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Chapitre 07

Author: Beugre
last update publish date: 2026-03-13 06:20:27

Village de la meute, 10h16.

Tout le monde était rassemblé à la place du village, c'était très émouvant. Plusieurs émotions me submergeaient : la peine, la tristesse, la mélancolie à cause de mon départ, mais de la joie de les voir tous autour de moi pour me dire au revoir.

Les petits étaient ceux qui étaient les plus tristes avec Gabriella, chacun d'eux m'avait fait un câlin et me serrait le plus fort possible avec leurs petits bras. Sauf Gabriella, qui avait une poigne de fer.

J'avais souhaité quitter la meute simplement, en disant au revoir à tout le monde. Mes parents voulaient faire une réception, mais ça aurait trop difficile de dire au revoir par la suite.

La matinée passa à une vitesse folle, j'avais joué avec les petits jusqu'à midi et ensuite j'étais rentrée avec mes parents. Je vérifiai que je n'avais rien oublié de mettre dans mes valises, le cœur se déchirant petit à petit, les larmes montaient aux yeux et malgré mes efforts pour résister, j'éclatai en sanglots sur mon lit, tenant un cadre où une photo de moi et mes parents était à l'intérieur. Ce jour-là, nous avions fait une randonnée, il faisait un temps magnifique. Sur la photo, on voyait la forêt derrière nous, ainsi que le temps ensoleillé. Moi et mes parents riions au moment de la photo, je ne me rappelais plus pourquoi. Ma mère entra dans ma chambre et me pris dans ses bras, les yeux larmoyants.

- Chut... Ça va aller mon bébé..., murmura ma mère d'une voix extrêmement douce.

- Vous allez tellement me manquer..., sanglotai-je. Je vous aimes tellement !

- Ma chérie, si tu savais à quel point je t'aime, dit-elle en me serrant encore plus fort contre elle. Ça va faire vide sans toi... Promets-moi de me donner de tes nouvelles tous les jours, et la façon dont il te traite.

- Je te le promets maman, affirmai-je. Je te le promets.

Sur cette promesse, elle me lâcha et m'aida à terminer mes valises. Lorsque nous eûmes fini, il était trois heures et demi. Un silence régnait dans ma chambre, et il fut interrompu par le magnifique gargouillement de mon estomac. Je n'avais même pas mangé à midi. Ma maman rigola, et nous partîmes dans la cuisine. Une assiette de paella était dans le réfrigérateur, je la pris et la fit réchauffer dans le micro-ondes.

Le reste de la journée était passée très rapidement, mes parents et moi avions profité de nos dernières heures ensembles. Je regardai la télé tranquillement, pour me changer les idées, quand la sonnette retentit dans le manoir. Mon estomac se serra, car je savais qui sonnait. Damien. Mon père parti ouvrir, et revint dans le salon, le visage livide.

- Emilie, Damien est là..., m'informa mon père, en tentant de retenir ses larmes.

J'hochai la tête, et éteignis la télévision. Lorsque je tournai la tête pour regarder mon père, Damien était derrière lui. Les yeux pétillants de bonheur. Connard. Comme quoi, ce proverbe n'était pas totalement faux : Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Totalement véridique à cet instant.

- Je vais chercher mes valises, fis-je d'une voix neutre.

Je passai à côté de Damien, l'ignorant royalement et montai. J'entrai dans celle-ci, et me rendis compte qu'il m'avait suivi.

- Je vais les prendre. Va dans la voiture, j'arrive le plus rapidement possible, dit-il.

- Je les prends moi-même Monsieur muscle ! rétorquai-je sèchement.

Il me regarda avec désapprobation et avant qu'il ne puisse rétorquer quoi que ce soit j'empoignai mes deux valises, qui étaient très lourdes, et le bousculai au passage pour descendre dans le hall d'entrée. Je posai mes valises sur le seuil, haletante, et me précipitai dans les bras de mon père, qui me serrait contre lui en prenant soin de ne pas m'étouffer.

- Ma fille, prends bien soin de toi là-bas. Et si il ose te faire du mal, préviens-moi que je le descende ! fit mon père.

- Ne t'en fais pas pour moi papa, le rassurai-je.

Je me décollai, retenant mes larmes. Damien avait sans doute assisté à notre étreinte, car il regardait mon père avec envie, ce qui me troublait légèrement. Il avait déjà mes valises, et vu leur poids je ne voulais plus les reprendre. Damien passa le seuil, et je m'apprêtais à faire de même quand je m'arrêtai à l'encadrement de la porte, et regardai mon père une dernière fois.

- Papa ?

- Oui ?

- Je t'aime. Ne l'oublies jamais ! déclarai-je avant de partir m'engouffrer dans l'élégante voiture noire.

- Je t'aime aussi Emilie, déclara mon père, la voix tremblotante.

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