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Une proposition du diable

Author: H.I Pearl
last update publish date: 2026-08-12 17:18:27

Derrière le Masque du Milliardaire !

Chapitre 2

Point de vue de Sophie!

En arrivant à l'hôpital, je vis Isabella qui attendait devant les urgences.

« Sophie ! » s'exclama-t-elle, les larmes aux yeux.

« Comment va-t-elle ? » demandai-je, la voix tremblante.

« Ils sont en train de la stabiliser, le médecin va bientôt sortir. »

J'acquiesçai, essayant de rester calme.

Juste à ce moment-là, le médecin apparut, le visage impassible.

« Comment va ma mère ? » demandai-je, les larmes menaçant de couler.

« Vous êtes sa fille ? » demanda-t-il. J'acquiesçai en signe d'affirmation.

« Pourquoi ne l'avez-vous pas amenée plus tôt ? » Le ton du médecin était doux, mais empreint d'inquiétude.

« Je... je ne savais pas que c'était aussi grave, » bégayai-je.

« Votre mère a un carcinome rénal à cellules claires de stade IV, un type de cancer du rein. C'est agressif et cela nécessite une attention immédiate. »

Mon monde s'effondra.

« Docteur, que faut-il faire ? » demanda Isabella, la voix brisée.

« Nous devons pratiquer une néphrectomie pour retirer le rein touché. Mais c'est complexe et coûteux. »

« Une opération ? » murmurai-je. Le médecin acquiesça.

Je sentis une boule se former dans ma gorge.

« Combien ? » demandai-je, redoutant la réponse.

« Je dois encore faire quelques tests, mais environ cinquante millions de dollars, pour l'instant, » répondit-il.

Je restai bouche bée.

« C'est... c'est impossible, » bégayai-je. « Où pourrais-je bien trouver ça ? »

« Je vous conseille de trouver l'argent d'ici trois jours, si vous ne voulez pas perdre votre mère. » Il dit cela, puis s'éloigna.

Je chancelai, Isabella agrippa ma main, m'offrant son soutien.

« Qu'est-ce que je vais faire ? Où vais-je trouver cet argent ? » Les larmes coulaient librement tandis que je titubais vers les urgences, désespérée de voir maman.

Isabella essaya de me réconforter, mais je la repoussai.

« J'ai besoin de la voir, » sanglotai-je.

À l'intérieur, maman gisait immobile, des tubes d'oxygène dans le nez, des machines bipant autour d'elle.

Mon cœur se brisa.

« Maman... » murmurai-je, saisissant sa main frêle.

Elle ne répondit pas.

Je m'effondrai à côté de son lit, les larmes ruisselant sur mon visage.

Comment cela pouvait-il arriver ?

Les mots du médecin résonnaient dans mon esprit : « Cinquante millions de dollars... trois jours... »

Impossible.

Je restai au chevet de maman, tenant sa main, priant pour un miracle.

Je sais que je dois trouver une solution, je dois trouver un moyen de rassembler l'argent. Mais comment ?

« On devrait aller retirer tout l'argent que j'ai ? » demanda Isabella, interrompant mes pensées. « Combien peux-tu rassembler ? Je pense avoir jusqu'à un million de dollars, on ajoutera le tien et on le donnera au médecin pour au moins commencer quelque chose » dit-elle, me tendant sa carte bancaire.

« Un million de dollars ? » murmurai-je.

« C'est tout ce que j'ai, » dit Isabella, les larmes aux yeux.

J'acquiesçai, remplie de gratitude.

« Je devrais aussi avoir jusqu'à un million de dollars. » dis-je, en prenant sa carte bancaire.

« Laisse-moi aller le retirer, » dis-je. « Je reviens tout de suite, »

« Je reste avec elle, » promit Isabella, les larmes aux yeux.

Je me précipitai vers le distributeur, les mains tremblantes en insérant la carte.

La machine ronronna, distribuant l'argent. Je retirai aussi tout l'argent de mon compte.

Je rassemblai l'argent, cela faisait trois millions de dollars. Je me précipitai vers l'hôpital, serrant les trois millions de dollars, espérant que cela ferait une différence.

Les yeux d'Isabella s'écarquillèrent quand je lui tendis l'argent.

« Trois millions ! » s'exclama-t-elle.

J'acquiesçai, pleine d'espoir.

« Allons trouver le médecin, » dis-je.

Nous demandâmes à une infirmière où se trouvait le médecin.

« Suivez-moi, » répondit-elle, nous conduisant au bureau du médecin où un homme était assis.

« J'ai apporté trois millions de dollars, docteur. »

Il jeta un coup d'œil à l'argent.

« Trois millions de dollars ? » railla-t-il. « Ce n'est rien. Une goutte d'eau dans l'océan. »

Le regard de l'homme assis me transperça. Il ne dit rien. À ce moment-là, j'espérais qu'il m'aiderait. Mais on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.

