Mag-log inArthur devait devenir le cœur battant de sa meute, l'héritier promis à unir sang et pouvoir aux côtés de son fiancé Mathieu. Mais devant la meute entière rassemblée, Mathieu prononce les mots qui brisent tout il rejette son alliance, son sang, et le déclare indigne du trône. Dépouillé de sa force, laissé pour mort dans la neige, Arthur croit son histoire terminée. Elle ne fait que commencer. Recueilli par Thomas, un Alpha solitaire dont la légende traverse les territoires depuis des décennies, Arthur réapprend à se tenir debout, à rugir, à vouloir. Ce qu'il ignore encore, c'est que l'homme qui le reconstruit pièce par pièce n'est pas un simple loup errant. Thomas est le roi véritable de ces terres, trahi et effacé par le père de Mathieu, et il attend depuis vingt ans le guerrier capable de l'aider à reprendre ce qui lui appartient. Entre la guérison d'un cœur brisé et la promesse d'une vengeance partagée, Arthur et Thomas vont apprendre que la loyauté ne s'hérite pas. Elle se choisit. Et que parfois, le loup qu'on croyait brisé revient porter une couronne.
view moreJe rejette ton alliance et ton sang. Un loup brisé n'a pas sa place dans mon lit ni à la tête de cette meute.
Les mots de Mathieu tombèrent sur la grande salle comme une hache sur du bois sec. Arthur les entendit avant même de comprendre qu'ils lui étaient destinés. Autour de lui, trois cents loups s'étaient tus d'un seul coup, comme si la meute entière avait retenu son souffle en même temps que lui. Une heure plus tôt encore, cette même salle résonnait de musique et de rires. Des lanternes suspendues aux poutres diffusaient une lumière dorée sur les tables chargées de venaison rôtie et de vin des vallées du Sud. Arthur avait revêtu la tenue cérémonielle transmise depuis trois générations dans sa famille, une longue tunique blanche brodée de fils d'argent représentant les montagnes du territoire. Il s'était senti, pour la première fois depuis des mois, presque heureux. Presque en sécurité. Il n'avait rien vu venir, aveuglé par des années de confiance mal placée. Les anciens du conseil l'avaient appelé au centre du cercle sacré sous prétexte d'achever la cérémonie d'union commencée deux jours plus tôt. Arthur s'était agenouillé sans méfiance, comme il l'avait fait tant de fois lors des répétitions, persuadé que Mathieu allait prononcer les vœux qu'ils avaient écrits ensemble, main dans la main, quelques semaines auparavant. Il était à genoux au centre du cercle sacré, là où les anciens l'avaient placé pour la cérémonie d'union, là où quelques heures plus tôt il portait encore le collier d'argent des héritiers. Ce collier gisait maintenant aux pieds de Mathieu, arraché de sa gorge par les gardes du conseil sur ordre d'un homme qu'il avait aimé depuis l'enfance. Mathieu, souffla Arthur, la voix râpée par le choc plus que par la douleur physique. Regarde moi.. Dis moi que c'est une plaisanterie. Mais Mathieu ne le regardait pas. Il regardait par dessus sa tête, vers son père assis sur le trône du conseil, un sourire fin et satisfait aux lèvres. Le vieux loup hocha la tête, presque imperceptiblement, et ce simple geste sembla donner à Mathieu le courage qui lui manquait encore. Tu as perdu ton essence dans la forêt de l'Est le mois dernier, reprit Mathieu, plus fort cette fois, pour que toute la salle entende. Tu es revenu vide. Un loup sans essence n'est rien. Il ne peut ni protéger, ni gouverner, ni transmettre quoi que ce soit à ses enfants. Je refuse de lier mon nom à une coquille. Un murmure parcourut l'assemblée. Certains loups baissèrent les yeux, honteux pour lui. D'autres, ceux fidèles au clan de Mathieu, sourirent ouvertement. Arthur chercha son propre loup au fond de lui, cette présence chaude qui vivait sous sa peau depuis sa naissance et qui répondait toujours, même dans les pires moments. Il ne trouva que le vide. Un trou noir et silencieux là où un rugissement aurait dû se lever pour défendre son territoire, son honneur, l'homme qu'il croyait aimer. L'attaque dans la forêt de l'Est n'avait pas été un accident de chasse comme on le lui avait raconté. Il le comprenait seulement maintenant, en voyant le regard vide et calculé que Mathieu posait sur lui. On lui avait volé son essence. Quelqu'un dans ce conseil avait arraché la force de son loup et l'avait laissé croire à un malheureux hasard, pour mieux organiser sa chute publique aujourd'hui. Tu savais, dit Arthur, et cette fois sa voix ne tremblait plus. Tu savais depuis le début. Le visage de Mathieu se ferma… Ce qui compte, c'est ce