Beranda / Romance / ET SI CASANOVA ÉTAIT UNE FEMME ? / Chapitre 31 – L'Ombre et la Lame

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Chapitre 31 – L'Ombre et la Lame

Penulis: Darkness
last update Tanggal publikasi: 2025-11-26 21:36:24

Giulia

Le silence qui suit nos ébats est lourd de menaces inavouées. La chaleur de Leone contre moi est un rempart trop fragile contre le monde qui attend dehors. Je sens chaque battement de son cœur contre ma joue, un rythme régulier et paisible qui semble défier le chaos que j’ai semé.

— Il ne reculera pas, dis-je, ma voix étouffée par sa peau.

Ses doigts tracent des spirales lentes sur mon dos nu.

— Je ne te demande pas de fuir, Giulia. Je te demande de choisir. Vraiment. Pour la première fo
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    GIULIALe soleil se lève à peine quand on frappe à notre porte.Des hommes du Conseil des Dix. En uniforme. Visages fermés. Ils viennent pour moi.— Signora Ferrelli, vous êtes convoquée devant le tribunal de la Sérénissime pour répondre d'accusations de trahison et d'espionnage.Alessandro se dresse devant moi, nu sous sa robe de chambre.— C'est absurde. Les lettres étaient des faux, tout Venise le sait.— De nouvelles preuves ont été découvertes cette nuit. La signora doit nous suivre.Je pose une main sur le bras d'Alessandro.— Calme-toi. J'y vais.— Pas sans moi.— Tu ne peux pas entrer au tribunal. Tu le sais.Il le sait. Les audiences du Conseil sont secrètes. Personne n'assiste, personne ne témoigne, personne ne défend.Je m'habille

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    GIULIALe lendemain, je n'ai pas été à l'Arsenal.J'ai passé la journée enfermée, à lire, à écrire, à attendre. Attendre quoi ? Un second message ? Une attaque ? Rien n'est venu. Peut-être n'était-ce qu'une plaisanterie cruelle. Peut-être l'homme noir n'était-il qu'un admirateur éconduit cherchant à m'effrayer.La nuit tombe sur Venise. Ce soir, bal chez l'ambassadeur de France. Toute la ville y sera. Je dois y être.Alessandro ajuste sa cravate devant le miroir. Il est nerveux, je le sens. Depuis la terrasse, il me regarde différemment. Avec plus d'intensité. Plus de peur.— Tu es magnifique, dit-il sans se retourner.Je porte une robe d'un vert profond, presque noir, qui épouse mes formes avant de s'évaser en une cascade de satin. Mes épaules sont nues, mes cheveux relev&

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    GIULIALe masque noir ne me quitte pas des yeux.La salle du palazzo flamboie sous les mille bougies des lustres de Murano, et pourtant je sens un froid glisser le long de mon échine, là où le satin cerise de ma robe laisse mes épaules nues. L'air est saturé de rires, de parfums entêtants, du froissement des soies et des brocards. Venise entière est ici, ce soir de carnaval, pour me rendre hommage.Je devrais être heureuse.Je devrais savourer cette apothéose.Au lieu de cela, je cherche cette ombre parmi la foule bigarrée.Il est là, adossé à une colonne de marbre, vêtu de noir des pieds à la tête. Son masque vénitien, noir lui aussi, lisse, sans ornement, cache entièrement son visage. Seuls ses yeux brillent dans l'obscurité. Et ils me transpercent.— Giulia.La voix chaude d'Ale

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