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Rendez-vous improvisé

Author: Audrey sih
last update Huling Na-update: 2025-08-14 20:56:53

Chapitre V

17h23 - Appartement familial

Je fais irruption dans l'appartement comme une tornade, la porte claquant derrière moi. Ma mère lève à peine les yeux du livre qu'elle lit dans le canapé.

"Tu cours le marathon ?" me lance-t-elle sans même lever la tête.

"Presque", je marmonne en me dirigeant droit vers ma chambre.

Une fois à l'abri des regards, je m'effondre contre la porte fermée, le cœur battant à tout rompre. Mon téléphone affiche l'heure en gros chiffres rouges : 17 h 37

23 minutes !

Je dois me préparer pour ... Pourquoi, d'ailleurs ? Un rendez-vous ? Une sortie entre potes ? Une séance de torture psychologique ?

Je secoue la tête et me précipite vers mon armoire. Les vêtements volent dans tous les sens alors que je cherche désespérément quelque chose à me mettre. Pas trop classe pour ne pas avoir l'air de faire des efforts, mais pas trop décontracté non plus pour ne pas ressembler à une loque.

Finalement, je choisis :

- Un jogging noir propre (enfin, propre selon mes standards)

- Un débardeur blanc simple

- Ma veste en jean préférée

- Mes baskets propres (miracle)

Je me précipite dans la salle de bain pour une douche express. L'eau est à peine tiède mais je m'en fiche. Shampooing, déo, un coup de brosse dans les cheveux que je laisse sécher à l'air libre.

17h57

Je jette un dernier regard dans le miroir. Pas mal. Enfin, pas catastrophique.

Ma mère apparaît dans l'encadrement de la porte. "Tu sors ?"

"Ouais, avec... des amis."

Elle hausse un sourcil mais ne pose pas de questions. "Fais attention à toi."

---

18h07 - Quartier abandonné de Saint-Charles

Je m'arrête net devant l'Audi noire garée en double file. Enzo est adossé contre le capot, les bras croisés, un sourire satisfait aux lèvres. Il porte un simple t-shirt blanc et un jean, mais évidemment, il a cette putain d'allure de star qui fait rager.

"T'es en retard", il remarque en consultant sa montre.

Je plisse les yeux. "T'es moche."

Il éclate de rire, un rire franc qui résonne dans la rue déserte. "C'est comme ça que tu salues ton prince charmant ?"

"Prince charmant ?" Je fais mine de vomir. "T'as pris trop deux balles dans la tête."

Il ouvre la portière passager avec une courbette théâtrale. "Après toi, princesse."

Je grimpe dans la voiture en roulant des yeux. L'intérieur sent le cuir neuf et un léger parfum boisé.

Il s'installe au volant et démarre en douceur. Je jette un regard autour de nous. Des bâtiments abandonnés couverts de graffitis, des rues désertes...

"C'est ici que tu m'emmènes ?" Je tourne vers lui un regard sceptique. "En plus d'être moche, t'es radin à ce point ?"

Il sourit sans quitter la route. "Sérieux, tu me trouves moche ?"

Je l'étudie avec exagération - ses traits réguliers, ses yeux verts trop clairs, ses lèvres bien dessinées...

"Oui."

Il rit encore, comme si mes insultes étaient les meilleures choses qu'il ait entendues de la journée. "J'aurais pu t'emmener dans un endroit plus... classe. Mais y'a une certaine Jordan qui a peur des paparazzi."

Je croise les bras. "Ferme ta bouche et roule."

La voiture glisse silencieusement sur la route. Après quelques minutes, il jette un regard de côté.

"Ta tête, ça va maintenant ?"

Je fronce les sourcils. "Quoi ?"

"Le ballon. L'autre jour." Son expression est étrangement sérieuse. "Désolé pour ça."

Je cligne des yeux, surprise par cette soudaine sincérité. "Ah, donc t'es capable de t'excuser ?"

"Quand je merde, oui."

Je soupire, sentant une partie de ma colère s'évaporer. "Voilà, il était temps. Merci de demander. Et oui, monsieur Lacroix, je vais mieux. Sinon je serais pas là à bavarder avec toi comme une débile."

