MasukNaya a grandi dans les rues animées de Cebu, aux Philippines, élevée par une mère aimante mais sans ressources. Elle a appris la résilience, la débrouille, et la force de rêver malgré la misère. Liora, elle, a toujours vécu dans le faste de la haute société parisienne, entre bals de charité, voyages en jet privé et deals d’affaires. Héritière choyée d’un magnat de la biotech, elle ignore tout de sa sœur jumelle. Leurs chemins se croisent lorsqu’un concours de circonstances amène Naya à travailler sous une fausse identité dans l’entreprise dirigée par leur père biologique. C’est là que toutes deux rencontrent Lysandre Varnier, un entrepreneur magnétique, aussi brillant qu’imprévisible. Lyam tombe d’abord amoureux de Naya, captivé par sa sincérité brute. Mais Liora habituée à obtenir ce qu’elle veut, s’entiche de cet homme qui ne fléchit devant aucun pouvoir. Sans connaître leur lien de sang, les deux femmes entrent dans une spirale de passion, jalousie et rivalité. Mais lorsque la vérité éclate les origines cachées, les mensonges d’un père, et l’amour partagé Naya et Liora devront choisir : s’anéantir pour un homme… ou affronter ensemble la vérité pour mieux se retrouver.
Lihat lebih banyak静かにベルベットの箱に戻す。
《《そっ閉じ》》ってやつ。
カレンダーの裏に書かれたメッセージも折りたたんで、肝油ドロップの缶に入れた。
ガムテープ付きの蓋は……まあ、いいか。
このままにしておこう。
白いビニール袋はもう捨てていいよね。
どうすんのこれ。
とりあえず見なかったことにするべき?
せっかく直径1cm超えなのに。
こんなゴツい台座じゃ、どう考えても着けられない。
肝油ドロップの缶にしまう。
クローゼットの中の、引き出しになっている衣装ケースの一番奥に入れてみた。
どうすんのこれ。
現実逃避に昨日読み終わった漫画でも読んでみる?
それともダイヤの存在全無視して晩ごはんでも作ろうか。
そもそもこれ、どうしておばあちゃんは私にくれたのだろう?
スマホが光った。
母からのLINEだ。
『もらった?』
『ダイヤのこと?』
『そう。おばあちゃんがね、深月にあげたいって話してたの』
『これ、お母さんが貰わなくて良かったの?』
『お母さんが貰ったら、お父さんに取られちゃったかもしれないでしょ』
……否定できない。
3年前に亡くなった父は、宝飾品や株に価値を見出さない人だった。
「現金じゃないなら、そんなの死に金だ!俺に任せてみろ。すぐ倍にしてやる!」
そんなことを平気で言う人だった。
なんで母がこの父と結婚したのかは未だにわからない。
当時お見合いをしたとしか聞いていない。
このダイヤを私が貰うことについて、母と祖母との間で話がついているなら、それでいいや。
母の話によると、黒瀬の祖父は昭和当時、かなりのバブリーだったそうで。
「大きなダイヤが欲しい」と外商さんに話したところ、このダイヤの指輪が出てきたらしい。
当時小学生だった母は、その指輪をこっそり着けて習字教室に行ったり、デパートに行っていたらしい。
怖すぎる。
小学生当時のうちの母、こんなでかいダイヤの指輪つけて出歩くとか。
このサイズだと、そもそも本物だって周りの大人は思わなかったのかもしれない。
ガラス玉に見えたとか。
社会人3年目、一人暮らしのOLのアパートの部屋に、宝石箱なんて無い。
──司《つかさ》にだけは、見られない方がいい。
藤崎《ふじさき》司。
2歳下の、私の彼氏。
最近手癖の悪さが露呈してきた。
ATMで下ろしたはずの一万円札。
2枚あったはず。
絶対にあったはずなのに、司が部屋に泊まって朝起きたら減っていた。
代引きの荷物のために下ろしたはずのお金。
まだ宅急便が来ていないのに減っているのは明らかにおかしい。
先日、司が盗んだことを前提として会話していたら「そりゃ盗《と》ったけど」と自白した。
あれ以来、司をこの家に呼んでいない。
でも問題がひとつ。
司は、この部屋の合鍵を持っている。
だからあのダイヤは、絶対に司に見つかってはいけない。
おばあちゃん、謎の肝油ドロップ缶に入れておいてくれてありがとう。
これなら、衣装ケースの奥深くにあっても、司にはバレないもんね。
自分の家なんだけどな。
何で隠さなきゃいけないんだろう。
家の中に泥棒がいる。
そういうことだ。
何で付き合ってるかって?
わからない。
もうよくわからない。
いなくなったら寂しいから?
「──いや深月。それ、別れた方がいいって」
職場の食堂。
大学からの友達で同僚の高瀬《たかせ》環《たまき》は顔をしかめた。
ダイヤの話をしたわけではない。
「最近一緒に食事するとき、財布すら出さなくなった。毎回私が奢らされてる」ってこぼしただけだった。
「うん、そうだよね……」
私の抱いていた違和感は間違っていなかったか。
第三者から見ても、司の行動はおかしい。
「そうですよ。深月先輩は、もっと大事にしてくれる彼氏の方が似合いますって」
4月入社の新卒ちゃん、小川《おがわ》日菜《ひな》も続いた。
配属されてすぐ、私が教育係に任命された。
まだ私3年目なんだけど。
いいのかな?
