de gouttelettes qui scintillent dans la lumière pâle de l'aube. Je suis assis sur son canapé, les coudes sur les genoux, les mains croisées, le regard perdu dans le vague. En face de moi, Élise est recroquevillée dans le fauteuil, une tasse de thé fumant entre les mains, les yeux rougis par la fatigue et les larmes qu'elle a retenues toute la nuit.Nous avons parlé pendant des heures. Des heures à dérouler le fil empoisonné de notre histoire, à déterrer les cadavres du passé, à mettre des mots sur les silences qui nous ont séparés pendant sept ans. J'ai tout dit. Absolument tout. Le chantage de mon père, le mensonge de la demi-sœur, la honte qui m'a paralysé pendant deux ans, l'aveu du meurtre de Mathilde, l'enquête, l'agression dans le parking, la cicatrice sur ma tempe. Je n'ai rien omis, rien caché, rien édulcoré.Et maintenant, je me tais. Parce que j

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    CHAPITRE 36 : LES LARMES DE GABRIELÉliseIl est à genoux devant moi, et il pleure.Gabriel Mercier, l'héritier de l'empire pharmaceutique, l'homme aux yeux gris-vert qui m'a sauvée et détruite à la fois, est à genoux sur le carrelage de mon salon, et il pleure comme un enfant. Les larmes coulent sur ses joues, silencieuses, incontrôlables, et il ne fait rien pour les essuyer. Il reste là, immobile, les mains posées sur mes genoux, le visage levé vers moi, offert, vulnérable.Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire. J'ai passé sept ans à imaginer cet instant, à rêver de le voir souffrir autant que j'ai souffert, à espérer qu'il paie pour tout ce qu'il m'a fait subir. Et aujourd'hui qu'il est là, brisé, anéanti, je ne ressens aucune satisfaction. Aucune joie. Aucune vengeance accomplie. Rien que de la tristesse, et une infinie compassion.— Pardonne-moi, murmure-t-il d'une voix étranglée. Pardonne-moi, Élise. Je t'en supplie.— Gabriel, relève-toi.— Non. Pas avant que tu m

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    CHAPITRE 35 : LA CONFRONTATION AVEC GABRIELÉliseJe n'aurais pas dû l'appeler.Cette pensée me traverse l'esprit tandis que j'attends, debout au milieu de mon salon, les bras croisés, le regard fixé sur la porte. Dehors, la nuit est tombée depuis longtemps, et la pluie s'est remise à tomber, une pluie fine et glacée qui tambourine contre les vitres. J'ai envoyé ce message sans réfléchir, poussée par une impulsion que je ne maîtrise pas. « Viens chez moi. Maintenant. » Trois mots qui ont suffi à le précipiter hors de chez lui, à traverser la ville sous l'orage, à gravir quatre à quatre les marches de mon immeuble.Et maintenant, je l'attends. Et je ne sais pas ce que je vais lui dire.Les documents que Claire m'a apportés sont étalés sur la table basse, éparpillés comme les pièces d'un puzzle macabre. Le rapport de police sur l'accident de ma mère, les témoignages des anciens employés, les preuves de fraude, les photos de la voiture accidentée. Et au milieu de tout cela, une photo de

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    CHAPITRE 34 : LE DOSSIER SECRET DE CLAIREÉliseClaire débarque chez moi en milieu d'après-midi, une enveloppe kraft à la main et une lueur étrange dans le regard.Je ne l'attendais pas. Depuis ce matin, depuis le départ de Nathan, je suis restée prostrée sur mon canapé, incapable de bouger, incapable de penser à autre chose qu'à cette amitié brisée. J'ai appelé l'hôpital pour me faire porter pâle, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des années. Le docteur Morel ne tombe jamais malade. Le docteur Morel ne prend jamais de congé. Mais aujourd'hui, le docteur Morel est à terre.— Tu as une tête épouvantable, dit Claire en entrant sans attendre mon invitation. Qu'est-ce qui s'est passé ?— Nathan est parti.— Parti ? Comment ça, parti ?— Il est venu ce matin. Il m'a dit qu'il m'aimait, qu'il en avait assez d'attendre, qu'il ne pouvait plus être mon ami. Et il est parti.Claire pose l'enveloppe sur la table basse, s'assied à côté de moi, me prend dans ses bras. Ce geste simple, cette chal

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    CHAPITRE 33 : LA CONFESSION DE NATHANÉliseNathan débarque chez moi à l'aube.Je n'ai pas dormi de la nuit, ou si peu. Après le gala, après le baiser sur la terrasse, après les heures passées à ruminer dans mon lit, je me suis levée aux premières lueurs du jour, incapable de rester allongée une minute de plus. J'ai enfilé un peignoir, je me suis fait un café, je me suis assise sur le canapé du salon, les yeux perdus dans le vide.Et puis on a frappé à ma porte. Des coups insistants, presque violents, qui m'ont fait sursauter. J'ai ouvert, et je l'ai trouvé là, sur le pas de la porte, le visage défait, les yeux rougis, l'haleine chargée d'alcool.Nathan.— Nathan ? Qu'est-ce que tu fais là ? Il est six heures du matin.— Il fallait que je te parle.Il entre sans que je l'y invite, traverse le salon d'un pas mal assuré, s'effondre sur le canapé. Il n'a pas dormi non plus, c'est évident. Ses vêtements sont froissés, ses cheveux en bataille, sa barbe naissante lui donne un air sauvage qu

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