Il sourit, vraiment, sans moquerie cette fois. "Parfait. Alors on va où ?"

Je lève un sourcil. "C'est TOI qui m'as forcée à venir !"

"Ouais, mais c'est TOI qui décides où on mange." Il jette un coup d'œil rapide à ma réaction. "À moins que t'aies peur de choisir..."

Je serre les dents. "T'es un malade."

Il appuie sur l'accélérateur. "Et toi, t'es en train de sourire."

Je claque ma main sur ma bouche.

---

Contre toute attente, il m'a emmenée dans un petit resto italien discret, niché au fond d'une ruelle. Pas de photographes, pas de fans hurlantes - juste une ambiance chaleureuse et une terrasse tranquille.

"Comment t'as trouvé cet endroit ?" je demande en m'asseyant.

Il hausse les épaules. "Quand tu fais du foot pro, tu apprends vite où aller pour éviter les regards."

Le serveur apporte une carafe d'eau et des menus. Il me regarde parcourir le mien avec intensité.

"Tu sais", il commence, jouant avec son verre d'eau, "je voulais juste m'excuser pour cette conne qui t'a envoyé des messages racistes."

Je lève les yeux. "T'as pas à t'excuser pour les connes du monde entier."

"Non, mais..." Il hésite, ce qui est étrange pour quelqu'un d'habituellement si sûr de lui. "Je voulais te montrer que je suis pas comme ça. Que je suis pas juste le gars qui t'a mise dans la merde avec une balle dans la tête."

Je repose mon menu. "Pourquoi ?"

"Pourquoi quoi ?"

"Pourquoi tu t'embêtes ?" Je plonge mon regard dans le sien. "T'as des millions de fans, de filles qui rêveraient d'être à ma place. Pourquoi tu t'accroches comme ça ?"

Il soutient mon regard sans flancher. "Parce que t'es la première personne depuis longtemps à me traiter comme un mec normal. Pas comme une star, pas comme un ticket gagnant. Juste... comme Enzo."

Je reste silencieuse, surprise par cette réponse.

"Et aussi", il ajoute avec un sourire malicieux, "parce que t'es la seule à m'avoir appelé 'attardé scolaire'. Ça m'a fait rire."

Je ne peux m'empêcher de sourire à mon tour. "T'es vraiment bizarre."

"Ouais, je sais."

Le serveur revient pour prendre nos commandes. Il choisit des pâtes, moi une pizza. Quand le serveur s'éloigne, il me regarde sérieusement.

"Alors, on est amis ?"

Je prends une gorgée d'eau, réfléchissant à ma réponse. "On va dire... qu'on est deux personnes qui partagent un repas. On verra pour la suite."

Il sourit, comme si c'était la meilleure réponse possible. "Ça me va."

La lumière tamisée du restaurant italien joue sur les traits d'Enzo tandis qu'il repose sa fourchette après avoir englouti la moitié de ses pâtes carbonara. Son regard curieux se pose sur moi, et j'ai su immédiatement qu'une question embarrassante se prépare à franchir ses lèvres.

"Alors, Jordan..." Il traîne volontairement sur les syllabes de mon prénom. "Je me demandais... Pourquoi ce prénom ?"

Je plisse les yeux, suspicieuse. "Qu'est-ce qui te fait dire ça ?"

"Allons, c'est un peu particulier comme prénom pour une fille, non ?" Un sourire malicieux étire ses lèvres. "Ça explique peut-être pourquoi tu t'habilles toujours en survêt' et baskets. Comme si tu voulais prouver quelque chose."

Ma fourchette claque contre mon assiette de pizza. "Écoute-moi bien, Lacroix. D'abord, je m'habille comme ça parce que c'est pratique, confortable, et que je m'en fous du regard des autres. Ensuite..." Je fais une pause dramatique. "Si tu veux vraiment connaître l'histoire derrière mon prénom, prépare-toi à une leçon de culture foot et d'obstination paternelle."

Je vide mon verre d'eau d'un trait, sentant son regard attentif peser sur moi.

