LOGIN« Elle est réveillée », annonça le médecin.Camilla et Vincenzo se levèrent d'un bond, puis se précipitèrent dans la chambre.Francesa était allongée sur le lit, les yeux fixés au plafond comme si elle cherchait à se rappeler quelque chose.Les larmes montèrent presque aux yeux de Vincenzo, mais il se retint.Il s'avança vers son côté droit et s'accroupit près d'elle. Camilla fit de même du côté gauche du lit.« Francesa, c'est moi, Vincenzo. Tu te souviens de moi ? » demanda Vincenzo. Francesa tourna la tête dans sa direction, les sourcils froncés.« Putain, qu'est-ce que tu racontes ? Tu crois que j'ai perdu la mémoire ? » lança-t-elle, et tout le monde rit doucement. « Je voulais juste m'assurer que tu allais bien », dit Vincenzo. « Eh bien, tu peux voir », répondit Francesa.« Sa mémoire est stable. Comme nous l'avons dit tout à l'heure, il n'y a eu aucun dommage. Elle pourra se lever d'ici un jour ou deux. Elle sera sous traitement et devra venir consulter le médecin une fois par
— Bonjour.Sophia se retourna et vit une femme assise sur son canapé, les jambes croisées. Elle avait l’air extrêmement riche et les yeux maquillés de manière élégante. Elle tenait un verre de vin rouge dans la main droite et un léger sourire se dessinait sur ses lèvres.— Qui diable êtes‑vous ? Et comment êtes‑vous entrée chez moi ? lança Sophia, le talon brandi, prête à frapper.— Baissez ce talon, que nous puissions parler, ordonna la dame en sirotant son vin.— Vous entrez chez moi sans prévenir et vous voulez engager la conversation ? ricana Sophia.La dame poussa un soupir et posa son verre sur la table du salon.— Je suis la mère de Ryder, révéla‑t‑elle. Sophia resta figée un instant avant de reprendre ses esprits.Elle laissa tomber le talon qu’elle tenait, puis baissa la main.— Je… je… Je suis tellement désolée, madame, je ne savais pas que vous étiez… balbutia‑t‑elle, à la fois surprise et stupéfaite.La mère de Ryder ? Elle paraissait jeune et riche, contrairement à Ryder
— Laisse les pattes sur ma femme, lança une voix grave et froide.Tous se tournèrent vers la provenance de la voix et virent Vincenzo entrer avec les hommes qu’il avait laissés plus tôt.Camilla se leva aussitôt du banc et s’approcha de lui.— Comment ça s’est passé ? La police a-t-elle arrêté le chauffeur du camion ? demanda-t-elle, le ton chargé d’inquiétude.— Tout s’est bien passé. Et non, le chauffeur du camion reste un mystère, mentit-il, sans vouloir lui dire où il s’était réellement rendu.— Oh, murmura-t-elle.— Qu’y a-t-il, grand frère ? Je voulais juste te dire… j’ai des mains, pas des pattes, dit Gabriele, apportant sa bonne humeur dans l’instant tandis que Vincenzo lui lançait un regard noir.— Le médecin a-t-il déjà dit quelque chose ? demanda Vincenzo.— Rien depuis ton départ, répondit Camilla.— Mais qu’est-ce qui ne va pas chez ces gens ? Ils ne savent donc pas faire leur putain de travail ? s’emporta-t-il.— Calme-toi, Cenzo. Ce sont des professionnels. Laisse-les f
— Si tu tires, alors j’appuie sur la détente et je la tue, et nous pourrons tous les deux continuer notre histoire d’amour dans l’au‑delà, dit Ryder, et il déposa un baiser sur la joue de Camilla, qui tordit le visage de dégoût.Il la retenait contre lui, son bras droit autour de son cou, sa main gauche tenant un pistolet pointé sur sa tempe.— Baissez votre arme, ou je fais feu, l’avertit le garde.— Ryder, laisse‑moi aller, putain ! s’écria‑t‑elle.— Non, chérie, tu m’appartiens, dit‑il en la serrant plus étroitement contre lui.— Tu ne veux pas faire ça, Ryder. Tu me fais mal, pleura Camilla.— Ferme la, putain, lança Ryder d’un ton menaçant.PANCamilla sursauta, tirée de son imagination par le bruit sec. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle imaginait quelque chose d’aussi stupide et irréel.Et Ryder pourrait bien avoir une fixation pathologique sur elle.Des coups frappèrent de nouveau à la porte, suivis cette fois de la voix du garde.— Madame, tout va bien ? lança la voix forte
Camilla se tenait immobile, les yeux écarquillés de stupeur. De toutes les personnes sur terre, elle n’aurait jamais imaginé voir Ryder, son ex-mari — en Italie, à l’hôpital des Torricelli, dans les toilettes des dames — debout devant elle, ayant l’air d’un fichu psychopathe.Elle ouvrit la bouche pour parler, mais aucun mot ne sortit. Elle tenta de reculer d’un pas, mais ses jambes semblaient trop lourdes et trop engourdies pour bouger.Elle voulut crier, mais n’en trouva pas la force. Pour une raison quelconque, elle avait peur de lui. Peut-être parce que Vincenzo n’était pas là, ou parce qu’elle n’aurait jamais pensé le voir ici.Sa poitrine se soulevait et s’abaissait rapidement, sa respiration irrégulière. Elle essaya de respirer, mais cela lui semblait si difficile. C’était comme si elle était piégée dans une cage étroite — une cage si étroite qu’elle ne pouvait ni bouger ni pleurer, comme si elle souffrait de la claustrophobie. Elle n’arrivait pas à cligner des yeux, mais des l
« Je l’ai trouvé » annonça l’un des agents. Vincenzo se précipita aussitôt à ses côtés, tandis que les autres agents restaient devant leurs écrans, toute leur attention portée sur l’image qui s’affichait sous leurs yeux.Vincenzo posa la paume de sa main sur le bureau, à côté de l’agent, tandis que son autre main se tenait derrière le dos de celui-ci, sur le dossier de sa chaise.« Nom : Liam McKenzie, âge : cinquante-sept ans. Canadien, réside à Vancouver, dans le quartier du centre-ville est de la Colombie-Britannique » lut l’agent.« Putain, ce type est une vraie ordure » marmonna Vincenzo, hors de lui. Il marcha vers le mur voisin et le frappa du poing, y laissant une fissure.« Patron, j’ai trouvé quelque chose » annonça une autre agente. Vincenzo se rendit aussitôt auprès d’elle et se tint à ses côtés.« Regardez ça » dit-elle en cliquant sur une vidéo affichée sur son écran. On y voyait d’abord Liam au volant de son camion, accomplissant sa routine quotidienne, quand un homme v







