LOGINFille d’un puissant parrain de la mafia, Elena Moretti refuse d’épouser Luca DeRossi, un homme brutal choisi par son père pour renforcer une alliance entre deux familles. Plutôt que de devenir une simple monnaie d’échange, elle s’enfuit la veille du mariage, se cachant sous une fausse identité à l’autre bout du pays. Mais son père ne tolère pas la trahison. Il engage Dante Salvatore, un tueur à gages impitoyable et loyal à la famille, pour la retrouver et la ramener de gré ou de force. Sauf qu’au moment où Dante met enfin la main sur elle, quelque chose change. Elena n’est pas la princesse capricieuse qu’il imaginait. Elle est forte, déterminée… et dangereusement attirante. Face à elle, il commence à douter de sa mission.
View MoreLa lumière dorée du crépuscule se faufile à travers les immenses baies vitrées du manoir Moretti, jetant des reflets ambrés sur le marbre immaculé du sol. Aurora Moretti, assise sur une chaise en velours près de la coiffeuse, observe son reflet avec une pointe de frustration. Le miroir lui renvoie l’image d’une femme qui semble avoir tout ce qu’elle pourrait désirer : beauté, intelligence, héritage, mais qui se sent emprisonnée dans une cage dorée.
Vêtue d’une robe en soie noire, sobre mais élégante, elle incarne parfaitement l’héritière d’une dynastie puissante et crainte. Ses longs cheveux bruns tombent en vagues soyeuses autour de ses épaules, encadrant un visage aux traits fins mais déterminés. Ses yeux, d’un brun profond, sont souvent comparés à ceux de son père, Enzo Moretti : intelligents, perçants, intransigeants. Chaque regard qu’elle porte est empreint d’une froideur calculatrice, mais ce soir, ses yeux trahissent une lutte intérieure qui devient de plus en plus difficile à ignorer.
Aurora est née dans le luxe et la violence. Fille unique d’Enzo Moretti, elle a grandi dans un monde où la loyauté se paye en sang et où les alliances ne se tissent pas avec des promesses, mais avec des contrats et des cadavres. Dès son plus jeune âge, elle a été introduite à l’ombre de l’empire familial : elle a vu son père étendre son pouvoir en éliminant impitoyablement ses ennemis, en manipulant les faiblesses humaines comme des pions sur un échiquier. Aurora n’a jamais été naïve. Contrairement aux autres femmes de son milieu, qui se contentaient de jouer le rôle de filles et de mères parfaites, elle a toujours refusé d’être un simple pion dans ce jeu macabre.
Au fil des années, elle a appris à comprendre les affaires familiales, à analyser les jeux de pouvoir, à anticiper les coups de ses ennemis et même ceux de ses alliés. Elle a forgé sa réputation dans un monde dominé par les hommes, n’hésitant pas à utiliser son esprit acéré et son charisme pour obtenir ce qu’elle voulait, tout en restant dans l’ombre de son père.
Cependant, ce soir, malgré son savoir et son tempérament de feu, Aurora se sent démunie. La pression qui pèse sur elle devient trop lourde à supporter.
Son mariage avec Marcello De Luca a été arrangé depuis des mois. Une alliance stratégique entre les Moretti et les De Luca, deux des familles les plus puissantes du crime organisé en Italie. En unissant ces deux empires, le père d’Aurora et celui de Marcello entendent renforcer leur mainmise sur tout le territoire, éliminant toute menace extérieure, consolidant ainsi leur pouvoir face aux autres mafias, aux autorités et à toute forme de rébellion. C’est une décision qui dépasse largement les désirs personnels d’Aurora, une décision dictée par des intérêts familiaux, économiques, et politiques. Elle est la pièce maîtresse de cet échiquier, une récompense précieuse pour un mariage qu’elle n’a pas choisi.