教育係なんて引き受けて。
課長に言われたときは少し抵抗があった。
やっと自分の仕事が、少し余裕を持ってできるようになったばかりなのにって。
言いくるめられた感はあった。
でも、日菜ちゃんが慕ってくれているのがわかるから、引き受けて良かったと思っている。
環は環で、商品開発部の人達からよく声を掛けられている。
営業よりも開発を志望していた環は、そのうち商品開発部に異動するんだろうな。
希望はずっと出しているらしい。
環がいなくなったら、私は少し不安だ。
Liora---La réception bat son plein. Les invités rient, boivent, dansent sous les guirlandes lumineuses accrochées aux branches du tilleul. L'atelier de Gabriel a été transformé en salle de fête, les toiles repoussées contre les murs pour laisser place aux tables et aux chaises. Maria danse avec Reynaldo, légère comme une jeune fille. Elara a entraîné Marc dans un rock endiablé. Gabriel et Naya sont assis côte à côte, main dans la main, souriant à tout le monde.Je prends une profonde inspiration, saisis mon verre, tapote dessus avec ma cuillère.— S'il vous plaît. Un peu de silence.Les conversations s'interrompent. Les regards se tournent vers moi.— Je déteste les discours. Ceux qui me connaissent le savent. Pendant quinze ans, j'ai dirigé une entreprise de plusieurs milliers d'employés, et je n'ai jamais prononcé un seul discours. Je déléguais ça à mon directeur de la communication.Quelques rires dans l'assistance. Thierry lève son verre en signe de reconnaissance.— Mais aujour
Naya---C'est la veille du mariage. Dehors, Paris scintille dans la nuit, les fenêtres illuminées dessinant des constellations sur les façades haussmanniennes. L'appartement est silencieux, plongé dans la pénombre. Liora est assise sur le canapé, enroulée dans un plaid. Maria est dans le fauteuil en face d'elle, les pieds nus posés sur la table basse. Et moi, je suis par terre, adossée au canapé, la tête posée contre les genoux de ma sœur.Comme aux Philippines. Comme dans la maison bleue.Gabriel est parti dormir chez Elara et Marc — "la nuit avant le mariage, c'est sacré", a décrété Elara en l'embarquant sans ménagement. Reynaldo ronfle déjà dans la chambre d'amis, épuisé par le décalage horaire et l'émotion du voyage.Nous sommes toutes les trois. Une mère, deux filles. Une famille.— Raconte-nous, dit Liora. Raconte-nous notre enfance. Avant la séparation.Maria sourit, les yeux perdus dans le vague, comme si elle regardait un film que nous ne pouvions pas voir.— Liora, tu es né
NayaTout commence dans la cuisine de Liora, un samedi matin, autour d'un café et d'une pile de catalogues de mariage.— Alors, dit Liora en ouvrant un cahier parfaitement organisé avec des onglets de couleur. J'ai préparé une liste.— Une liste ?— Des choses à faire. Le lieu, le traiteur, les fleurs, la musique, la robe, les invitations—— Liora. On veut quelque chose de simple.— Simple ? C'est ton mariage, Naya. Le seul que tu auras. Il faut que ce soit parfait.— Parfait, oui. Mais pas grandiose. Pas comme ces mariages de la haute société qu'Isabelle organisait.Liora marque une pause, son stylo suspendu au-dessus du cahier.— D'accord. Simple. Définis simple.— Un jardin. Des fleurs. Nos amis, notre famille. Pas de paillettes, pas de chandeliers en cristal, pas de pièce montée de trois mètres de haut.— Et pour la robe ?— Une robe blanche. Simple aussi. Pas de traîne de dix mètres, pas de dentelle importée de Calais.Liora soupire, referme son cahier.— Tu es sûre ? Parce que m
GabrielJe ne sais pas à quoi je m'attendais.Peut-être à un rival hostile, à un ancien amant jaloux, à un homme brisé qui chercherait à reconquérir ce qu'il a perdu. Mais l'homme qui entre dans l'atelier ce samedi après-midi ne ressemble à rien de tout ça.Il est grand, les cheveux un peu longs, une barbe de quelques jours qui lui donne l'air d'un voyageur. Ses yeux sont calmes, paisibles. Il regarde les toiles accrochées aux murs avec une curiosité sincère, et quand il me tend la main, sa poignée est franche, sans calcul.— Lyam, dit-il.— Gabriel.— Merci d'avoir accepté. Naya m'a dit que tu n'étais pas obligé.— Je sais. Mais j'avais envie. Curiosité d'artiste.Il sourit, et ce sourire n'a rien de forcé. Il parcourt l'atelier, s'arrête devant une toile, puis une autre. Il connaît la peinture, ça se voit à sa façon de regarder les couleurs, les textures, les mouvements.— C'est toi qui as fait ça ? demande-t-il en désignant le portrait de Naya, Liora et Maria.— Oui. C'est un cadea
NayaMon premier jour.Le siège de Varnier-Berthelot est une tour de verre qui se reflète dans la Seine, comme une épée de cristal plantée dans le ciel parisien. Dans le hall d’entrée, un atrium de plusieurs étages, des plantes tropicales touffues côtoient des sculptures métalliques abstraites. L’a
NayaL'aéroport de Cebu était un monde de bruit et de lumières crues, un chaos chaud où je me sentais invisible. Mais ici, à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, je suis un caillou dans une machine bien huilée. Tout est immense, froid, et bruisse de langues que je reconnais à peine. Les haut-parl
NayaJe suis assise dans le cybercafé bruyant, le seul collier présentable de Mama autour du cou. À l’écran, le visage d’une femme d’une cinquantaine d’années, sévère, apparaît. L’entretien est bref, technique. Des questions sur la gestion de planning, les logiciels. Je mens avec la fluidité de cel
NayaLa pluie sur Cebu a une odeur particulière. Un mélange d’asphalte chaud, de sel et de poisson séché. Elle tambourine sur le toit de tôle, une musique familière qui berce mes insomnies. À côté de moi, Mama Aling ronfle doucement, épuisée par sa journée de lessive. Je compte mentalement les bill












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