FAZER LOGINDepuis son retour de l’entraînement, Élise était restée clouée dans sa chambre, allongée sur le lit, à moitié nue. Elle n’arrêtait pas de se tourner dans tous les sens. Les paroles de Nicolas tournaient en boucle dans sa tête, comme si elle était en train d’écouter une musique qu’elle avait elle-même mise en répétition.Lentement, elle se redressa, saisit un petit bocal qu’elle avait posé sur la tête de son lit. C’était le poison qu’elle avait reçu de la part de Nadia, ce qu’elle devait utiliser pour tuer Vincenzo. Elle ouvrit la boîte, essaya d’y jeter un coup d’œil à l’intérieur, une odeur pas très catholique l’accueillit. Elle se dépêcha de refermer la boîte et de la déposer à sa place.Elle saisit enfin son téléphone portable, le déverrouilla et entra dans son historique d’appels. Aucun appel en absence de Vincenzo. Elle se rendit directement sur sa messagerie WhatsApp, aucun message non plus. Elle n’avait qu’un seul désir : sortir, aller voir Vincenzo pour profiter de cet instant
À tour de rôle, les autres membres approuvèrent l’idée suggérée par Liam. Osi se plia à la stratégie.— Et Élise ? demanda Liam.— J’ai une bonne nouvelle pour vous, répondit Nicolas. Élise est maintenant très proche de Vincenzo.— Pensez-vous qu’elle soit un atout pour nous ? s’intrigua Juliette.— Je pense que oui, dit Liam. Au début, je ne la sentais pas trop, comme vous tous ici. Mais je pense qu’Élise soit la clé qui nous aidera à détruire ce clan et à élaborer une bonne stratégie. Elle peut bien nous aider, se rapprocher davantage de Vincenzo, gagner sa confiance. Croyez-moi, il lui confiera tout.— Sur ce point, je lui ai déjà dit de le faire et, loin de là, j’ai demandé qu’elle empoisonne Vincenzo.— Quoi ? s’enquirent-ils tous au même moment.— Cet homme m’a humilié, je ne pouvais pas le laisser me faire une chose pareille.— Si Élise empoisonne Vincenzo maintenant, lança Nelson, nous aurons des difficultés à détruire la bande et à reprendre ce qui nous était dû.— C’est vrai
Élise monta et redescendit quelques minutes plus tard. De retour dans le séjour, elle était dévastée par le comportement de Nadia. Elle avait eu le toupet d’ouvrir l’une de ses bouteilles de vin et, sans même prendre la peine d’utiliser un verre, commença à boire directement.— Qu’est-ce que tu fais ? lança Élise.— Quoi ?— Ce vin m’est précieux.— Tu en paieras une autre bouteille, ma chère.L’intérieur d’Élise bouillonnait de colère, mais elle se plia et essaya de se calmer.— On peut partir, se contenta-t-elle simplement de dire.Nadia prit deux pommes et sortit tout en gardant la bouteille de vin avec elle. Les deux s’installèrent dans la voiture.— J’ai comme l’impression que tu n’as pas aimé que je t’aie pris cette bouteille de vin.— À quoi bon m’énerver ?Nadia sourit.— Tu peux mettre ta ceinture.— Tu veux conduire dans ton état ? J’ai comme l’impression que tu es saoule.— Je ne suis pas saoule, ce n’est pas ce petit vin qui va me faire plier, Élise.— Et si les policiers
— En quoi cela te concerne ? On dirait que tu as oublié que tu travailles pour moi, Élise, et que tu es sortie de prison grâce à moi.— Je le sais et je t’en suis reconnaissante pour ça. Tu n’es pas sans savoir que je fais mon boulot aussi et, si à chaque fois tu devais faire irruption ici, tu risques de me faire démasquer. Tu pourrais m’envoyer Nadia ou quelqu’un d’autre.— Je devais venir te voir afin que tu puisses voir ma tête, l’état dans lequel je suis à cause de Vincenzo.— Tu viens de dire qu’il ne t’a rien fait ?— Je rêve ou tu es en train de prendre sa défense ?— Je ne prends pas sa défense. Je suis simplement ta logique. Je suis désolée qu’il t’ait insulté ou humilié devant tes hommes et tout. Maintenant, que veux-tu que je fasse ? J’imagine que tu n’as pas fait tout ce chemin pour me dire ce que tu es en train de dire.— Bien sûr que non. Comme tu peux le savoir, je tenais à te dire que nous voulons entrer en guerre. Du sang coulera à flot. Et tu es la clé de cette guerr
Allongée dans le séjour, les yeux rivés sur l’écran plasma qui diffusait une série, Élise était quasiment dans le monde imaginaire de la série lorsque la sonnerie de la maison la ramena de sa torpeur. Elle se redressa.— Qui ça pourrait être ? demanda-t-elle.Elle s’empressa d’aller vers la porte, s’abaissa et regarda à travers le petit trou. L’odeur qui l’accueillit lui fit comprendre qui c’était.— Vincenzo ? murmura-t-elle.Elle ouvrit la porte et tomba nez à nez avec Vincenzo, qui se tenait devant elle avec un bouquet de fleurs à la main.— Bonjour Élise, dit-il.— Bonjour Vincenzo.— Tu es étonnée de me voir chez toi ?— Non, je n’ai jamais imaginé que tu te présenterais devant chez moi avec un bouquet de fleurs.— Ah ! Ce n’est rien, je peux entrer ?Elle se mit de côté.— Oui, bien sûr. Entre.Vincenzo se tourna vers Cobra.— Tu peux rester ici.Il hocha la tête. Vincenzo entra et Élise ferma la porte derrière lui.— Tiens.Élise prit les fleurs et en sentit l’odeur.— Ça dégag
Nicolas ne broncha plus. Les mains tremblantes, il déposa le couteau sur la table, saisit sa chaise et la jeta de l'autre côté de la pièce. La chaise se fracassa en mille morceaux. Tous les autres baissèrent ensuite leurs armes.Vincenzo se leva.— L'heure n'est plus au dialogue. Venir ici était une erreur. Maintenant, vous allez m'écouter tous les deux. Je commencerai par toi, Nicolas. Tu devais avoir le toupet de réprimander tes hommes, de les encadrer. Maintenant, toi, Osi, ouvre largement tes oreilles pour écouter ce que j'ai à te dire. Je ne le répéterai pas deux fois : je te donne deux jours, je dis bien deux jours, pour renvoyer la came de Mateo à cette adresse avec une amende de cinq millions de dollars. Sans commentaire, sans négociation.Il mit la main dans sa poche, en sortit un papier qu'il déposa ensuite devant Osi qui avait perdu sa langue depuis un bon bout de temps.— Sur ce, bonne journée à vous. Ce fut un plaisir de t'avoir revu, Nicolas, même si j'ai regretté d'être