Mais ce qui la tourmente le plus, c’est qu’elle n’a jamais eu son mot à dire. Ce mariage est le fruit d’une tradition qui pèse sur ses épaules comme une épée de Damoclès. En tant que fille de l’un des parrains les plus influents d’Italie, Aurora est condamnée à se soumettre aux désirs et aux attentes de son père, et la question du mariage n’échappe pas à cette règle. Sa vie n’est plus un choix personnel, mais un acte politique.
Aurora fronce les sourcils, un soupir s’échappant de ses lèvres. Elle aurait aimé avoir la liberté de choisir son destin, de suivre son propre cœur, mais son père n’a jamais permis ce genre de faiblesse. La famille avant tout, telle est la règle qu’Enzo Moretti lui a inculquée. Et si elle se rebelle, c’est tout l’empire familial qui pourrait en pâtir. Elle l’a vu de ses propres yeux : des ennemis de la famille ont été éliminés pour bien moins que cela. Elle sait que son père ne tolérerait aucune désobéissance. Et Marcello ? Bien qu’il soit l’homme choisi pour la marier, il n’est pas pour elle un époux désirable, mais un instrument, une clé pour sceller l’alliance entre les deux familles. Marcello est un homme que son père approuve : respectueux, efficace, mais froid et distant. Ce mariage n’a rien d’un conte de fées ; il est le résultat de calculs implacables.
À travers son reflet dans le miroir, Aurora se voit une dernière fois comme une jeune femme libre, avant que la réalité de la situation ne vienne la frapper. Elle se redresse, attrapant un peigne et passant une main nerveuse dans ses cheveux. Ce mariage est une promesse qu’elle n’a jamais faite, une prison dans laquelle elle s’enferme elle-même sans pouvoir s’échapper. Mais peut-être qu’il est encore temps de trouver une issue.
Un coup sec sur la porte la tire de ses pensées. Avant même qu’elle n’ait le temps de réagir, Enzo Moretti entre dans la pièce sans préavis.
Imposant, avec l’aura d’un homme dont chaque pas semble résonner d’une autorité absolue, il se tient dans l’encadrement de la porte. Vêtu d’un costume trois-pièces noir impeccable, il dégage une présence glaciale, presque royale. À cinquante-sept ans, Enzo est l’un des hommes les plus redoutés du pays. Son regard acéré, semblable à une lame, a fait plier des hommes d’affaires, des politiques, et des criminels de haut rang. Tout en lui inspire la crainte, mais aussi un respect qui frôle l’adulation.
— « Il est l’heure de discuter. »
Sa voix est calme, mais son ton porte un poids que peu oseraient défier. Aurora, cependant, refuse de baisser les yeux. Elle sait ce qui l’attend, mais cette fois, elle n’est pas disposée à se soumettre sans réagir.
— « Je n’ai rien à dire que tu ne saches déjà. »
Un silence lourd s’installe entre eux. Enzo se place devant elle, croisant les bras sur sa poitrine, analysant chaque inflexion de son visage. Il la scrute comme un vieux prédateur observant sa proie, cherchant à déceler le moindre signe de faiblesse. Mais Aurora, aussi fière que son père, reste implacable. Elle se redresse, son regard plein de défi.
— « Tu es ma fille. Et une Moretti ne se marie pas par amour. Elle se marie pour la famille. »
Les mots d’Enzo frappent comme des coups de poing, glacés et sans appel. Aurora serre les poings sous la table, sentant la colère monter en elle. Son père ne lui accorde jamais la possibilité de choisir son propre destin. Elle n’a jamais eu ce luxe. Mais ce mariage, cette union avec Marcello De Luca, elle ne peut tout simplement pas l’accepter.
— « Mais pourquoi lui ? Pourquoi Marcello ? »
Aurora connaît la réponse avant même de poser la question, mais elle a besoin de l’entendre de ses lèvres. Si elle pouvait seulement espérer que son père lui donnerait une autre raison, une raison qui ne soit pas aussi glacée et calculatrice. Mais elle sait déjà que ses espoirs sont vains.
