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Chapitre 12 : Le contrat

Author: Déesse
last update publish date: 2026-08-11 23:18:53

Sa voix est grave, chaude, avec une légère raucité qui me caresse la colonne vertébrale. Une voix qui n'admet pas la désobéissance. Une voix qui commande, qui possède, qui soumet.

Je ferme la porte. Le déclic du verrou résonne dans le silence comme un couperet.

— Approchez.

Je m'approche, mes talons s'enfonçant dans l'épaisse moquette. Je m'arrête à un mètre de son bureau, mes mains jointes devant moi, mes yeux baissés.

— Regardez-moi.

Je lève les yeux. Son visage est un masque impénétrable, ma
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    Sa voix est grave, chaude, avec une légère raucité qui me caresse la colonne vertébrale. Une voix qui n'admet pas la désobéissance. Une voix qui commande, qui possède, qui soumet.Je ferme la porte. Le déclic du verrou résonne dans le silence comme un couperet.— Approchez.Je m'approche, mes talons s'enfonçant dans l'épaisse moquette. Je m'arrête à un mètre de son bureau, mes mains jointes devant moi, mes yeux baissés.— Regardez-moi.Je lève les yeux. Son visage est un masque impénétrable, mais ses yeux sont deux brasiers noirs où couve une lueur que je ne sais pas nommer. De la curiosité ? De la convoitise ? De la cruauté ?— Vous savez pourquoi vous êtes ici ?— Non, monsieur.— Vraiment ?Il prend un dossier posé sur son bureau, l'ouvre lentement, et je reconnais les documents que j'ai fournis à Signora Gallo. Mon CV falsifié. Mes références inventées. Ma fausse identité.— Fiorenza De Luca. Vingt-huit ans. Née dans les Abruzzes. Fleuriste chez Fiori di Milano pendant quatre ans.

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    FiorenzaLe message arrive en fin de matinée, alors que je suis en train d'assembler un bouquet de pivoines pour la suite d'une princesse saoudienne. Signora Gallo entre dans l'atelier, son tailleur gris perle impeccable, ses cheveux argentés tirés en un chignon si serré qu'il étire ses traits. Elle ne me regarde pas. Elle regarde le bouquet, les fleurs éparpillées sur la table, les pétales tombés sur le sol de pierre.— Mademoiselle De Luca. Monsieur Ravelli vous attend dans son bureau. Ce soir, vingt heures précises.Ma main se fige sur la tige que j'étais en train de couper. Le sécateur reste suspendu en l'air, immobile, comme si le temps s'était arrêté.Monsieur Ravelli. Valerio Ravelli. Le propriétaire. L'homme de l'ascenseur. L'homme dont j'ai rêvé cette nuit, dont les yeux noirs me poursuivent depuis trois jours, dont le portrait me fixe chaque matin quand je traverse le hall.— Monsieur Ravelli ? je répète, la voix mal assurée. Pourquoi ?— Je ne suis pas sa secrétaire, mademo

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