« Et vous vous attendez à ce qu'on la sauve avec cette somme dérisoire ? » dit le médecin, avec un regard sévère.

Je sentis une vague de désespoir.

« S'il vous plaît, monsieur. C'est tout ce que nous avons. » intervint Isabella.

« Je vous conseille d'aller chercher davantage d'argent. »

Nous quittâmes le bureau du médecin, vaincues.

Dehors, la nuit était tombée.

« Isabella, je pense que tu devrais rentrer chez toi maintenant. » dis-je.

« Tu es sûre ? » demanda-t-elle.

« Oui, je vais rester avec maman ce soir, et aller à mon travail demain, pour voir s'ils peuvent me donner mon salaire. »

« D'accord, je viendrai rester avec elle demain pendant que tu chercheras de l'argent, » dit Isabella.

« D'accord, merci beaucoup, Izzy, » répondis-je.

Isabella acquiesça.

Je la regardai partir, me sentant seule.

La chambre d'hôpital semblait plus vide qu'avant. Je m'assis à côté de maman, les larmes ruisselant sur mon visage.

Comment cela pouvait-il arriver ?

D'abord, la perte de mon emploi, puis la trahison d'Alex, et maintenant la maladie de maman.

Pourquoi la vie était-elle si cruelle ?

Je maudis Alex intérieurement. Pourquoi l'avais-je aimé un jour ?

Mes pensées se tournèrent vers maman. « S'il te plaît, mon Dieu, ne me l'enlève pas. Elle est tout ce que j'ai. » priai-je.

Je priai toute la nuit.

Je dois trouver quarante-sept millions de dollars. Mes yeux restèrent ouverts toute la nuit.

****

La lumière du matin filtrait à travers les fenêtres de l'hôpital.

Isabella arriva tôt, l'inquiétude gravée sur son visage.

Je partis vers mon ancien lieu de travail, vers 8 heures du matin, tandis qu'Isabella restait avec maman.

Je croisai mon manager dehors, sur le chemin du bureau. Je lui expliquai l'état de ma mère et à quel point j'avais besoin d'argent. L'expression de mon manager était compatissante mais ferme.

« Désolé, Sophie. Je ne suis pas autorisé à débloquer des fonds. »

Vaincue, je retournai à l'hôpital, et me précipitai vers les toilettes, submergée.

Les larmes coulaient librement. Je pleurai jusqu'à ce que l'épuisement me gagne.

J'entrai dans la chambre d'hôpital de maman, et vis un homme assis à côté de son lit, Isabella se tenant debout à ses côtés.

Je reconnus ce regard perçant, c'était l'homme qui était avec le médecin quand nous avions apporté l'argent. Je n'avais pas pu bien le voir dans le bureau du médecin auparavant. Mais maintenant, je pouvais jurer que j'en bavais rien qu'à sa vue.

Il était parfait, avec ses traits ciselés, ses yeux bleus perçants, et ses cheveux bruns coiffés impeccablement. Sa mâchoire nette et ses lèvres pleines se courbaient en un sourire subtil, rayonnant de confiance et de charme. Ses larges épaules et son costume sur mesure dégageaient puissance et sophistication. Quand il se leva, sa haute stature imposa le respect.

« Oh, vous êtes Sophie, n'est-ce pas ? » demanda-t-il.

Je sentis un frisson dans ma poitrine tandis que sa voix douce résonnait.

J'acquiesçai, car je ne voulais pas que ma voix me trahisse.

« Je ne devrais pas ressentir ça alors que ma mère est allongée ici, se battant pour sa vie, » pensai-je, chassant cette attirance indésirable.

« Je suis Julian, » dit-il. « Je vous attendais. »

Mon esprit vacilla. Que voulait-il ? Pourquoi était-il ici ?

« Voulez-vous sauver votre mère ? » demanda-t-il, plongeant son regard dans le mien.

Quel genre de question était-ce ? Bien sûr que je le voulais.

« Oui. » dis-je, presque dans un murmure.

« Je paierai toutes les factures d'hôpital de votre mère, ainsi que toutes les dettes que vous pourriez avoir, » dit Julian, son regard inébranlable.

Qu'est-ce que je venais d'entendre ? Mes oreilles me jouaient-elles des tours ? Je regardai vers Isabella et vis qu'elle était choquée elle aussi.

« Mais il y a une condition, » ajouta Julian, sa voix mesurée.

Mon cœur manqua un battement.

« Quoi ? » demandai-je, j'étais prête à tout faire pour maman.

« Vous devrez signer un contrat. » dit-il, me tendant une enveloppe.

« Qu'y a-t-il dans le contrat ? » demandai-je, mon esprit s'emballant.

Je l'ouvris et trouvai un papier à l'intérieur, je le sortis, l'esprit tremblant. Je fixai le papier et me figeai avant de relever la tête pour le regarder. Je le regardai ouvrir la bouche et prononcer les mots que je redoutais.

« Sois mon jouet personnel ! »

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