— « Parce qu’il est puissant. Parce qu’il est respecté. Parce que notre alliance avec les De Luca garantira que personne n’osera jamais défier notre empire. »
Enzo fait une pause, pesant chaque mot. Puis, avec une froideur qui n’a d’égal que son autorité, il poursuit.
— « Et parce que je l’ai décidé. »
Aurora sent un frisson glacé courir le long de son échine. Cette phrase, cette manière de dire les choses, elle l’a toujours connue. Son père ne laisse jamais de place à la discussion. Son autorité est absolue. Et face à lui, la rébellion n’est qu’un luxe dangereux.
Aurora, pourtant, ne se contente pas d’accepter son sort. Il y a quelque chose dans cette promesse de mariage qui la révolte. Un sentiment de dégoût vis-à-vis de la manière dont son père manœuvre les vies des autres, comme si tout n’était qu’un simple échange de biens.
— « Si tu veux une alliance avec Marcello, il existe d’autres moyens. Pourquoi me sacrifier ? »
Elle sait que la question sonne désespérée, mais elle doit la poser. Pourquoi elle, pourquoi la sacrifice d’un avenir qu’elle n’a pas choisi ? Ses mots ont un effet immédiat. Un éclair de colère traverse les traits d’Enzo. Il se rapproche du bureau, posant une main dessus avec une telle violence que la lampe en cristal vacille sous l’impact.
— « Sacrifice ? » répète-t-il, sa voix brisée par la rage. « Tu parles comme si je t’envoyais à l’abattoir. Je t’offre une place de reine, Aurora. Tu ne seras pas une épouse soumise. Tu seras la femme du futur chef des De Luca. Tu règneras à ses côtés. »
Les yeux d’Enzo brillent d’une lueur fiévreuse, comme si l’idée d’un mariage entre ses deux empires était la clé de l’immortalité, de la pérennité de son pouvoir. Il parle de cette position comme s’il offrait à sa fille le plus grand des honneurs, mais Aurora le perçoit autrement : une confinement déguisé en privilège.
Elle soutient son regard, refusant de céder à la peur, refusant de laisser sa fierté se briser. Pourtant, au fond d’elle, une voix s’élève, pleine de doute et de frustration.
— « Tu es sûr que ce n’est pas plutôt une condamnation à perpétuité ? »
Un silence s’installe alors, lourd, dense, comme un lourd nuage suspendu au-dessus d’eux. Aurora sait qu’elle a franchi une ligne. Elle sait qu’elle joue avec le feu, mais elle doit essayer. Elle doit remettre en question ce qui semble inébranlable, ce qui semble être son destin.
Enzo, toujours aussi implacable, la fixe un instant de plus, son regard comme une lame de rasoir, mais il ne répond pas immédiatement. Il la laisse s’enfoncer dans ses pensées, savourant la scène de domination silencieuse qu’il a créée. Puis, avec un léger sourire en coin, il se détourne et marche vers la porte.
— « Tu finiras par comprendre. »
La porte se ferme derrière lui avec un bruit sourd, mais le poids de ses paroles reste dans l’air, lourd, presque suffocant. Aurora reste là, figée, les poings toujours serrés, son esprit en proie à un tourbillon de pensées contradictoires. Elle sait que son père a raison sur un point : il a toujours le dernier mot. Mais ce soir, elle se jure intérieurement que la guerre n’est pas finie.
