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AVERTISSEMENT : L’histoire suivante contient un contenu graphique et explicite impliquant du BDSM extrême, des dynamiques d’échange de pouvoir et des relations taboues. Elle est destinée à un public averti uniquement et peut être perturbante pour certaines personnes. Si vous êtes sensible à l’un de ces sujets, veuillez ne pas poursuivre votre lecture.
PROLOGUE La pluie martelait le pare-brise tandis que Sophia serrait le volant, les jointures blanches. Son cœur battait à toute vitesse, partagé entre un frisson d’anticipation et une légère nervosité. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle était réellement en train de faire cela… conduire seule, de nuit, jusqu’au manoir abandonné à la périphérie de la ville. Mais elle devait les revoir. Elle devait affronter Damien et Ethan après tout ce qui s’était passé entre eux. La façon dont ils avaient repoussé ses limites, éveillé des désirs dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence. Comment ils lui avaient donné envie de leur toucher, de leur domination, de leur amour. À vingt-huit ans, Sophia pensait avoir sa vie parfaitement en ordre. Une carrière réussie, un bel appartement, une série d’amants agréables mais finalement oubliables. Elle s’était convaincue qu’elle était satisfaite du statu quo, que les ténèbres de son passé n’étaient rien de plus qu’un mauvais rêve. Puis elle avait reçu la lettre. Celle de l’avocat de leur père, l’informant que l’ancien manoir familial avait été légué à elle et à sa sœur Emma dans son testament. Et avec elle, un message énigmatique : « Toutes vos questions trouveront leurs réponses là-bas. » Sophia s’était d’abord moquée de cette idée. Quelles questions ? Emma et elle avaient tourné la page sur cette période troublée de leur vie ; elles avaient construit de nouvelles existences loin des ombres de leur passé tourmenté. Du moins, c’est ce qu’elle croyait. Mais la curiosité avait fini par l’emporter. Et maintenant, la voilà, traversant la tempête pour faire face aux démons qu’elle croyait avoir laissés derrière elle. Lorsqu’elle s’arrêta devant le manoir en ruine, les souvenirs affluèrent. La première fois que Damien l’avait embrassée, ici même, dans cette voiture. La manière dont ses lèvres avaient revendiqué les siennes, exigeant sa reddition. La chaleur qui l’avait envahie lorsqu’il s’était pressé contre elle, lui révélant l’intensité de son désir. Et puis il y avait Ethan, avec son sourire insolent et sa langue malicieuse. Les choses qu’il avait faites à son corps, le plaisir qu’il lui avait arraché jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un être se tordant et suppliant. La façon dont il lui avait donné l’impression d’être la femme la plus désirable du monde. Au début, elle avait essayé de leur résister, de s’accrocher à son innocence et à sa pureté. Mais à la fin, elle n’avait plus pu lutter. Elle les aimait… elle aimait la façon dont ils la faisaient se sentir, les plaisirs obscurs qu’ils lui avaient fait découvrir. Cela avait été une romance tourbillonnante, pleine de passion et d’intensité. Damien et Ethan lui avaient montré ce que signifiait réellement se soumettre, remettre le contrôle et sa confiance entre les mains de ceux qu’on aime. Ils l’avaient marquée comme leur appartenant pour toujours. Mais ensuite, tout s’était effondré. La nuit où Elizabeth était morte, la peur, la confusion et le chagrin… Sophia frissonna à ce souvenir. Ils avaient dû fuir, abandonner tout ce qu’ils connaissaient pour échapper aux conséquences. Pendant des mois, elle avait tenté de tourner la page, de construire une nouvelle vie sans eux. Mais, malgré tous ses efforts, elle ne parvenait pas à oublier le besoin de leur présence, de leur amour. Elle avait besoin d’eux… besoin d’être désirée, utilisée et chérie par eux. Et c’est pour cela qu’elle était là, prête à faire un acte de foi. Prête à affronter