Startseite / Romance / Douceur Volée / CHAPITRE 185 – Le livre

Teilen

CHAPITRE 185 – Le livre

last update Veröffentlichungsdatum: 19.07.2026 21:30:45

Chloé était passée le soir même. Elle avait lu le cahier d’une traite, assise sur le canapé, sans dire un mot, pendant que Rebecca préparait le dîner. Quand elle avait refermé la dernière page, ses yeux brillaient.

— Rebecca, c’est incroyable. C’est brut, c’est vrai, c’est déchirant. Il faut que tu en fasses un livre. Pas un roman, non. Un témoignage. Ton histoire, racontée par toi, avec tes mots.

— Tu crois que ça intéresserait quelqu’un ?

— Je crois que ça aiderait des milliers de femmes. Tou
Lies dieses Buch weiterhin kostenlos
Code scannen, um die App herunterzuladen
Gesperrtes Kapitel

Aktuellstes Kapitel

  • Douceur Volée   CHAPITRE 253 – Conférence internationale

    Un murmure de réponse parcourut la salle. Elle sourit, prit une gorgée d’eau, et commença.— Je m’appelle Rebecca Moreau. Il y a six ans, j’étais une femme brisée. J’avais tout perdu : mon amour, ma confiance, ma dignité. Un homme m’avait menti, manipulée, dépouillée. Il m’avait volé ce que j’avais de plus précieux : ma douceur.Elle marqua une pause, laissant les mots faire leur chemin dans le silence.— Aujourd’hui, je suis debout. J’ai survécu. J’ai témoigné. J’ai écrit deux livres. J’ai fondé une association. J’ai aidé des centaines de femmes à faire ce que j’avais fait : partir, parler, se reconstruire. Et si je suis là, devant vous, ce n’est pas pour vous raconter mes malheurs. C’est pour vous dire une chose, une seule : la douceur n’est pas une faiblesse.Elle vit des hochements de tête dans la salle, des regards qui s’allumaient, des mains qui se serraient.— On nous a appris que la douceur était un défaut. Qu’il fallait être dure, forte, impitoyable pour réussir dans ce monde

  • Douceur Volée   CHAPITRE 252 – Conférence internationale

    L’invitation était arrivée trois mois plus tôt, dans une enveloppe à en-tête des Nations Unies. Rebecca l’avait ouverte avec des mains tremblantes, croyant à une erreur, à un malentendu. Mais non. C’était bien une invitation officielle, adressée à elle, Rebecca Moreau, pour intervenir en tant que conférencière principale au Forum international des droits des femmes, qui se tiendrait à Genève. Le thème de cette année-là était "Violences psychologiques et emprise : briser le silence". Et ils voulaient qu’elle parle. Elle, l’ancienne victime devenue écrivain, survivante, fondatrice d’association. Elle, qui avait transformé sa douleur en force et son silence en parole.Elle avait accepté sans hésiter.Le jour de la conférence, elle se tenait dans les coulisses de l’immense auditorium, vêtue d’un tailleur bleu marine qu’elle avait choisi avec Chloé – "Sobre, élégant, et puissant", avait décrété son amie. Par les rideaux entrouverts, elle apercevait la salle qui se remplissait peu à peu. De

  • Douceur Volée   CHAPITRE 251 – Nouveau livre

    Quand le manuscrit fut terminé, elle l’envoya à son éditrice, Isabelle Vernier, qui l’appela trois jours plus tard, la voix tremblante d’émotion.— Rebecca, c’est magnifique. C’est encore plus fort que le premier. Plus mature, plus profond, plus lumineux.— Vous croyez que ça aidera les lectrices ?— J’en suis sûre. "Douceur Volée" les a aidées à partir. "Renaître" va les aider à se reconstruire. C’est la suite logique. La suite nécessaire.— Alors publions-le.— Bien sûr. Le plus vite possible.Le livre sortit en septembre, presque cinq ans jour pour jour après la publication de "Douceur Volée". La couverture était sobre, élégante : un fond blanc cassé, un titre en lettres manuscrites, et une petite fleur qui s’ouvrait, fragile et lumineuse.La première séance de dédicaces eut lieu dans la même librairie que la première fois. Rebecca était assise derrière la même table, mais tout avait changé. Elle n’était plus la femme brisée qui tremblait en tenant son stylo. Elle était une femme a