"Mon père - le plus grand fan d'Abedi Pelé que la terre ait porté - avait décidé que son premier enfant porterait le nom de son idole. Peu importe que ledit enfant soit une fille."

Il écarquille les yeux, visiblement amusé. "Attends... Il voulait vraiment t'appeler Abedi ?"

"Abedi Ayew Koné, oui." Je fis une moue théâtrale. "Imagine le carnage dans les cours de récré. Heureusement, ma mère a menacé de divorcer et de retourner en Côte d'Ivoire si mon père s'obstinait."

Je vois les épaules d'Enzo trembler de rire silencieux. "Alors comment êtes-vous arrivés à Jordan ?"

"Compromis familial." Je compte sur mes doigts. "Mon père voulait absolument un hommage à Abedi Pelé, ma mère refusait catégoriquement de m'appeler comme un joueur de foot ghanéen. Solution ? Jordan Ayew, le fils d'Abedi Pelé. Comme ça, on restait dans la lignée footballistique, comme dit mon père."

Il se penche en avant, les coudes sur la table. "Et ta mère a accepté ?"

"À condition que mon deuxième prénom soit Aïssatou, comme ma grand-mère maternelle." Je hausse les épaules. "Résultat : Jordan Aïssatou Koné. Un mélange de traditions ivoiriennes et de passion foot."

Un silence s'installe tandis qu'Enzo digére cette information. Son expression change subtilement, passant de l'amusement à quelque chose de plus... respectueux ?

"Donc en gros," il articule lentement, "toute ta vie, t'as dû te battre contre les préjugés. Un prénom de garçon, une passion typiquement masculine..."

"Et une incapacité totale à porter des talons sans trébucher, oui." Je tente de détendre l'atmosphère, gênée par son regard trop perspicace.

Mais il ne se laisse pas distraire. "C'est pour ça que tu es comme ça."

"Comme quoi ?"

"Têtue. Indépendante. Plus coriace que la moitié des gars de mon équipe." Un sourire joueur illumine son visage. "T'as passé ta vie à prouver que tu mérite ton prénom et ta place sur le terrain."

Je sent une chaleur monter à mes joues. Cette façon qu'il a de voir à travers moi était à la fois exaspérante et... étrangement réconfortante.

"Tu psychanalyses trop, Lacroix. Je suis juste moi."

"Juste toi." Il répéte ces mots comme s'ils avaient un goût particulier. "Une fille qui porte le nom d'une légende du foot et qui pourrait probablement me surpasser au baby-foot."

Je levai un sourcil. "Probablement ?"

Il éclate de rire, ce rire franc et contagieux qui semblait remplir tout l'espace autour de nous. "Bon, d'accord, certainement. Mais ça reste à prouver."

"Tu as un baby-foot ?"

"Bien sûr." Ses yeux pétillent de défi. "Chez moi. Si t'as le courage de venir."

Je le fusille du regard, mais un petit sourire trahit mes véritables sentiments. "T'es vraiment insupportable."

"Je sais." Il prend une gorgée d'eau. "Mais au moins maintenant, je comprends mieux pourquoi t'es aussi... toi."

Le reste du repas se déroule dans une atmosphère étrangement détendue. Nous parlons de foot, bien sûr, mais aussi de nos familles, de nos parcours si différents - lui élevé dans les centres de formation, moi dans les terrains vagues du quartier.

Alors que le serveur apporte les desserts (une tiramisu pour lui, une glace vanille pour moi), Enzo me regarde sérieusement.

"Tu sais, Jordan... Ton père a eu raison."

"De vouloir m'appeler Abedi ?" Je fis une grimace.

"Non." Il sourit. "D'avoir cru en toi. D'avoir su que tu serais une guerrière."

Je détourne les yeux, soudain émue malgré moi. "Arrête de dire des conneries et mange ton dessert."

Mais alors que je plonge ma cuillère dans ma glace, je ne peux m'empêcher de penser que, pour la première fois depuis longtemps, quelqu'un semble vraiment me comprendre.

Et cette personne se trouvait être, contre toute attente, Enzo Lacroix, la star du foot français.

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