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Chapitre 6 : Hum, comme c’est bon !

Penulis: Déesse
last update Terakhir Diperbarui: 2025-10-23 03:51:18

Tara

Le mariage vient d’être célébré. Tout s’est déroulé exactement comme je l’espérais. J’ai même réussi à voler un baiser aux deux maris de ma sœur , ils ont été surpris par ma fougue. Leurs lèvres sont charnues, fermes… hum, elle va se régaler. Je les ai regardés tandis que mon propre mari déposait un baiser chaste sur la tête de ma sœur. Il n’est pas heureux de ce mariage : il évite tout contact. Visiblement, il faudra passer au plan B. Mais j’attendrai jusqu’au dernier moment ; si la vue de son beau corps n’adoucit pas son aversion pour moi, j’aurai d’autres méthodes.

Toute la journée, on a dansé, joué, mangé. J’ai tenté plusieurs fois d’initier une danse avec lui, en vain. Je comprends mieux pourquoi papa m’a souhaité « bonne chance ». Je ne me considère pas vaincue pour autant.

Ce soir, comme partout ailleurs, les parents nous poussent à « consommer » le mariage. Après la nuit des noces, certains choisissent de rester, d’autres partent en lune de miel à l’étranger. Ici, la tradition veut qu’on reste une semaine, puis que chacun rentre dans sa famille , sauf décision contraire.

On entre dans la suite nuptiale. Ma mère ferme la porte à l’extérieur : ils font ça pour tous les mariés , demain matin, ils viendront ouvrir. Je me tourne vers lui, mais il me snobe et file dans le dressing pour se changer. J’ai besoin d’aide pour ôter ma robe ; je le suis.

— Mike, tu peux m’aider avec ma robe ?  

— Non.

Ce non catégorique me fige. Si je ne peux pas changer, il ne verra jamais mon corps. Je m’adoucit, je supplie presque.

— S’il te plaît, j’ai besoin de ton aide.

Il me lance un regard hostile, mais finit par céder. Je lui tourne le dos pour qu’il déboutonne la fermeture. Je sens son souffle chaud dans ma nuque ; je frissonne. Il déboutonne jusqu’à la taille : dessous, lingerie fine. Sa voix est rauque :

— J’ai terminé.

Me désire‑t‑il autant que je le désire ? Je me retourne et fais semblant de trébucher. Il me rattrape ; nous sommes si proches que nos lèvres se frôlent. Au moment où j’avance pour l’embrasser, il recule. Merde. Je reprends ma robe, l’enlève, il finit de se déshabiller et entre sous la douche. Un instant, j’envisage de le rejoindre, mais j’ai un plan. J’attends.

Il sort de la douche. Je prends à mon tour ma douche, puis sors enveloppée d’une serviette, l’autre enroulée sur les cheveux. Il est déjà au lit, absorbé par son portable. Je m’assois de l’autre côté, m’essuie, puis laisse tomber la serviette pour en prendre une autre et lui tendre la première.

— S’il te plaît, peux‑tu m’essuyer le dos ? je dis sans le regarder.

Je lui tourne le dos et le laisse admirer la courbe de mes épaules. Il prend la serviette et commence à masser mon dos lentement. Je lui tends la pommade ; je devine, au mouvement sous sa culotte, qu’il est tendu. Il boude :

— J’en ai assez. Je ne suis pas ton homme à tout faire. Je veux me reposer.

— C’est le dernier service que je te demande, murmuré‑je.

Il prend la pommade et commence à me l’appliquer. Sa paume est étonnamment douce pour un homme de sa carrure. Je ferme les yeux et me laisse bercer par ce contact volé. Il continue, concentré sur ma peau, comme obses­sionné.

Puis, doucement, je me tourne vers lui. Il stoppe net le mouvement. En me retournant, ma poitrine se retrouve à portée de sa main. Il lui suffirait d’un geste. Sans lui laisser le temps de réfléchir, je me jette sur ses lèvres. Au début il reste figé, puis il répond à mon baiser avec une fougue inattendue. Hum, comme c’est bon ! Je me hisse en califourchon… il me repousse.

Je sens une tempête d’émotions : désir, frustration, puissance et défi. Ce baiser a réveillé quelque chose en lui, et en moi. La nuit ne fait que commencer et je compte bien la transformer en victoire.

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