LOGINXavier resta figé sur place, le regard perdu dans la direction où Seraleonne avait disparu en courant. Son cœur hésitait entre deux élans : la rattraper ou tourner les talons. Finalement, il choisit la seconde option. Peut-être valait-il mieux lui laisser de l’espace. Après tout, elle était encore mariée… à un homme qui semblait prêt à tout pour la garder prisonnière de ce lien brisé.
En rentrant chez lui, il ferma la porte d’un geste lent, presque las, comme si la journée lui avaitAssister à une telle scène serra le cœur de Seraleonne d’une douce chaleur. Elle ne comprenait pas entièrement pourquoi… mais elle se sentait apaisée. C’était comme un rêve qu’elle n’avait jamais su formuler à voix haute.Elle avait toujours espéré voir son fils vivre un lien aussi tendre et complice avec son propre père, Marc. Mais celui-ci avait préféré ses affaires, son image et… sa maîtresse, au détriment de sa famille. Il n’avait réalisé la valeur de ce qu’il perdait qu’une fois qu’il l’avait déjà perdue.Seraleonne resta un instant en retrait, le regard attendri, silencieuse. Elle voulait leur laisser ce moment rien qu’à eux. Quand elle vit qu’ils commençaient à se détacher l’un de l’autre, elle s’approcha discrètement, sur la pointe des pieds, comme une panthère douce, feignant de ne rien avoir vu.— Je vois que vous vous êtes réconciliés, dit-elle avec un large sourire taquin.— Exactement, maman, répondit Matthieu avec le ton fier d’un pe
Xavier resta figé sur place, le regard perdu dans la direction où Seraleonne avait disparu en courant. Son cœur hésitait entre deux élans : la rattraper ou tourner les talons. Finalement, il choisit la seconde option. Peut-être valait-il mieux lui laisser de l’espace. Après tout, elle était encore mariée… à un homme qui semblait prêt à tout pour la garder prisonnière de ce lien brisé.En rentrant chez lui, il ferma la porte d’un geste lent, presque las, comme si la journée lui avait arraché toute son énergie. Une fois dans sa chambre, il se laissa tomber sur le lit, espérant trouver refuge dans le sommeil. Mais les heures passaient, implacables, et le repos refusait de venir.Allongé, les yeux fixés au plafond, il repassait en boucle cette scène étrange… Cette voix au téléphone, cet échange tendu. Il n’avait pas besoin de deviner longtemps c’était bien son mari. Et ce ton dominateur, presque menaçant... L’homme ne semblait pas prêt à signer ce divorce, encore moins
Il ramassa le panier que Seraleonne avait déposé à sa porte, tel un colis laissé en urgence, et rentra dans son appartement. Il le posa sur la table basse, puis s’effondra sur le canapé, le regard perdu dans le vide.— Mais qu’est-ce qui m’arrive, bon sang ? grogna-t-il en se frottant le visage. — Qu’est-ce qu’elle m’a fait, cette fille ? Pourquoi diable j’ai des pensées aussi... torrides à son sujet ?Il repensait à son allure, à sa voix, à sa silhouette moulée dans cette nuisette diaboliquement sexy qu’elle tentait maladroitement de couvrir avec ce fichu pardessus. Un soupir rauque s’échappa de ses lèvres.— Et pourquoi elle se balade ainsi pour livrer des repas dans un motel rempli d’hommes ? fulmina-t-il en se redressant. — Combien d’entre eux l’ont vue comme ça ? Qui d’autre s’est rincé l’œil sur ce corps ?!La jalousie brûlait dans ses veines. Il se leva brusquement, rugissant son prénom :— Seraleonne !... Ser