Les minutes qui suivirent furent un cauchemar organisé. Les invités, terrifiés et fascinés, se regroupaient par petits clans, chuchotant, jetant des regards en biais vers les deux familles humiliées. Les gardes revenaient par vagues, se présentant devant Giovanni ou Enzo pour souffler leur rapport, toujours le même, d’une voix tendue :— Rien dans les salons d’est.—Les cuisines sont vides de toute présence, sauf le personnel.—Le garage… la Fiat noire manque. La clé aussi.—Le portail sud était ouvert. On a trouvé ça collé dans la porte de service.Un garde tendit à Enzo le papier plié. D’un geste sec, il le déplia. Le mot unique, tracé d’une encre noire et d’une volonté de fer, lui sauta au visage.NON.Enzo ne broncha pas. Ses doigts se refermèrent lentement sur le papier, le réduisant en boule compacte. Ses jointures blanchirent. Autour de lui, l’air semblait se refroidir de dix degrés.— Elle a pris la voiture, conclut-il d’une voix monocorde, atone, bien plus effrayante qu’un cr
Les mots tombèrent dans le silence poussiéreux du débarras. Chiara recula comme si sa sœur venait de lui révéler avoir contracté la peste.— Tu as fait quoi ? murmura-t-elle, la voix sifflante de terreur. Tu as aidé la princesse à s’enfuir ? Sofia, ils vont nous tuer ! Ils vont nous découper en morceaux et nous jeter au lac !— Non, écoute ! Elle a dit qu’on pourrait partir aussi. Avec cet argent, on prend un train, on va loin, on recommence…— Recommencer ? Tu rêves ! hurla presque Chiara, avant de se rattraper et de baisser la voix à un chuchotement frénétique. La première chose qu’ils vont faire quand ils verront qu’elle a disparu, c’est venir nous chercher, nous, le personnel ! Nous sommes les suspects numéro un ! Toi surtout, tu es souvent dans ses appartements ! Et moi, je suis ta sœur ! On n’aura même pas atteint la gare qu’ils nous auront rattrapées.Elle saisit Sofia par les épaules, la secouant presque.— Réfléchis ! Ils ont des yeux partout. Des gens dans les gares, sur les
Elle sortit du passage et se fondit immédiatement dans le flot. Elle baissa la tête, prit un plateau vide posé sur un comptoir et se dirigea vers la porte de service, le cœur cognant à ses tempes. Personne ne la regarda. Elle n’était qu’une servante parmi des dizaines, une silhouette anonyme dans la cohue.À la porte, les deux gardes discutaient avec le chef des cuisiniers, visiblement agacés par le désordre. L’un d’eux lui jeta un coup d’œil distrait alors qu’elle s’approchait, son plateau vide à la main.— Où tu vas ? grogna-t-il.— Le chef m’envoie chercher les verres à champagne dans l’annexe, ils en manquent, répondit-elle d’une voix rauque, qu’elle s’était exercée à rendre plus basse, fatiguée. Elle évitait son regard, fixant le sol.Le garde la dévisagea une seconde de plus, puis haussa les épaules.— Dépêche-toi. Et ferme la porte, il fait un froid de canard.Elle opina du chef, passa le seuil. L’air glacé de la nuit lui frappa le visage, un souffle de liberté pure. Elle refer
L'air du grand salon était saturé d'un mélange oppressant : parfums chers, fumée de cigare et le murmure constant des conversations calculées. Aurora, prisonnière de la robe ivoire qui lui sciait la taille, souriait. Un sourire parfait, calibré, qui faisait briller ses yeux d'une lueur factice de bonheur. Elle serrait des mains, échangeait des bises feutrées avec des visages qu'elle connaissait depuis l'enfance tous des associés, des rivaux, des vassaux de son père.Marcello était à ses côtés, une main possessive posée au creux de son dos. Sa présence était une chaleur écrasante.— Vous voyez, cher ami, disait-il à un banquier bedonnant, Aurora est déjà l'âme de cette maison. Une perle rare.Aurora baissait les yeux, jouant la modestie. Elle sentait le regard de son père peser sur elle depuis l'autre bout de la pièce, comme un superviseur satisfait.— Un peu d'air, Marcello, murmura-t-elle soudain, en portant une main à sa gorge. La chaleur...Il plissa les yeux, méfiant.— Tu es pâle
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