que tu es devenu. Emmenez le. Deux gardes le saisirent sous les bras et le relevèrent sans ménagement. Arthur ne se débattit pas. À quoi bon lutter contre des mains plus fortes que les siennes quand son propre corps l'avait abandonné le premier. Il chercha une dernière fois le regard de Mathieu, espérant y trouver un reste de l'enfant qui grimpait avec lui dans les pins derrière la grande maison, qui lui avait juré un amour éternel au bord de la rivière un soir d'été. Il n'y avait plus rien. Juste l'ambition froide d'un homme qui avait choisi le pouvoir plutôt que lui. On le traîna hors de la salle sous les regards de la meute qu'il aurait dû diriger. Personne ne s'interposa. Personne n'osa. Le père de Mathieu avait passé des années à placer ses fidèles à chaque poste clé, et ceux qui restaient loyaux à la lignée d'Arthur savaient que protester aujourd'hui signifiait mourir demain. Dehors, la nuit était tombée et la neige avait commencé à recouvrir le territoire d'un silence blanc et cruel. On le conduisit jusqu'à la limite des terres protégées, là où les patrouilles ne s'aventuraient jamais, là où les loups solitaires et les créatures sans meute survivaient ou périssaient selon leur seule volonté. Le conseil te déclare banni, annonça le capitaine des gardes, sans même la décence de le regarder dans les yeux. « Si tu es retrouvé à l'intérieur des frontières après cette nuit, tu seras exécuté sur place. » Ils le laissèrent là, en chemise fine, sans manteau, sans arme, sans le moindre reste de sa force de loup pour le réchauffer de l'intérieur comme elle l'avait toujours fait. Arthur regarda les lumières de la grande maison s'éloigner entre les arbres, puis disparaître complètement, et pour la première fois de sa vie, il se retrouva seul au monde. Il marcha parce que s'arrêter signifiait mourir, et une part de lui, tout au fond, refusait encore de laisser Mathieu gagner aussi facilement. Il marcha alors que ses pieds nus s'engourdissaient dans la neige, alors que sa respiration se transformait en petits nuages de plus en plus faibles devant sa bouche, alors que les arbres autour de lui commençaient à tourner et se dédoubler. Il essaya, encore et encore, d'appeler son loup. Enfant, on lui avait appris que cette présence intérieure ne disparaissait jamais vraiment, qu'elle restait toujours tapie sous la peau, prête à répondre à l'appel de son sang même dans les pires épreuves. Il tendit la main vers ce vide, mentalement, comme on tend la main dans le noir en espérant trouver un mur pour se retenir. Rien ne vint. Aucune chaleur, aucun grondement familier, aucune force à qui emprunter le courage nécessaire pour continuer. On lui avait tout pris, jusqu'à cette part de lui même qui avait toujours su comment survivre. La forêt, autour de lui, semblait indifférente à sa chute. Les pins immenses se dressaient comme des juges silencieux, couverts de neige fraîche, et le vent glacé sifflait entre leurs branches avec une monotonie presque apaisante, comme un chant funèbre qu'il aurait déjà entendu quelque part, il y a longtemps. Arthur pensa à toutes les histoires que les anciens racontaient sur ceux qui mouraient de froid, disant que le corps finissait par croire qu'il avait chaud, juste avant la fin. Il se demanda si c'était déjà en train de lui arriver, cette étrange chaleur qui commençait à remplacer la brûlure dans ses membres gelés. Il pensa à sa mère, morte trop tôt pour voir ce que son fils était devenu. Il pensa aux serments qu'il avait prononcés devant l'autel, la main dans celle de Mathieu, en croyant sincèrement qu'ils bâtiraient quelque chose de grand ensemble. Il pensa, surtout, à cette rage sourde qui montait en lui malgré le froid, malgré l'épuisement, une rage qui ressemblait presque à une promesse. Il ne mourrait pas ici. Pas comme ça. Pas pour donner raison à un homme qui avait échangé son amour contre une couronne. Ses jambes cédèrent la première. Puis ses bras. Il s'écroula au pied d'un pin immense, la joue contre la neige glacée, et sentit son cœur ralentir dans sa poitrine comme une horloge à qui il manquait de l'huile. Le ciel au dessus de lui tournait lentement, constellé d'étoiles indifférentes à son sort. C'est alors qu'il les vit. Deux yeux dorés, immenses, qui perçaient l'obscurité entre les troncs à une trentaine de mètres de lui. Ils ne clignaient pas. Ils ne bougeaient pas. Ils le fixaient avec une intensité qui n'avait rien d'humain, et pourtant Arthur, dans les dernières secondes de conscience qu'il lui restait, n'y sentit aucune menace. Juste une