les démons de son passé et à espérer que, peut-être, ils pourraient trouver un chemin vers l’avenir ensemble. Alors qu’elle sortait sous la pluie battante et avançait vers la porte d’entrée, Sophia ressentit un frisson d’anticipation mêlé d’excitation. C’était le moment. L’instant de vérité. Elle allait revoir ses demi-frères… et cette fois, elle ne fuirait pas. Cette fois, elle les affronterait et espérerait que leur amour puisse triompher de tout. Après tout, cela avait toujours été écrit… un destin sombre que même le passage du temps ne pouvait changer. Elle leur appartenait… et eux lui appartenaient. Et maintenant, elle était enfin prête à réclamer ce qui était à elle.Six mois. Tu te rends compte ? Six mois, et pas une seule fois il ne m'a laissé gagner aux cartes."Hélène Marchand riait, assise sur un banc de pierre au milieu du jardin de la clinique, enveloppée dans un manteau rouge qu'elle n'avait pas mis depuis des années. Elle avait repris du poids. Ses cheveux, qui repoussaient en une brosse argentée et douce, brillaient dans la lumière orangée de la fin de journée. Les médecins parlaient désormais de rémission, avec la prudence ravie de ceux qui ont arrêté de compter les mois. Elle sortirait de la clinique à la fin du printemps.Tessa, assise à côté d'elle, portait une robe jaune. Un jaune vif, ensoleillé, presque insolent, qu'elle avait trouvé dans une boutique de la rue de Rennes et qu'elle n'osait toujours pas dire qu'elle avait payé le triple de ce qu'elle voulait. Dans ses cheveux, une barrette dorée, offerte par sa mère."Il a perdu exprès deux fois, maman. Je l'ai vu faire.""Menteuse. Il est bien trop fier pour ça.""Il t'adore.""Év
J'ai lu les journaux de ce matin avant même le lever du jour. À mon âge, on ne dort plus. On compte les chagrins des autres."Madame Montclair était assise dans son petit salon de lecture, un châle de laine jeté sur les épaules, une tasse de thé fumant à portée de main. Il était neuf heures. Une lumière pâle, lavée par la pluie de la nuit, tombait des fenêtres hautes sur les tapis anciens, les bibliothèques vitrées, un portrait d'homme moustachu accroché sur le mur de la cheminée. Sur le guéridon, une chemise bleue attendait, fermée par un ruban.Gabriel et Tessa, assis en face d'elle sur un canapé trop mou, échangèrent un regard. Ils n'avaient dormi que deux heures dans la voiture, sur le parking de la clinique, la tête de Tessa appuyée sur l'épaule de Gabriel. Ils avaient les yeux creusés, les vêtements froissés. À côté d'eux, dans son fauteuil, Étienne remuait son thé en silence, avec l'air d'un élève qui espère ne pas être interrogé."Édouard Verlaine a été arrêté cette nuit," dit
"Maman. Tu m'entends ? C'est moi. C'est Tessa."La chambre 214 baignait dans une lumière bleutée, celle des veilleuses de nuit, qui donnait aux murs une teinte d'aquarium. Un moniteur égrenait des bips réguliers près du lit. Une odeur de lavande flottait malgré tout dans l'air, tenace, familière, celle du savon qu'Hélène utilisait depuis toujours. Tessa respira cette odeur comme on boit de l'eau fraîche. Hélène Marchand, très pâle, les lèvres légèrement entrouvertes, reposait sur ses oreillers, un tuyau d'oxygène glissé sous le nez. Elle paraissait minuscule, perdue dans le grand lit, ses mains maigres posées sur le drap comme deux oiseaux fatigués.Tessa avait traversé tout le service en courant. Elle avait laissé Gabriel garer la voiture. Elle avait manqué de renverser un chariot de médicaments devant le poste de soins, et l'infirmière de nuit l'avait rattrapée par le bras en murmurant qu'il fallait respirer, que sa mère était stabilisée, qu'il n'y avait plus d'urgence. Elle n'avait
