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CHAPITRE 26 : L'ENQUÊTE 2

Auteur: Déesse
last update Date de publication: 2026-09-30 08:28:11

Je hoche la tête. Lentement. Fiorenza Ricci. Inoffensive. Une amie. Une confidente. Un soutien. Rien de plus. Rien de moins. Je la note dans un coin de ma tête. Je ne l'oublierai pas. Mais elle n'est pas ma priorité. Ma priorité, c'est Zaira. Ma priorité, c'est mon fils. Ma priorité, c'est mon empire.

Fiorenza Ricci. Une bourgeoise. Une fille de la classe moyenne. Une fille qui n'a jamais connu la vraie souffrance. Une fille qui n'a jamais connu la vraie peur. Une fille qui n'a
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  • ENTRE LE PÈRE ET LE FILS    CHAPITRE 26 : L'ENQUÊTE 2

    Je hoche la tête. Lentement. Fiorenza Ricci. Inoffensive. Une amie. Une confidente. Un soutien. Rien de plus. Rien de moins. Je la note dans un coin de ma tête. Je ne l'oublierai pas. Mais elle n'est pas ma priorité. Ma priorité, c'est Zaira. Ma priorité, c'est mon fils. Ma priorité, c'est mon empire.Fiorenza Ricci. Une bourgeoise. Une fille de la classe moyenne. Une fille qui n'a jamais connu la vraie souffrance. Une fille qui n'a jamais connu la vraie peur. Une fille qui n'a jamais connu la vraie faim. Une fille qui vit dans un monde de confort. Un monde de privilèges. Un monde de facilité. Une fille qui ne comprend pas. Une fille qui ne peut pas comprendre. Une fille qui ne comprendra jamais. Mais elle est inoffensive. Elle n'est pas une menace. Elle n'est pas un danger. Je peux l'ignorer. Je peux la négliger. Je peux l'oublier. Pour l'instant.— Autre chose ?— Oui, monsieur. Quelque chose d'intéressant. La jeune femme ne sait pas qui est vraimen

  • ENTRE LE PÈRE ET LE FILS    CHAPITRE 25 : L'ENQUÊTE

    OttavianoJe convoque mon homme de confiance dès le lendemain matin. Sept heures précises. Mon bureau. Les stores baissés. La lumière tamisée. Une tasse de café noir. Amer. Comme ma vie. Comme mes pensées. Comme tout ce qui m'entoure. Je n'ai pas dormi. Je n'ai pas fermé l'œil. Cette fille. Cette Zaira. Elle m'obsède. Elle me dérange. Elle me menace. Je dois savoir qui elle est. D'où elle vient. Ce qu'elle veut. Pourquoi elle s'approche de mon fils. Pourquoi elle s'infiltre dans ma famille. Pourquoi elle menace mon empire.La nuit a été interminable. J'ai arpenté mon bureau pendant des heures, tournant en rond comme un fauve en cage. Les mêmes questions tournaient en boucle dans mon esprit malade. Qui est cette fille ? Que cache-t-elle ? Quelles sont ses intentions ? Mon fils, mon unique héritier, mon sang, s'est entiché d'une inconnue. Une femme qui sort de nulle part. Une femme qui pourrait être n'importe qui. Une femme qui pourrait être une menace

  • ENTRE LE PÈRE ET LE FILS    CHAPITRE 24 : LA PRÉSENTATION

    LeandroJe la présente comme ma petite amie. Devant mon père. Devant le monde. Devant tout. Je le dis. Clairement. Fermement. Sans hésiter. Sans trembler. Sans reculer.— Père, Zaira est ma petite amie. La femme que j'aime. La femme que j'ai choisie. La femme avec qui je veux construire ma vie.Silence. Long. Lourd. Chargé. Ottaviano me regarde. Ses yeux froids. Ses yeux morts. Ses yeux cruels. Il ne dit rien. Il ne bouge pas. Il ne sourit pas. Il me fixe. Longuement. Intensément. Comme s'il me jugeait. Comme s'il me condamnait. Comme s'il me rejetait.— Tu es fou, dit-il enfin.— Non. Je suis amoureux.— Tu es faible.— Non. Je suis fort. Pour la première fois de ma vie, je suis fort. Parce que je l'aime. Parce qu'elle m'aime. Parce que nous nous aimons.— Tu vas le regretter.— Peut-être. Mais au moins, j'aurai essayé. Au moins, j'aurai vécu. Au moins, j'aurai aimé.Il se lève. Il jette sa serviette sur la table. Il me regarde. Un dernier regard. Un regard glacial. Un regard cruel.

