MasukAdam referma le dossier devant lui, puis s’adossa à son fauteuil et dit calmement :— Alors… nous allons commencer dès aujourd’hui.Leïla releva la tête rapidement, comme si elle ne s’attendait pas à ce que les choses avancent aussi vite.— Aujourd’hui ?!Il sourit légèrement :— Le succès n’aime pas les retards, Leïla.Elle sentit une étrange excitation parcourir tout son corps.Pour la première fois depuis des années…elle avait l’impression que quelqu’un prenait réellement son rêve au sérieux.Adam ouvrit sa tablette et commença à écrire quelques notes avant de dire :— Dans un moment, nous irons au centre de livraison de l’une des usines de mode.Elle haussa un sourcil avec surprise :— Une usine de mode ?— Oui.Là-bas, tu verras comment fonctionne un véritable système de livraison :comment les commandes sont reçues…comment elles sont triées…comment elles sont envoyées…et comment le temps et la pression sont gérés.Puis il ajouta en la regardant directement :— Si tu veux con
Au dernier étage…Adam était assis dans son vaste bureau, examinant quelques dossiers pendant qu’un employé debout devant lui expliquait un rapport financier.Adam était un jeune homme d’environ vingt-cinq ans…Ses traits étaient calmes mais tranchants.Deux yeux verts glacials derrière lesquels se cachait une intelligence effrayante.Il portait un costume noir luxueux et une montre hors de prix, et sa personnalité dégageait l’autorité d’un homme bien plus âgé que lui.Malgré son immense succès…peu de gens connaissaient sa véritable nature.Et très peu savaient qu’il n’était pas simplement un homme d’affaires ordinaire…mais la façade officielle d’un empire entier dirigé par une femme inconnue que les plus grands investisseurs craignaient.Mira.Ou plutôt…“Sally”.⸻La secrétaire entra et dit :— Monsieur Adam, Mademoiselle Leïla est arrivée.Adam releva la tête :— Leïla ?— Oui, elle a dit que Mademoiselle Mira l’avait envoyée.Son expression changea immédiatement.— Faites-la ent
— Ne me remercie pas… c’est ce qui devait arriver pour que notre mariage paraisse réel aux yeux des gens.En une seule seconde…son sourire disparut.Les yeux qui brillaient encore quelques instants plus tôt de joie perdirent soudain toute leur lumière.Et son visage, qui riait encore il y a quelques secondes, se crispa comme s’il luttait contre les larmes.Elle était venue jusqu’à lui en courant, pleine d’espoir, pensant qu’il commençait enfin à la voir… à voir ses sentiments pour lui, ces sentiments qu’elle-même ne comprenait plus vraiment.Elle attendait un signe de sa part…un geste…n’importe quoi qui pourrait l’aider à comprendre ce qui se passait en elle.Elle qui croyait le détester…sans savoir que parfois, la haine n’est qu’un autre visage de l’amour.Elle rit amèrement et dit :— Alors repose-toi… tout le monde connaîtra la vérité sur notre mariage.Il répondit calmement :— Seulement les familles… pas les autres.Elle sourit avec douleur :— Peu importe… qu’ils sachent.
Les rayons du soleil commencèrent à la déranger, alors elle bougea légèrement dans son lit avant de se réveiller paresseusement.Et comme d’habitude, Omar n’était pas dans la chambre.Elle soupira doucement, puis se leva, se lava le visage et prit rapidement son petit-déjeuner avant de se diriger vers son armoire pour changer de vêtements.Elle choisit une robe rose et noire, avec des talons hauts rose foncé qui mettaient en valeur sa féminité d’une manière élégante et discrète. Elle appliqua un maquillage noir autour de ses yeux bleus, les rendant encore plus captivants et profonds.Elle prit son sac et partit directement chez Meriem.À peine entra-t-elle qu’elle trouva la maison plongée dans un joyeux désordre, chacun occupé à quelque chose.Les filles rangeaient leurs vêtements, les tantes et les femmes de la famille remettaient de l’ordre après la soirée, et Mounira était noyée sous les assiettes dans la cuisine, tandis que les garçons dehors ramassaient les chaises et réorganisai
À peine Leïla entra-t-elle dans la chambre qu’elle se figea sur place.Omar venait juste de sortir de la douche, l’eau dégoulinant encore de ses mèches noires, tandis qu’une simple serviette était nouée autour de sa taille.Le visage de Leïla rougit immédiatement de gêne, et elle baissa rapidement la tête en murmurant intérieurement :« Mon Dieu… »Elle fit semblant de rester calme et se dirigea vers la chaise pour retirer ses talons, tandis que lui observait son trouble en silence… avant de sourire avec une malice évidente.Il savourait énormément la situation.Il s’approcha de l’armoire, prit ses vêtements avec un calme volontaire, puis se plaça juste devant elle et commença à défaire le bord de la serviette comme si elle n’était même pas là.Leïla poussa un petit cri :— Monsieur Omar ! Vous n’êtes pas seul ici !Il leva un sourcil avec une innocence provocante :— Et avec qui suis-je ?Elle releva légèrement la tête et répondit avec nervosité :— Avec moi !Il s’approcha davantage
Tout le monde finit enfin par s’installer à sa place.Meriem et Marouane étaient assis côte à côte sur le grand canapé doré au milieu du salon.La famille de Meriem était à droite, celle de Marouane à gauche, tandis que tout le monde les entourait.Les tantes étaient occupées à parler et rire,quant aux beaux jeunes hommes dispersés dans la pièce… chacun lançait discrètement des regards à une fille différente.Quant à Leïla et Omar…ils étaient assis l’un à côté de l’autre, chacun observant l’autre à sa manière.Les discussions habituelles commencèrent…la politique, le tourisme, l’état du pays, le pétrole, le travail, les prix…Ils étaient même à deux doigts de débattre du futur de la planète entière.Pendant que tout le monde discutait, Meriem se leva pour préparer le café, et Leïla la suivit à la cuisine.⸻Meriem murmura avec malice :— « Tu sais ce que font les Turcs pendant les fiançailles ? »Leïla éclata de rire :— « Non… quoi ? »Meriem s’approcha d’elle et lui expliqua rapi
Omar passa devant son bureau. Il remarqua son sac posé à même le sol et quelques feuilles vierges sous le bureau. Bref, l’endroit était en désordre… mais pas plus que ce matin. Il esquissa un sourire moqueur et se dirigea vers son propre bureau.Juste avant d’y entrer, il la vit déposer ses dossier
À peine furent-ils sortis que Omar mit son bureau sens dessus dessous.Ses yeux rougirent sous l’effet de la colère. Une rage incontrôlable s’empara de lui lorsqu’il les vit quitter l’entreprise en riant, comme s’ils se connaissaient depuis des années.Il déboutonna sa chemise avec nervosité et jet
Une semaine et demie s’était écoulée depuis ce jour-là.L’argent que Saliha avait obtenu en vendant ses bijoux était presque épuisé, et l’état de sa mère ne s’était absolument pas amélioré.Cependant, Leïla avait fait la connaissance de Sami, le jeune homme qui l’avait transportée à la clinique lor
Leïla rentra à la maison, épuisée, vidée de toute énergie. Dès qu’elle entra, elle trouva Saliha en train de nourrir sa mère. Wassila restait silencieuse, comme figée, sans prononcer le moindre mot. Sa mère s’endormit sur le lit, tandis que Leïla et Saliha étendirent des couvertures à même le sol e