Je ne m'assiérai pas. Dites ce que vous avez à dire."La voix de Tessa résonna dans le grand salon blanc avec une clarté qui la surprit. Elle était restée sur le seuil, les mains dans les poches de son manteau, le dos très droit. À sa gauche, Gabriel s'était arrêté lui aussi. Un peu en retrait, Maxime fixait le tapis, incapable de lever les yeux vers la jeune femme assise à la table.Édouard Verlaine sourit, comme un hôte qui accepte la rudesse d'un invité."Comme vous voulez. Je ne suis pas rancunier." Il se détacha de la baie vitrée et s'avança vers la table à pas lents. "Voici la situation. Ma fille et moi partons demain matin pour la Suisse. Nous nous installerons à Lausanne, où j'ai quelques relations. Léa n'a pas encore signé les documents qui permettront de rapatrier une partie des avoirs de sa mère, mais je suis certain qu'elle le fera. C'est une question de temps.""Je ne signerai pas," dit Léa, sans bouger."Tu signeras, ma chérie. Tu es fatiguée, tu es bouleversée. Demain m
Il a une villa sur la côte normande. Il y emmène ses invités importants. Léa m'y avait conduit une fois, au début de l'été."Maxime attendait devant l'immeuble, sous la pluie revenue, les mains enfoncées dans les poches d'un manteau trop léger. Il avait l'air de n'avoir pas dormi depuis des jours. Une barbe naissante lui mangeait les joues, ses yeux étaient cerclés de rouge. Quand il avait aperçu Tessa et Gabriel sortir du hall, il avait fait trois pas vers eux, puis s'était arrêté, comme s'il se heurtait à une vitre invisible."Je suis venu vous aider. Je sais que je n'ai aucun droit de le demander.""Vous avez raison," dit Gabriel d'une voix glaciale. "Vous n'en avez aucun.""Écoute." Maxime se tourna vers Tessa, ignorant le regard de Gabriel. "Je n'ai pas dormi. J'ai pensé à tout ce que j'ai fait. J'ai vu Léa hier soir, avant que son père ne revienne. Elle m'a dit qu'elle ne voulait plus jamais me parler. Elle avait raison." Il avala sa salive. "Mais je connais Édouard. Quand il es
Vous voulez comprendre pourquoi je n'ai pas porté plainte ? Alors je vais vous répondre sans détour. Mais je préviens que ma réponse ne vous plaira pas beaucoup."Tessa s'était levée. Elle n'avait pas préparé de discours. Elle sentait ses genoux trembler sous sa jupe, la bouche sèche, le sang qui cognait dans ses tempes. Autour de la table, sept visages la fixaient avec une attention de jurés. Elle regarda d'abord Gabriel, qui n'avait pas bougé, les poings serrés sur le bois verni, puis Henri, qui l'observait avec un amusement poli, comme on regarde une enfant monter sur une chaise pour réciter un poème."Monsieur Berthier. Vous avez raison de poser la question. Il y a dix jours, j'aurais porté plainte sans la moindre hésitation. Quelqu'un avait fait suivre ma mère à la sortie d'une clinique. Quelqu'un avait photographié mon balcon. Je ne le pardonne pas. Je ne le pardonnerai sans doute jamais tout à fait."Un murmure de sympathie parcourut la salle. Madame Gaillard, une femme grise a
Emma se réveilla en sursaut, le cœur battant la chamade, chassant les derniers vestiges d'un rêve intense. Assise dans son lit, elle passa une main dans ses cheveux ébouriffés, tentant de se débarrasser de cette sensation désagréable qui lui collait à la peau.Trois jours s'étaient écoulés depuis l
Emma se tortilla inconfortablement sur la banquette arrière de la luxueuse Rolls-Royce, sa cuisse pressée contre celle de Sophia tandis que la voiture empruntait la route sinueuse menant au domaine Thorne. L'air semblait chargé de tension, et pas seulement à cause de leur emménagement imminent dans
Emma s'éveilla lentement, le corps encore vibrant du plaisir de sa rencontre avec Damien. Elle se retourna, cherchant instinctivement son corps, mais ne trouva que des draps vides. Un coup d'œil à l'horloge sur sa table de chevet lui indiqua qu'elle avait dormi plusieurs heures et que le soleil se
« Putain, qu'est-ce que tu crois faire ? » gronda Damien en faisant irruption dans le hall où Ethan maintenait Emma plaquée contre le mur, les doigts enfoncés dans son vagin ruisselant. « Lâche-la, immédiatement ! »Ethan leva les yeux, un sourire mauvais aux lèvres, tandis qu'il continuait de péné