De retour au motel Bad-Game, plus précisément dans le petit appartement niché au fond du jardin où il résidait désormais, Xavier était assis, silencieux, le regard figé dans le vide. Son corps était là, mais son esprit… ailleurs. Très loin, prisonnier d’une profonde méditation.L'appel avec son ami l’avait laissé dans un étrange malaise. Quelque chose ne tournait pas rond. Les mots échangés, pourtant simples, avaient laissé un goût amer. Une tension. Comme un arrière-goût de colère mal dissimulée.Xavier s’était attendu à des cris de joie, à une explosion d’émotions, à cette complicité retrouvée. Mais à la place, il avait ressenti une contrariété froide, presque agressive. Ce n’était pas normal. Pas de lui.Il se demandait s’il ne lisait pas trop dans les silences. Peut-être que tout cela n’était que le fruit de son imagination, un mirage provoqué par les secousses émotionnelles qu’il avait encaissées tout au long de la journée.La nuit tombait le
Xavier était resté accroupi là, figé, les yeux dans le vide. Le petit Matthieu venait de lui décocher une flèche en plein cœur, et il ne savait pas comment réagir. Ce n’était qu’un enfant, mais ses paroles avaient eu plus d’impact que bien des discours d’adultes. Comment avait-il pu le blesser, lui qui ne voulait que leur faire du bien ?Toujours dans cette position, le front légèrement baissé, il n’entendit même pas les pas légers de Constanza qui revenait de la cuisine. Elle sursauta en le voyant ainsi.— « Oh ! Monsieur Xavier… tout va bien ? Que vous arrive-t-il ? »— « Rien de grave, madame… » répondit-il doucement, le regard encore troublé. « Juste… un petit rappel que les mots, même innocents, peuvent blesser. »Constanza haussa les sourcils, surprise, mais ne posa pas plus de questions. Elle jeta un œil aux documents posés sur le comptoir et hocha la tête en constatant que tout était en ordre.— « Bien ! Tout est parfai
— « Parfait. On fait comme ça. »Constanza sourit de toutes ses dents, visiblement ravie. Ils se mirent à remplir les papiers, les signatures s’enchaînaient, les stylos glissaient… quand tout à coup, un petit ouragan fit irruption dans la réception.— « Maman Constanza !! » hurla Matthieu, essoufflé, l’air paniqué. « Le riz ! Il brûle ! »— « Oh Seigneur ! » s’écria la vieille dame, blêmissant. « Mon dîner ! » Elle bondit de sa chaise, s’excusa à la hâte auprès de Xavier, et s’élança vers la cuisine.En franchissant la porte, elle tomba nez à nez avec Seraleonne, les bras croisés, l’air furieuse, une grosse marmite à la main.— « Je vous avais proposé mon aide ! » lança-t-elle, sèchement. « Mais non ! Madame Constanza ne veut pas qu’on touche à ses casseroles sacrées. Vous voyez le résultat ? Si je n’étais pas arrivée à temps, il n’y aurait plus rien à servir ce soir ! »Constanza, confuse, se racla la gorge, les joues rouges de
Elle s’éveilla en sursaut, le cou raide, les muscles endoloris par la position inconfortable dans laquelle elle avait sombré. Dormir dans un camion-citerne n’était clairement pas une expérience qu’elle souhaitait réitérer. Son corps, déjà épuisé par les émotions, lui faisait payer chaque minute p
— Tenez, dit-elle en lui tendant la carte. Un petit plus. Pour votre transport, bien sûr... et pour vous prouver ma bonne foi. J’aimerais beaucoup échanger avec vous autour d’un café, si vous êtes tenté.Xavier la fixa, interloqué. Un rire bref, sec, lui échappa un mélange d’amusement et
Xavier sentit un pincement glacial lui traverser le cœur. La douleur de Seraleonne lui renvoyait brutalement son propre reflet. Il se revit, quelques années plus tôt, infligeant à Sandra son ex-fiancée les mêmes blessures, les mêmes trahisons. À force de la tromper sans scrupule, il avait brisé une
Elle était à genoux, le regard perdu dans le vide, le cœur en lambeaux, les larmes silencieuses roulant sur ses joues. En une fraction de seconde, elle avait tout perdu. Son emploi. Son mariage. Sa dignité, peut-être. Et même si ce mariage était un champ de ruines depuis longtemps, elle avait gar