attente. Comme si quelque chose, quelque part dans cette forêt oubliée, savait exactement qui il était et l'avait attendu depuis très longtemps. Les yeux dorés se mirent en mouvement, glissant vers lui à travers la neige sans un bruit, et Arthur, incapable de fuir ni de se défendre, laissa ses paupières se fermer sur cette dernière image avant que tout ne devienne noir.Prince Arthur. Dieu merci, vous êtes en vie. »L'homme qui franchit le seuil s'agenouilla immédiatement dans la neige fondue de l'entrée, suivi par ses deux compagnons. Arthur reconnut son visage marqué par de longues années de service, le capitaine Rowan, autrefois le plus fidèle garde du corps de sa mère, disparu du domaine peu après son couronnement forcé aux côtés de Mathieu.« Rowan, » souffla Arthur, à la fois soulagé et méfiant. « Je te croyais mort, ou parti servir le nouveau conseil. »« Jamais, » répondit Rowan avec une fermeté qui ne laissait aucune place au doute. « Nous avons fui la nuit où le conseil a commencé à purger les fidèles de votre mère. Nous nous cachons depuis dans les villages frontaliers, en attendant un signe, un espoir auquel nous raccrocher. » Son regard se posa sur Thomas, qui se tenait en retrait, tendu comme un arc prêt à se libérer. « Quand la rumeur de votre bannissement a atteint nos oreilles, nous avons cherché votre trace pendant des jours. »« Et
Je m'appelais Thomas Alaric, avant que ce nom ne devienne dangereux à prononcer. »Les flammes projetaient de longues ombres mouvantes sur le visage de Thomas tandis qu'il parlait, le regard perdu quelque part entre le feu et vingt années de souvenirs qu'il n'avait jamais partagés avec personne. Arthur, assis face à lui, n'osait presque plus respirer.« J'étais le roi de ce territoire, » continua Thomas. « Pas un simple chef de meute comme celui que le père de Mathieu prétend être aujourd'hui. Un vrai roi, reconnu par les sept clans du Nord, avec une lignée qui remontait à plus de trois cents ans. » Sa voix se durcit. « Le père de Mathieu était mon conseiller le plus proche. Mon ami, croyais je alors. »Arthur sentit un frisson glacé lui parcourir l'échine, reconnaissant déjà la forme familière de cette histoire. « Il t'a trahi. »« Il a empoisonné ma compagne et mon fils nouveau né, en faisant croire à une maladie de l'hiver, » dit Thomas d'une voix parfaitement calme, une calme qui
Encore, ordonna Thomas, les bras croisés, sans la moindre trace de pitié dans la voix. « Tu te relèves ou tu restes dans la boue. À toi de choisir. Arthur cracha un peu de terre et de sang mêlés, les avant bras tremblants sous son propre poids. Trois semaines plus tôt, il aurait pu terrasser Thomas d'un seul coup de force brute, porté par l'essence de son loup. Aujourd'hui, sans elle, il n'était qu'un homme entraînant un corps humain à se battre comme s'il n'avait jamais rien connu d'autre. C'est inutile, souffla t il, les genoux dans la boue de la clairière qui leur servait de terrain d'entraînement. « Je n'ai plus de loup pour me porter. Tu m'entraînes à devenir quoi, exactement. Un humain qui joue les guerriers. »Thomas s'accroupit devant lui, attrapant son menton d'une poigne ferme pour l'obliger à croiser son regard. « Tu n'as plus ton essence. Tu as toujours ton corps, ta volonté, et ton esprit.. La force d'un loup n'a jamais été le vrai pouvoir d'un chef, Arthur. C'est ce
Tu n'es pas encore mort, petit loup.. Ce serait dommage de te laisser filer maintenant que je viens de te trouver. La voix arracha Arthur à un puits sans fond, grave et rauque comme le grondement lointain d'un orage. Il ouvrit les yeux sur un plafond de bois brut éclairé par les flammes dansantes d'une cheminée. Une chaleur épaisse, presque étrangère après des heures dans la neige, enveloppait tout son corps sous une épaisse couverture de fourrure.Il essaya de se redresser et une douleur sourde traversa chacun de ses membres, comme si on l'avait roué de coups pendant son sommeil. Une main large et calleuse se posa sur son épaule pour le forcer à rester allongé. Doucement. Ton corps a passé la nuit à se battre pour toi. Laisse le finir tranquillement. Arthur tourna la tête vers la voix et découvrit un homme assis près du feu sur un tabouret bas, les avant bras posés sur les genoux, l'observant avec une attention tranquille.. Il était grand, bâti comme un guerrier qui n'avait jamais
![Missy's Sélection: Un Loup Affaire [Livre Trois]](https://www.goodnovel.com/pcdist/src/assets/images/book/43949cad-default_cover.png)





Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.