  • Douceur Volée   CHAPITRE 250 – Nouveau livre

    L’idée du nouveau livre était née lentement, presque à son insu, comme une graine qui germe dans l’obscurité avant de percer la surface. Rebecca n’avait pas prévu d’écrire une suite à "Douceur Volée". Son premier livre était un cri, un témoignage brut, une confession arrachée à la douleur. Elle l’avait écrit pour survivre, pour expulser le poison, pour transformer ses cicatrices en mots. Et elle pensait que cela suffirait. Qu’une fois ce livre publié, une fois cette histoire racontée, elle pourrait tourner la page et ne plus jamais revenir en arrière.Mais les lettres qu’elle recevait à l’association avaient peu à peu changé quelque chose en elle. Des centaines de femmes lui écrivaient pour la remercier, pour lui dire que son livre les avait aidées à partir, à porter plainte, à se reconstruire. Et presque toutes posaient la même question : "Et après ? Comment on fait pour revivre ? Comment on fait pour aimer de nouveau, pour faire confiance, pour ne plus avoir peur ?"Elle n’avait pas

  • Douceur Volée   CHAPITRE 249 – Retour à la vie

    — Non. C’est étrange, mais je ne le hais plus. Je ne ressens plus rien pour lui. Ni amour, ni haine, ni colère, ni pitié. Juste... rien. Un grand vide. Comme une page blanche.— C’est peut-être ça, la paix.— Oui. C’est peut-être ça.Ils arrivèrent à Paris au moment où le soleil se couchait, et les lumières de la ville s’allumaient une à une, dessinant des guirlandes dorées le long des avenues. Julien gara la voiture devant leur immeuble, coupa le moteur, et se tourna vers elle.— Tu veux qu’on aille marcher un peu ? Le long de la Seine ? Avant de rentrer ?— Non. J’ai envie d’être chez nous. Vraiment chez nous.Ils montèrent l’escalier main dans la main, entrèrent dans l’appartement, et Rebecca s’arrêta sur le seuil du salon, comme si elle le voyait pour la première fois. Les bibliothèques pleines de livres, le canapé défoncé qu’ils aimaient tant, les photos sur les murs, les plantes vertes qui débordaient des pots. Leur chez-eux. Leur refuge. Leur vie.— Je vais préparer le café, di

  • Douceur Volée   CHAPITRE 248 – Retour à la vie

    Elle le regarda longuement, et dans ses yeux, elle ne vit plus le Commandant Lémek, le prédateur, le manipulateur. Elle vit un petit garçon abandonné par sa mère, un petit garçon qui avait grandi trop vite, qui avait appris à survivre en détruisant les autres, et qui n’avait jamais su aimer autrement.— Je ne te hais plus, dit-elle doucement. J’ai arrêté de te haïr il y a longtemps. La haine, c’est un lien. Et j’ai coupé ce lien.— Tu m’as pardonné ?— Non. Je ne t’ai pas pardonné. Je ne te pardonnerai jamais. Pas complètement. Mais j’ai arrêté de t’en vouloir. Ce n’est pas la même chose. Le pardon, c’est pour les saints. Moi, je suis juste une femme qui a survécu, et qui a choisi de ne pas laisser la colère lui gâcher la vie. Et peut-être qu’un jour, je penserai à toi sans douleur. Sans colère. Juste avec la tristesse qu’on éprouve pour les gens qui n’ont pas su aimer.— C’est plus que ce que je mérite.— Oui. C’est plus que ce que tu mérites.Il baissa la tête, et les larmes se remi

Weitere Kapitel
Entdecke und lies gute Romane kostenlos
Kostenloser Zugriff auf zahlreiche Romane in der GoodNovel-App. Lade deine Lieblingsbücher herunter und lies jederzeit und überall.
Bücher in der App kostenlos lesen
CODE SCANNEN, UM IN DER APP ZU LESEN
DMCA.com Protection Status