ログインEt si la plus grande séductrice de tous les temps n'était pas un homme, mais une femme ? Dans une société encore dominée par les conventions et les attentes, Giulia Ferrelli, brillante, libre et audacieuse, renverse les codes en collectionnant les conquêtes masculines avec le même art que Casanova en son temps. Entre Venise, Paris et Rome, elle joue de son charme, de son esprit et de son mystère pour s'ouvrir toutes les portes… et tous les cœurs. Mais derrière les jeux de passion et les plaisirs assumés, Giulia cache une quête plus profonde : celle de comprendre ce qu’est vraiment l’amour, au-delà de la domination et de la liberté. Peut-on aimer quand on refuse de s’attacher ? Peut-on être femme et Casanova sans être condamnée par la société ? Une histoire provocante, sensuelle et brillante, qui interroge les rapports de pouvoir, de genre et de désir.
もっと見るIl s'apprête à dire autre chose, mais un bruit étouffé lui parvient de l'étage supérieur. Un cri, peut-être. Un choc. Il se redresse, aux aguets. — On dirait que vos chevaliers servants ont retrouvé ma trace. Plus tôt que prévu. Ils sont plus compétents que je ne le pensais. Il se tourne vers moi, son masque de fer impénétrable. — Nous allons devoir écourter cette entrevue. Mais ne vous inquiétez pas. Nous nous reverrons. Bientôt. Et chaque fois, j'en apprendrai un peu plus sur vous. Chaque fois, je vous pousserai un peu plus loin. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus nulle part où fuir. Jusqu'à ce que vous soyez à genoux devant moi, de votre plein gré. Il s'approche, se penche à mon oreille. Son souffle est chaud contre ma peau, son odeur de cuir et de métal emplit mes narines. — Je veux ce que vous n'avez jamais donné à personne, Giulia. Votre soumission. Votre abando
Giulia La cave sent le salpêtre et la peur. Ma peur, surtout. Une peur viscérale, animale, qui me tord les entrailles et me fait trembler sans que je puisse me contrôler. Mais je ne pleure pas. Je ne supplierai pas. Je ne lui donnerai pas cette satisfaction. Le Marquis Noir est penché au-dessus de moi, sa silhouette immense découpée par la flamme unique de la torche. Son masque de fer luit dans la pénombre, ce masque qui ne laisse voir que ses yeux, deux fentes obscures où danse une lueur malsaine. Il a renvoyé ses hommes. Nous sommes seuls. — Vous ne me demandez pas pourquoi je vous ai enlevée, Giulia ? Sa voix est douce, presque tendre. C'est cette douceur qui me glace plus que tout. La douceur d'un prédateur qui sait qu'il a tout son temps. — Je sais pourquoi. Les documents d'Alessandro. Il rit, un rire bref qui résonne sous la voûte de pierre. — Les documents.
L'interrogatoire dure des heures. Ou des minutes. Je ne sais plus. Le temps n'a plus de sens dans cette cave humide, éclairée par une seule torche qui crépite et fume. Le Marquis Noir ne me frappe pas. Il ne me menace pas directement. Il parle. Il pose des questions. Il écoute mes réponses, ou mon silence, avec la même attention courtoise. Et chaque mot qu'il prononce est une lame qui s'enfonce un peu plus dans ma chair. — Où sont les documents d'Alessandro ? — Je ne sais pas. — Vous mentez. Il vous les a confiés avant de fuir. — Il ne m'a jamais rien confié. Nous ne nous parlions pas. Nous ne nous sommes jamais vraiment parlé. — Allons, Giulia. Ne me prenez pas pour un imbécile. Vous étiez sa femme. Sa légitime. Il vous aimait. Il vous écrivait des lettres, au début, avant que della Rovere ne les intercepte. Je me tais. Le silence est ma seule arme. — S
Giulia Ils viennent la nuit. Je ne les entends pas arriver. Il n'y a pas de bruit de pas dans l'escalier, pas de froissement d'étoffe derrière la porte. Juste une odeur, soudaine, âcre et douce à la fois, qui emplit la chambre comme une fumée invisible. J'ouvre les yeux dans le noir, le cœur déjà affolé, les membres déjà lourds. Lorenzo dort à côté de moi, paisible. Je veux le réveiller, le secouer, mais ma main ne m'obéit plus. Ma bouche s'ouvre sur un cri qui ne sort pas. L'odeur s'épaissit, m'enveloppe, me noie. La dernière chose que je vois avant de sombrer, c'est une silhouette penchée sur moi, un masque de cuir noir, des mains gantées qui me saisissent. Puis plus rien. --- Le réveil est une agonie. La tête lourde, les membres cotonneux, la bouche pâteuse. Je suis allongée sur un sol de pierre, dans une obscurité presque totale. Une lueur tremblotante filtre
GIULIALa gondole glisse sur l'eau noire. Les palais défilent, fantômes de marbre. Le ciel commence à pâlir à l'est, par-dessus l'île de San Giorgio.Lorenzo est immobile à l'avant, longue silhouette sombre. Il ne parle pas
ALESSANDROJe l'attends dans le palais, dévoré par l'angoisse. Quand la porte s'ouvre et qu'elle apparaît, pâle mais droite, je cours vers elle, la prends dans mes bras.— Giulia. Giulia...— Je suis là. Je suis vivan
GiuliaJe soulève une main lourde, molle, et la pose sur sa joue, le force à tourner la tête, à me regarder. Ses yeux sont noyés, vitreux, pleins d’une confusion absolue, d’un étonnement profond. Il a l’
GiuliaLa main sur ma joue ne tremble plus. Elle s’attarde, les doigts traçant une cartographie hésitante de l’os de la pommette, de la courbe de la mâchoire, le long du tendon dans mon cou qui bat au rythme de quelque chose de sauvage et non comptabilisé. Un inventaire tactile, patient, comme s’il






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