  • ENTRE LE PÈRE ET LE FILS    CHAPITRE 23 : OTTAVIANO

    Sa voix est froide. Sa voix est sèche. Sa voix est coupante. Un seul mot. Mon nom. Prononcé comme une insulte. Prononcé comme une menace. Prononcé comme un arrêt de mort.— Enchantée, monsieur.— Vous êtes la fille qui sort avec mon fils.— Oui, monsieur.— Vous êtes étudiante.— Oui, monsieur.— En littérature.— Oui, monsieur.— Charmant.Il ne le pense pas. Il le dit. Mais il ne le pense pas. C'est évident. C'est flagrant. C'est cruel. Il me méprise. Il me déteste. Il me rejette. Je le vois dans ses yeux. Je le sens dans son silence. Je le sais dans son sourire. Un sourire froid. Un sourire dur. Un sourire qui dit « tu n'es pas des nôtres ». Un sourire qui dit « tu n'as rien à faire ici ». Un sourire qui dit « je te détruirai ».— Père, dit Leandro. Zaira est…— Je sais qui elle est. Je sais ce qu'elle est. Je sais ce qu'elle représente.— Père…— Tais-toi. Je parle.Leandro se tait. Il baisse les yeux. Il serre les poings. Il ravale sa colère. Il ravale sa honte. Il ravale sa doul

  • ENTRE LE PÈRE ET LE FILS    CHAPITRE 22 : LE MONDE DE LEANDRO

    FiorenzaElle m'appelle après le dîner. Elle est en larmes. Elle pleure. Elle sanglote. Elle hoquette. Je l'écoute. Je la console. Je la rassure. Mais je sais. Je sais que ce n'est que le début. Je sais que ce n'est que la première bataille. Je sais que la guerre ne fait que commencer.— Ils m'ont regardée comme si j'étais une moins que rien. Ils m'ont parlé comme si j'étais une idiote. Ils m'ont jugée comme si j'étais une criminelle. Je ne suis pas des leurs, Fiorenza. Je ne serai jamais des leurs. Je ne suis pas digne de lui. Je ne suis pas digne de son monde. Je ne suis pas digne de son amour.— Zaira, écoute-moi. Tu es digne. Tu es digne de tout. Tu es digne de lui. Tu es digne de son monde. Tu es digne de son amour. Ce n'est pas toi qui n'es pas digne. C'est eux qui ne sont pas dignes de toi.— Ils m'ont humiliée.— Ils t'ont testée. Et tu as réussi. Tu as tenu bon. Tu as gardé la tête haute. Tu as souri. Tu as résisté. Tu es forte, Zaira. Tu es courageuse. Tu es une survivante.

  • ENTRE LE PÈRE ET LE FILS    CHAPITRE 21 : LE MONDE DE LEANDRO 2

    ZairaIl m'a invitée à dîner. Chez lui. Dans son penthouse du quartier Parioli. Un dîner en tête-à-tête. Un dîner romantique. Un dîner… officiel. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne sais pas ce qu'il attend. Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais j'ai accepté. Parce que je l'aime. Parce que je lui fais confiance. Parce que je veux découvrir son monde. Même si ce monde me fait peur. Même si ce monde n'est pas le mien. Même si ce monde pourrait me briser.Fiorenza m'a préparée. Mentalement. Psychologiquement. Émotionnellement. Elle m'a dit quoi porter. Quoi dire. Comment me tenir. Comment sourire. Comment répondre. Elle m'a dit d'être moi-même. Mais moi-même, c'est une fille de San Lorenzo. Moi-même, c'est une fille qui n'a rien. Moi-même, c'est une fille qui a peur. Alors je vais faire semblant. Je vais jouer un rôle. Je vais être celle qu'il attend. Celle que son monde attend. Celle que tout le monde attend.Je porte une robe noire. Simple. Élégante. Empruntée à Fiorenza. Des

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