LOGINLizzie Fostter Je regarde par-delà le rideau l'auditorium comble. Collin, Tay, Hunter, Steven, Kaio et le reste de l'équipe de football sont tous là, assis aux premiers rangs, et malgré mon trac, il m'est impossible de ne pas sourire.Mais mon sourire s'efface aussitôt quand je repense aux paroles de ma professeure, arrivées plus tôt ce soir.D'après elle, les directeurs des plus prestigieuses compagnies de danse du pays sont présents, ainsi que certains représentants des écoles les plus réputées du monde, y compris celui de la Juilliard School.Rien que d'y penser, mon cœur bat la chamade et mes mains deviennent moites, mais je m'efforce de respirer profondément et de répéter les mouvements dans ma tête.Pas de raison de paniquer. Après tout, je ne suis qu'en première année ; il serait étonnant que l'on me remarque déjà. Mais je veux bien faire, suffisamment pour que l'on se souvienne de moi, pour que l'on garde un œil sur moi à l'avenir.Lizzie — Allons, Lizzie, tu as déjà fait ça.
Lizzie Fostter Le baiser, d'abord innocent, simple élan de sentiments restés jusqu'alors inexprimés, devint profond et brûlant, embrasant chaque parcelle de nos corps. Une électricité vibrante jaillissait de chaque contact, de chaque respiration que nous partagions.Bientôt, les vêtements nous parurent gênants, trop étroits, comme un obstacle entre nous. L'un après l'autre, ils furent écartés. Nous nous retrouvâmes tous deux là, l'un contre l'autre, dans l'espace étroit de la voiture. La crainte d'être surpris, que quelqu'un nous découvre, ne fit qu'intensifier cette sensation, cette ivresse qui nous animait. Collin s'assura de la protection nécessaire, puis je me blottis de nouveau contre lui, m'unissant à lui dans un élan parfait. Ce fut intense, doux et profond à la fois.Il m'embrassait avec passion, me coupant le souffle, puis descendait vers mon cou, mes épaules, ses mains me serrant avec force et tendresse à la fois. Je me laissais aller, perdue dans ce moment, guidée par une
Collin WatsonLe bar improvisé que les gars avaient installé dans la cuisine de la fraternité était bondé et nous avons mis du temps à obtenir nos boissons. Ce fut toute une bataille — Steven a même menacé de s'en prendre à un imbécile qui passait devant tout le monde sans faire la queue.Mais nous avons finalement réussi à revenir là où nos petites amies nous attendaient — ou plutôt, où Tay attendait, car mon soleil n'était plus là.Collin — Où est Lizzie ?Je demande, regardant de tous côtés sans la trouver.Taylor — Elle est juste allée aux toilettes, elle ne devrait plus tarder.Répond Tay, en prenant la bière que Steven lui a apportée.Je deviens nerveux. Je n'aime pas savoir ma petite amie circuler seule ici, cet endroit est plein de gens ivres et irréfléchis.… — Salut Collin.Une voix fluette m'appelle par derrière. En me retournant, je tombe sur une fille dont je ne me souviens plus le nom. Je sais que nous avons couché ensemble, mais je ne crois même pas avoir demandé son no
Lizzie FostterCollin et moi sommes arrivés à la fraternité des athlètes vers minuit. Oui, nous avons pris plus de temps que prévu dans la salle de bains, mais chaque seconde en valait la peine — mon corps encore sensible et cette petite douceur qui persiste sont la preuve que cela en valait la peine.Nous marchons main dans la main à travers la foule, nous frayant un chemin parmi tous ceux qui s'amusent comme si c'était la dernière nuit. C'est vrai que demain c'est samedi, mais je trouve tout de même qu'ils y vont un peu fort — certains renversent littéralement des seaux de bière les uns sur les autres.Collin — Je dois bien l'admettre, Kaio et Hunther se sont surpassés cette fois. En quelques heures, ils ont organisé la meilleure fête de l'année.Lizzie — C'est vrai, toute l'université est là.Collin — Je parierais qu'il y a même des gens qui n'étudient même pas à Stanford.Lizzie — C'est probable.Collin — Viens, allons faire un tour, voir si on retrouve les autres.Nous nous faufi
Collin WatsonKaio — Alors, tu viens à la fête de la confrérie des Capas ?Collin — Pas pour moi.Hunther — Laisse-moi deviner : Lizzie ne peut pas y aller.Collin — Lizzie a sa présentation solo demain et elle répète tard ce soir. Mais même si elle était libre, je n'irais pas. Tu sais bien que ces filles-là s'en prennent toujours à elle.Kaio — C'est ta faute. Qui t'a poussé à sortir avec Ashley ? Tu sais bien que la capitaine des pom-pom girls est folle de toi.Collin — C'était avant que je sorte avec Lizzie, et je lui ai bien fait comprendre que ce n'était que du sexe.Hunther — Je ne suis pas sûr que ce soit assez clair. Même si tu es avec Lizzie depuis plus de trois mois, elle erre encore sur le campus en soupirant après toi.Kaio — Et elle monte ses copines de la confrérie contre Lizzie.Collin — C'est exact. Et vous voulez encore que j'aille à leur fête ? Pas question.Hunther — Moi non plus je n'irai pas.Kaio — Tu refuses une fête ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu es malade ?Hun
Lizzie FosterJe frotte mes mains moites sur la robe que j'ai empruntée à Tay, car je n'avais rien de convenable à mettre.Collin s'arrête à mes côtés et confie sa clé au voiturier de ce restaurant chic où ses parents nous attendent.Lizzie — Je suis nerveuse.Je l'avoue. Il me sourit pour me rassurer, porte ma main à ses lèvres et y dépose un baiser doux.Collin — Mes parents sont merveilleux, tu verras. Je suis certain qu'ils vont t'adorer.D'une main dans mon dos, il me guide à l'intérieur du restaurant et, à chaque pas, mon anxiété grandit un peu plus.Une jeune femme très élégante nous accueille et nous demande si nous avons réservé. Collin explique que nous sommes attendus par ses parents, les Watson.À ce nom, la serveuse sourit avec empressement et nous conduit vers un espace plus intime et privilégié.Nous arrivons bientôt à leur table. J'en ai presque le souffle coupé tant ils sont beaux tous les deux. L'homme est grand, solide, et porte encore cette beauté et ce charme que







